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 [NIGHT WITCHES] Séance 2: Engels, les hommes et la mort.

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Felondra
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MessageSujet: [NIGHT WITCHES] Séance 2: Engels, les hommes et la mort.   Lun 13 Mar 2017 - 13:10

Les personages:

L'aspirant Lieutenant Yekatarina "Katya" Trouchina, faucon misanthrope, pilote en chef de la section 2-B. Elle vient de Sebastopol et écrit à Valya, sa soeur.
Elle parait douce, rieuse, ce qui fait qu'on la prend souvent pour une petite madame et pas souvent au sérieux. Mais sous ces dehors "innocents", elle cache l'envie de voler de ses propres ailes. Abusée par son père dans sa jeunesse, elle s'est toujours construite contre toute figure paternelle et en volonté de pouvoir. Lui n'avait pas été inquiété parce qu'il occupe une haute place dans le Parti.
Elle a eu des cours d'aviation privée, a fait un premier chemin dans la 51ème armée d'infanterie avant de postuler pour le 588ème quand elle a entendu que le major Raskova le formait.
* Si elle est aspirant Lieutenant, c'est parce qu'elle a su se faire bien voir de son capitaine d'unité dans l'infanterie, mais pas jusqu'à coucher avec lui. Elle n'avait pas de sentiments pour lui, c'était vraiment pour la promotion. Et lui paraissait avoir besoin de quelqu'un de tendre.
* Dans le régiment, c'est Alexandra "Sacha" Unvarova qui lui inspire le plus grand sentiment. Un sentiment mêlé de jalousie et de compétition; Katya veut être en charge des choses. Donc la première qui doit tomber pour qu'elle prenne sa place, c'est son chef d'escadron.

Le Sergent Galina "Galia" Lyubaschevskaya, pigeon protectrice, navigatrice de la section 2-B. Elle vient de Moscou, était à l'université de Chimie quand elle a entendu qu'on cherchait des aviatrices pour lutter contre l'avancée des fascistes. Elle écrit aux jumeaux Yeleshev, des camarades de promotion.
Elle vient donc d'une classe plutôt "aisée". On la décrit souvent comme gentille, douce. Si elle est là, c'est pour défendre cette grande famille qu'est pour elle l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques.
* Elle a menti sur son formulaire d'inscription à l'armée. On la renvoyait sans cesse d'un bureau à l'autre alors elle a fini par dire qu'elle avait l'approbation du Camarade Gorskoïevski, une huile du Parti. On l'a noté sur son formulaire et laissé s'engager.
* Elle voit régulièrement un navigateur du 218ème Régiment de bombardement de nuit (entièrement masculin), Vladimir "Vova" Zulov. Ils sympathisent, il lui donne des trucs de navigation. De là à dire qu'ils flirtent...

Sergent Boris/Sofia "Sonya" Alexandrov/a, moineau rêveur, pilote de la section 2-B. C'est un homme se faisant passer pour une femme (le moineau a cette possibilité dans son playbook). Il vient de Verkoyansk (Sibérie) et écrit à "son frère" (en fait à lui-même).
Fils de paysan, trop féminin au goût de son père, trop frêle pour travailler efficacement la terre, il finit par fuguer. Dans une URSS qui renforce les images d'hyper-virilité, il se sent incapable de remplir ce rôle et se questionne beaucoup sur son identité de genre.
* La dernière fois que des aviateurs l'ont sifflé sur le tarmac d'Engels, il a souri sans se retourner. Il se fond bien dans le décor et, même, plait comme femme. Agréable.
* Il a une dette envers Serguey "Seryozha" Schchepkin, un gars de son village qui est maintenant au département d'approvisionnement de la 4ème armée de l'air. Il l'a vu, l'a reconnu, et ne l'a pas dénoncé.

Sergent Svetlana "Svieta" Sinitsina, hibou fanatique, navigatrice de la section 2-B. Elle vient de Novgorod (nord-ouest de la Russie), écrit à son "éditeur".
Svieta est la fille d'un responsable politique à Novgorod et d'une aristocrate de la petite noblesse parvenue à échapper aux "nettoyages" post-révolution par un mariage bien placé.
* L'état lui a pris sa sérénité de petite fille, en lui faisant bien comprendre ce qu'il attendait d'elle une fois adulte : qu'elle serve l'URSS, avec détermination.
* Les Allemands lui ont pris une partie de sa famille, qui habitait en Ukraine et n'a pas eu le temps de fuir l'avancée fasciste en 1941. Depuis six mois, on n'a plus de nouvelles d'eux.

Sergent Valentina "Valya" Malinovskaya, corbeau aventurière, pilote. Elle vient de Moscou, écrit à Père et Mère.
Pas plus d'information pour le moment.

Introduction - Engels, octobre 1941 - Janvier 1942

En cette fin d'année 1941, des centaines de femmes convergent vers le centre de formation d'Engels, de l'autre côté de la Volga par rapport à Saratov, grande ville du Sud de la Russie. Elles sont arrivées en wagons à bestiau, sans pause, s'aidant pour leurs besoins naturels et le reste.
Arrivées sur place, on leur a donné des uniformes d'hommes, y compris des bottes taille 41. Pas de soutien-gorge, pas de matériel pour l'hygiène intime. Certaines avaient pris avec elles, tant pis pour les autres.

Sur place, elles furent accueillies par une visite médicale, notamment pour les poux et la galle, et les longs cheveux furent coupés, laissant des visages de garçons dans le miroir - la plupart avaient toujours eu les cheveux longs. Leurs baraquements, un ancien hangar aménagé, laissaient passé le vent, le froid et la pluie. Ceux des hommes d'autres régiments partageant le terrain étaient... de vrais baraquements.
A toute heure du jour ou de la nuit, des avions vrombissent, sifflent et crachotent. Engels est une ruche.

Pour le moment, le 587ème régiment de bombardement de jour et le 588ème régiment de bombardement de nuit attendent leurs avions et volent sur des Polikarpov "U-2" en attendant.


Elles espèrent avoir de bons appareils, le 586ème de chasse vole déjà sur des Yak-1, des avions performants même si ils ne sont plus de première jeunesse.



Réponses aux questions d'Engels.

1) Qui est arrivé à Engels en ayant déjà le mal du pays ?
Elizaveta "Liza" Petrova, une lieutenant du 2-B (l'unité des PJ).
Sonya, de retour de mission, va faire une sieste et trouve Liza pleurant, un papier à la main qu'elle cache dès qu'elle voit Sonya entrer. Un peu gênée, Sonya lui demande si ça va. Liza finit par sortir un numéro de "La parole et le Fusil", une publication clandestine de certains officiers de l'armée qui tente de donner un état réel du front – la propagande livrant des informations très partielles aux soldats. Evidemment, c'est absolument interdit.
D'après le journal, les Allemands sont à portée d'artillerie de la Place Rouge. La famille de Liza étant à Moscou, elle craint pour eux.
Sonya l'écoute, prend le temps. Des liens se créent.

2) Qui parmi les PJ s'est faite remarquée du Major Raskova tout de suite, et pourquoi?
Svieta, pour son attitude engagée et volontaire.

3) Que faites-vous par rapport aux actes de sabotage mineur que subissent vos avions?
Galya part en exercice de bombardement sur cible – elle doit larguer des blocs de béton dans un panier de rondins de 10 mètres sur 10, dans les bois tout proches. Alors qu'elle approche de son avion, elle voit que du fil de fer a été enroulé autour de l'hélice. C'est pas du tout la première fois que ça arrive : des carottes dans les fûts de mitrailleuse, de la terre séchée qui bloque une des roues, ce genre de choses est courant. Ca sent une sorte de bizutage. Les soupçons se portent naturellement sur le 218ème régiment de bombardement nocturne, les "frères" du 588ème, qui sont hautains au possible depuis l'arrivée à Engels. Ils ont un meilleur équipement, la priorité à l'entrainement. Même au nouvel an, on a interdit aux filles de se rendre dans la salle des festivités pour empêcher la mixité. Elles ont dû faire la fête dans le couloir !
Galya ne se laisse pas démonter. Elle défait le fil de fer et le transforme en étoile. Satisfaite, elle monte dans son "Flocon de Fer" fraichement baptisé !
De leur côté, Sonya et Katia partent pour un exercice de bombardement du même type et bombardent la mauvaise cible sans s'en rendre compte.
Alors qu'elles sont de retour dans la cantine des femmes et discutent avec les filles du 2-B, deux gars débarquent et les engueulent. Que ces ménagères ne volent pas si elles n'en sont pas capables ! Ils se sont fait remonter les bretelles pour avoir tricher : leur cible était déjà bombardée avant qu'ils n'arrivent, leur supérieur croit qu'ils ont foutu du béton dedans à la main avant qu'ils ne montent en avion pour être sûrs de "toucher". C'est la faute des greluches du 588ème !
Ils sont tous deux sergents. Bombant son torse d'aspirant lieutenant, Katia les remballe. Elle leur demande leur nom. Celui qui a parlé  s'appelle Boris Kusnetsov. Il est du 1-A du 218ème. Les deux sergents partent en bougonnant qu'elles fassent gaffe la prochaine fois qu'elles prendront leur avion.
Les filles décident d'organiser des rondes pour empêcher les gars du 218ème de continuer leur manège.

4) Dessiner Engels et ses alentours.
... Razz

5) Qu'est-ce qui fait que ce si difficile de décoller de l'aéroport secondaire de Tambov, situé dans une clairière de la forêt toute proche et servant aux exercices sur cible ?
La piste est très courte. Pas le droit de se planter au décollage ni à l'atterrissage.


Mi-février 1942, première mission en condition: La ferme de Bogoslavka.

Aujourd'hui, c'est le premier test hors de Tambov: un faux bombardement d'une ferme en ruines près de Bogoslavka, à quelques kilomètres au Sud. Deux avions du 218ème, des chasseurs-bombardiers, les accompagneront. Evidemment, dans l'un d'eux se trouvent les deux sergents qui sont venus leur chercher des noises et crânent pendant le briefing.

Dans l'avion de tête (le Flocon de fer) se trouvent Katya et Galia. Il mènera l'approche.
Dans le deuxième avion (le Spartacus), se trouvent Sonia et Svieta. Il mènera l'attaque.
Les deux PnJ de la section (Liza et Lyudmila "Lyuda" Yusupova) sont dans le troisième avion, qui n'a pas encore de surnom et est mis en soutient du Flocon de Fer.

Galia fait une approche conforme en tout point au manuel.

Elles arrivent en vue de la ferme. Les chasseurs-bombardiers d'escorte, qui agissaient en tête brûlée jusque là (tours et détours, passages dangereusement près des avions du 588ème, etc.) disparaissent derrière elles dans les nuages. Le Flocon de fer se met en soutien, le Spartacus passe à l'attaque... et tout déraille.
Face à eux, deux unités de DCA russes qui se trouvent juste à portée de la ferme les pilônent dès qu'elles approchent, malgré qu'elles battent des ailes comme convenu pour signaler qu'il s'agit d'amis et pas d'Allemands. Le Spartacus tente une fois, deux fois, trois fois, rien n'y fait. Finalement, elle tente le tout pour le tout et mène l'unité en rase-mottes, pour se mettre hors d'atteinte de la DCA. Au dernier moment, elle largue ses "bombes" de ciment au but, mais redresse trop tard: le train d'atterrissage des trois U-2 se brise net en heurtant le haut de la ruine.

Le retour à la base est tendu. Chacune voit chez les autres que les trains d'atterrissage ont sauté. Comment arriver à se poser dans ces conditions?
Ils arrivent, s'alignent, descendent. Le premier à tenter de se poser est le Flocon de fer. Mais Liza et Lyuda lui passent devant, elles n'ont pas dû voir la procédure d'approche. En tentant d'éviter le Flocon de fer, elles déséquilibrent l'avion; une aile racle le sol, se défait. L'avion part en tonneau et s'enflamme.
C'est à ce moment qu'arrive le Flocon de fer, qui a continué son approche. Katia parvient à le poser mais non sans dommage - elle se cogne la tête dans la verrière et surtout, l'avion entre dans la foule de ceux qui allaient à l'aide de l'avion de Liza et Lyuda en feu.

Arrive enfin le Spartacus, qui se pose à merveille. Avant que quiconque ait le temps de dire quoi que ce soit, Svieta repère une réserve d'eau pas loin et, de quelques phrases efficaces, dirige les équipages au sol pour aider l'équipage en péril. Valentina Zavorokhina, la représentante du Politruk tentait de coordonner les secours et se fait couper la chique par Svieta.

Fin de scène.

Dernière scène, entretien informel auprès de Valentina Zavorokhina, du NKVD. Sont présentes Katya, la meneuse de la section, un oeuf sur le front et les yeux un peu dans le vague, Svieta et Galia. Les autres sont à l'infirmerie.
Le visage d'habitude rieur de Zavorokhina est fermé, dur. Ses mains sont crispées sur sa chaise. Elle enchaine les questions: déroulement des événements? Pourquoi ne pas avoir abandonné la mission en voyant que la DCA ne comprenait pas le signal convenu? Et cette... manoeuvre qui n'est pas digne d'être appelée atterrissage? Pourquoi si proche les unes des autres?

Katya, de son mieux, répond à chaque question, évoque la conduite des pilotes du 218ème, l'importance de réussir cette première mission "en condition" coûte que coûte, le harcèlement subi par les équipes du 588ème au retour. Les trains ayant sauté, elles ont fait de leur mieux au retour. Elles n'ont pas encore été formées à l'atterrissage d'urgence.
Les autres écoutent, relancent un peu mais laissent Katya mener. Elle manipule doucement la réalité pour charger davantage l'escorte du 218ème. Ca a l'air de passer. Avant de les laisser partir, elle note le nom des officiers du 218ème. Elle vérifiera leur version des faits.


Dernière édition par Felondra le Dim 19 Mar 2017 - 10:46, édité 2 fois
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KamiSeiTo
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MessageSujet: Re: [NIGHT WITCHES] Séance 2: Engels, les hommes et la mort.   Lun 13 Mar 2017 - 13:40

Excellent résumé, merci ! ^^
C'est marrant les avions du 218è, j'imaginais des trucs plus proches du F-16. C'est cool de voir à quoi ça ressemble ! ^^

Pour la petite précision, je n'ai pas contrefait une approbation... du moins pas à l'écrit. Ça n'est qu'à l'oral que j'ai dit que c'est le Camarade Gorskoïevski qui a dit que je pouvais m'enrôler sans problème, j'avais juste à venir me présenter à cet endroit (chose qui a sans doute été écrite sur mon formulaire d'inscription... mais pas par moi ^^).

Et je suis quasiment sûr que ce n'est pas "moi" Galya qui me suis trompé de cible, mais une des autres persos. Je ne sais plus qui par contre.

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MessageSujet: Re: [NIGHT WITCHES] Séance 2: Engels, les hommes et la mort.   Lun 13 Mar 2017 - 14:05

merci pour le résumé! Smile

En effet, quelques confusions dans les noms.
C'est Sonya (et Katya) qui se sont trompés de cibles, puis c'est Katya qui a remballé les p'tits sergents.

Par ailleurs, par rapport à ma promotion et relation avec le cpt: je l'ai séduit et ai servi de réconfort, mais je n'ai pas eu à coucher avec lui. Je n'avais en effet pas de sentiments pour lui, mais lui en avait bien (amant délaissé possible).
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Ledo
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MessageSujet: Re: [NIGHT WITCHES] Séance 2: Engels, les hommes et la mort.   Sam 18 Mar 2017 - 18:21

Dorogoy Valya,

Que de choses se sont passées depuis ma dernière lettre ! J’espère que tu te portes bien, et que tu aides bien maman.

Par où commencer ? Tu semblais t’intéresser à certaines de mes camarades lors de ta dernière lettre. J’inclurai donc aussi de leurs nouvelles.

Suite à notre atterrissage… imparfait de notre dernière mission, toute la section a dû passer quelques jours à l’infirmerie – où Sonya a passé beaucoup de temps avec Lisa, ces deux-là sont toujours fourrées ensemble !

A notre sortie de l’infirmerie, on a découvert qu’on avait une réputation ! Le 2B, il finit ses missions, coûte que coûte ! On va leur montrer ce que nous, les femmes, on sait faire !

Pour essayer d’en savoir plus sur les actes de sabotage problèmes avec nos avions, je me suis liée d’amitié avec le Lieutenant Fedya Isayev, du 218e. Après une dizaine de jours de ronds de jambes, il m’a enfin admis que Boris Kutnetsov et ses gars étaient probablement impliqués. A peine ai-je eu le temps de le remercier qu’il m’embrassa comme un goujat ! Tu imagines ? Les hommes se croient toujours tout permis ! Juste parce que je lui touche la main ! Après ça, il m’a insultée et humiliée au milieu du mess… Je le déteste ! Et évidemment, tout le monde prend son parti…

De son côté, Galya a essayé de sensibiliser le staff de l’aérodrome sur l’importance de préserver, protéger et entretenir le matériel de l’armée rouge. De ce que j’ai entendu, la Camarade Lieutenant Politruk Sheremetova l’a surprise sur le fait, et lui a passé un savon pour sous-entendre qu’elle sait mieux que les autres parce qu’elle vient d’une université de Moscou. Galya n’en a pas démordu pendant quatre jours, et est restée à briquer son avion - à tel point que c’en est devenu son amant ! On l’a baptisé « le petit chimiste » ! Elle a aussi passé beaucoup de temps avec la mécano, camarade Ira.

L’attitude de Svyeta était beaucoup plus étrange. Après l’infirmerie, elle eut un entretien avec le NKVD, mais elle n’en est pas ressortie aussi morose que les autres. Après, je l’ai souvent vue se balader un peu partout dans la base, sans but ni raison visible. Le crash a dû la marquer plus que nous. Je ne sais pas non plus ce qui s’est passé le 7 mars, mais après coup la relation entre Svyeta et Lisa, parfois tendue, s’est beaucoup améliorée !

Le 8 mars, c’était la fête de la femme ! On a eu tout le mess pour nous, les hommes étaient dehors ! Tout le monde était bien habillé, Lyuda en particulier était très jolie ! Être au loin de toi et ne pas pouvoir combattre les fritz m’a donné un coup de blues, mais Galya m’a remonté le moral ! Je me demande parfois ce que je ferais sans elle, c’est une vraie camarade ! Bien entendu, Lisa et Sonya ont passé la soirée ensemble. De notre côté, on a dansé le reste de la soirée avec la section 2A – ça nous laissera un souvenir à chérir… Mais je m’avance…

Le 10 mars, on a été convoqué pour le briefing de notre prochaine grosse mission. Et là, à côté des cartes, Camarade Raskova elle-même !!! La voir si proche, j’étais si excitée ! Qu’elle prestance elle a, tu ne peux t’imaginer !

Tout l’escadron partit en mission, et notre section devait détruite un pont sur une rivière. Galya et moi ouvrirent la route à bord du Petit Chimiste. Comme toujours, Galya ne fit pas d’erreurs, et trouva la cible malgré les nuages. Sonya et son Spartiate mena l’assaut. Elle fit mouche, mais le pont ne fut pas complètement détruit. Je suivi, et terminai de détruire le pont. Après ça, on rentra sans problèmes au bercail, malgré la pluie torrentielle qui nous surprend à mi-chemin. Tu vois bien que je ne cours aucun danger ! Ne t’inquiète donc pas tant pour moi.

Après la mission, Sonya subit un interrogatoire de la Camarade Capitaine Lobodeva, mais elle fut bien entendu lavée de tout soupçon. Elle avait atteint sa cible parfaitement ! Et c’est la seule à avoir ramené son avion lors de notre dernière mission…

En sortant, je suis tombé sur Grisha. Tu te rappelles, le Capitaine qui s’était épris de moi quand j’étais au 51e d’infanterie ? Lui et son équipe ont été témoin d’un accident ! Deux avions s’étaient écrasés, et il n’y avait pas de survivants ! Valya chérie, c’était Lidia, Nadia et les filles du 2A ! Mon dieu, dans quel état cela m’a mis !

La suite de événements est un peu floue, je crois qu’on a été faire rapport à la Camarade Major Bershanskaya. La seule chose que je me rappelle, c’est la Camarade Major me demandant de ne pas allumer les hommes. Je te jure ! Quel rapport avec la situation, et d’où ça sort ? Typique ! Les hommes font tout ce qu’ils veulent, et c’est nous qui nous prenons les baffes… Sous le coup de l’émotion, il est possible que je me sois un peu importée… Je sais, je sais, je devrais apprendre à garder mon sang-froid, comme un vraie dame… J’essaye, je te le promets !

Le lendemain, c’était la cérémonie d’adieux.

Les cercueils furent emmenés à l’aéroport, où un Pe2 ramèneraient les corps à leurs familles… Je te dis pas l’émotion, tout le monde était en larmes… C’est à ce moment-là que le dernier avion du 2A avec la Camarade Lieutenant Unvarova arriva, inconscient de la situation. Unvarova s’écroula sous le choc, et Galya et d’autres filles allèrent la réconforter du mieux qu’elles purent.

Les hommes regardaient de loin. Je ne sais pas ce qu’ils pensaient – probablement des pensées lubriques, les connaissant. Svyeta alla leur parler, mais les hommes du 218e, Kutnetsov et Isayev en tête, l’insultèrent et la poussèrent. La situation s’envenima vite quand d’autres filles vinrent à la rescousse.

Inutile de te dire que le NKVD n’était pas très content de la situation, et que toute la faute fut mise sur le 2B… Typique ! Après ça, c’est clair, c’était la guerre avec le 218e !

L’aspect positif, c’est que ça a beaucoup resserré les liens entre les filles. Je n’avais pas encore beaucoup eu l’occasion de parler à Svyeta, mais elle m’a beaucoup aidé à gérer les tâches administratives liées à ma position d’Aspirante Lieutenant, tant et si bien que j’en ai fait ma seconde !

Le 5 avril, c’était notre examen final ! Je peux pas te dire à quel point on était toutes excitées ! Si on réussissait celui-là, c’en était finit d’Engels et de la formation, on allait aller casser du bosch pour de bon ! C’est sans doute à cause de ça que Sonya a fait des mauvais rêves, où elle a vu Galya être durement blessée durant la mission. Je comprends que Sonya était nerveuse, mais ça a vraiment mis un coup de barre à Galya !

Pour le briefing de la mission, le Camarade Major Popov et ses gars du 218e nous rejoignirent. On allait bombarder des munitions et des canons anti-tanks, et le 218e nous couvrirait. On allait leur montrer de quoi on était capable !

Galya, toujours au grand cœur, essaya d’enterrer la hache de guerre avec Isayev, mais c’est un homme. Il la remballe, insultes en prime. Tu aurais dû voir la tête de Galya ! Je croyais qu’elle allait exploser ! Je suis parvenue à l’éloigner, et on a pu commencer la mission sans autre problèmes.

Ce fut au tour de Svyeta de montrer la route de façon exemplaire, et de mener la section vers nos cibles : des canons allemands placés sur des collines !
Sonya mena l’attaque, et sa bombe prit le canon de plein fouet. Ce fut un vrai feu d’artifice ! Probablement qu’il y avait des obus dans le canon, ce qui causa une déflagration bien plus importante, qui envoya des shrapnels hauts et loin. Le moteur de Sonya fut atteint, et commença à fumer dangereusement ! J’ai eu un haut le cœur ! Après les filles du 2A, je ne pouvais pas les perdre elles ! J’ai fait de mon mieux pour attirer et éviter les tirs de DCA des fascistes, et nous avons toutes pu nous replier sans autres dommages.

Sonya parvint à se poser tant bien que mal, mais la fumée l’empêcha de bien estimer les distances. Elle risquait de rentrer dans un arbre à la fin de la piste ! Galya eut une idée de « génie » et mena son propre avion dans celui de Sonya pour l’arrêter à temps… L’impact détruisit le Spartiate de Sonya et blessa grièvement Galya et Lisa…

Je te jure, Galya a toujours de bonnes intentions, mais quelles idées elle a parfois ! En sortant de son avion, elle s’est écroulée, inconsciente...
Je t’écris ces mots de l’infirmerie. Le docteur vient nous confirmer qu’elle s’en sortira ! L’armée rouge a encore besoin de ses services ! Ceci étant fait, nous allons maintenant au debriefing…

J’ai hâte de pouvoir t’écrire bientôt !

Ta sœur qui t’aime,

Katya

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MessageSujet: Re: [NIGHT WITCHES] Séance 2: Engels, les hommes et la mort.   Lun 17 Avr 2017 - 17:13

Lettre au feu n° 11
.
Hôpital militaire de Rostov,
Le 02 Juin 1942


Cher père, chère mère,
J’écris cette lettre depuis l’hôpital militaire, mais je ne suis pas inquiète ; les médecins ont dit que j’étais hors de danger, quelques semaines de repos et il n’y paraîtra rien.
Vous devez vous demander comment j’ai fini à l’hôpital, je vais reprendre depuis le début. Je reprends depuis mon dernier séjour à l’hôpital ; oui père ta fille est toujours aussi imprudente, rien n’a vraiment changé depuis le temps où j’escaladais la bibliothèque du salon ou faisais la course en vélo.
À l’hôpital encore, donc, où j’y ai croisé Vov le camarade sergent Zulov, il m’a dit qu’il était venu rendre visite à un camarade de son régiment, le fameux Kustnetzov dont je vous ai déjà parlé. Ils vont aller à Trud Gornyaka aussi, comme nous ! Quel hasard.
Je ne sais pas trop ce qu’ont fait mes camarades de section durant mon hospitalisation, Svieta a évoqué une lettre et Katya a plaisanté en disant qu’elle écrivait sans doute au "NKVD du NKVD", on s’est amusées à imaginer ce qu’elle écrirait, comme les succès de notre section sont brillants et comme ils le seraient encore plus si ces histoires de sabotages étaient prises au sérieux et traitées efficacement ! Comme nous n’avons pas vu de changement spectaculaire, nous en avons déduit que malheureusement Svieta n’était pas la fille cachée du petit père des peuples, et qu’elle ne commandait pas au NKVD du NKVD. Dommage…
Sonia est venue me voir avec des mots étranges. On est habituées à ses rêveries et ses élucubr, mais là elle avait l’air très mal à l’aise. Elle tenait à me dire qu’elle m’avait vue blessée en rêve, puis elle est devenue incohérente, à parler de rivière, de serpents et que sais-je d’autre. Quelle tristesse que de constater les conséquences d’un manque d’éducation rigoureuse et scientifique, comme celle que vous m’avez offerte.

Enfin, nous sommes parties pour Trud Gorniaka ; c’est la camarade major Raskova elle-même qui nous y a escorté. La station est en plein milieu des champs, tout y a été arrangé à coup de rondins de bois et de meules de paille, près d’un village dont l’église nous fait désormais office d’état-major. L’endroit est boueux au possible, ce qui complique les manœuvres. Rendez-vous compte, il y a même des vaches, dont l’enclos jouxte nos baraquements ; on les entend de temps à autres mugir dans notre sommeil, ce qui se mêle parfois à nos rêves de vols en formation entre les tirs de DCA et les chasseurs fascistes.
La camarade capitaine Lobodeva est venue trouver Katya avec une nouvelle recrue : une lieutenant Tamara Fomenkova, qui vient de la marine, sur le front Est. La voici directement propulsée à la tête de notre section ; elle aurait demandé l’honneur de rejoindre le 2B, c’est que nous avons une réputation ! En échange, notre chère Lyuda va rejoindre le 2A ; je suis contente pour elle, mais elle va nous manquer… D’autant plus qu’à ce moment cette peste de Fomenkova cachait bien son jeu.
Arrivée avec son uniforme sur mesure, ses bottines à talons, bien coiffée et maquillée, elle avait l’air d’avoir autant sa place ici qu’un ours sauvage dans les galeries de Moscou ! Mais elle semblait motivée et vouloir bien faire, et je la pris en pitié face à l’accueil froid de Katya. Quelle erreur ! Tu as raison mère, je suis parfois trop naïve et tout le monde n’est pas toujours animé des meilleures intentions.

Lors du débrieffing devant la camarade lieutenant Unvarova, au retour de notre première mission avec la Fomenkova en tête de section, cette dernière était très sèche et cassante ce qui était fort loin de son caractère enjoué et enthousiaste des premiers jours. J’ai pensé que c’était dû au stress, après tout cette mission fût presque un échec car elle s’était trompée dans les directions. Katya n’a pas aidé en narrant un récit des évènements certes plus juste mais assez limite sur les conséquences des choix de la camarade lieutenant Fomenkova. Alors que Svieta appuyait les dires de Katya, j’ai éprouvé de la pitié pour notre nouvelle arrivante j’ai voulu minimiser en relativisant le problème (après tout ce ne fût qu’un peu de carburant gâché, je sais qu’il est précieux mais soldats et appareils sont revenus intacts), mais la camarade lieutenant Unvarova m’a rabroué. Elle doit avoir plus d’instinct que moi et avoir flairé le caractère duplice de Fomenkova.
Mais Katya dit que c’est parce que la camarade lieutenant Unvarova était tiraillée entre son besoin de faits exacts et son envie de préserver un esprit de corps dans les sections. Après le débrieffing, Fomenkova est partie s’isoler mais je la suivis pour essayer de la rassurer.
J’ai discuté avec elle, elle m’a dit qu’elle cherchait à savoir comment gagner notre respect.  Je lui ai parlé avec toute la franchise et toute la bienveillance dont vous me savez capable, mais il faut croire que ça n’était pas ce qu’elle voulait entendre. Cette fille se croit en tout point supérieure et entend imposer sa supériorité par la force, confondant autorité et autoritarisme. Elle me révéla son incompétence en même temps que son mauvais caractère de princesse gâtée, et croyez-moi, père, mère, je ne le savais pas encore mais le pire était devant nous.

J’ai appris qu’entre-temps, Katya avait discuté avec Ira et qu’elles ont convenu de désosser les avions de réserve pour en récupérer les pièces utiles à la réparation de nos engins. Je ne sais pas comment elles s’y sont pris, mais apparemment Katya et Svieta sont allées voir la camarade Ventseslava qui leur a donné la permission, grâce à l’appui de la camarade Unvarova d’après ce que m’en a dit Katya.
Sur le chemin du retour, j’ai aperçu Sonia qui discutait avec Liza, cette dernière semblait lui montrer un papier, peut-être un journal ; certaines dans le régiment prétendent que Liza lirait La Parole et Le Fusil, un journal de propagande, mais je suis sure que ce sont des racontards de jalouses. J’ai vu que Sonia réconfortait Liza, dont j’imagine qu’elle se plaignait encore (à raison) de la différence de traitement qui est faite entre nous femmes et les régiments d’hommes. Sonia semblait lui promettre je ne sais quelle parole de réconfort, mais dans son œil brillait la flamme d’une action d’éclat.

Au briefing du soir, la Fomenkova nous a portées volontaires pour une mission quasi suicidaire : aller bombarder le commandemant des panzers fascistes. L’idiote.
Non contente de son effet d’annonce, elle a tenu à réorganiser tous les avions, désorganiser nos habitudes. Merci, peste Fomenkova ! Les pilotes en navigatrices, et les navigatrices en pilotes, quoi de mieux pour nous lancer dans la mission la plus périlleuse que nous ayons jamais effectuée. Je ne me suis pas privée de lui dire ce que je pensais de sa façon d’être. Oh, si tu l’avais vu mère, elle ravalait sa morve et ne disait plus rien !
Avec Katya, on est montées en dernières dans notre avion, comme ça je suis repassée sur le siège de navigatrice, et elle sur le siège de pilote. Pas question de mourir sous le feu allemand parce qu’une fille à papa a décidé qu’il lui fallait marquer son territoire. Du coup, on s’en sortait très bien, je nous dirigeais par une voie sure, mais les boches se doutaient de notre arrivée. On est passées au travers d’une véritable nasse de feu, mais on a tenu bon. Fomenkova, qui voulait bien sûr mener l’attaque, a paniqué et a tiré n’importe où. Svieta, qui était sa navigatrice, m’a dit qu’elle l’entendait réciter des prières alors qu’elle fonçait bombarder un hangar vide. Elles avaient le feu des DCA ennemies sur elles, alors on en a profité pour s’élancer sur la cible. Katya, bien sûr elle, a touché au but. Sonia derrière était lancée aussi et elle a également bombardé le quartier général panzer. Je ne sais pas pourquoi elle a fait ça, sans doute le besoin de rendre leur pareil à ces fascistes qui nous pilonnaient depuis le début, au moins la tête des panzers ennemis est bien morte et enterrée.
Katya nous a sorties de là avec brio, mais les deux autres avions ont subi des tirs nourris, et ils ont dû se poser en urgence ; on ne savait plus trop où on était, on avait zigzagué, slalomé et feinté pour essayer de se débarrasser de ces satanés Focke-Wulff. Katya m’a laissé les commandes pour que je nous pose près de nos camarades ; Svieta était déjà à couvert à l’orée d’un bois mais Fomenkova ne l’avait pas suivi. En arrivant à côté, on a constaté qu’elle était inconsciente (au sens médical du terme, cette fois-ci). Je me suis occupée de couper toute lumière et de stopper toute fumée, pour ne pas nous signaler aux allemands, pendant que Sonia et Katya extirpaient Fomenkova de son avion. Un Focke-Wulff, celui qu’on surnomme la Queue Jaune et qui prend un plaisir sadique à nous pourchasser, a arrosé le champ de ses mitrailleuses, mais heureusement il n’a touché qu’une vache.
Une fois toutes à l’abri de l’orée, j’ai ausculté du mieux possible Fomenkova. Père, je crois que je n’ai jamais autant été heureuse d’être fille de médecin ! Tes lectures m’ont été fort utiles, même si mes moyens étaient limités, je n’ai pas choisi la voie de la médecine et de toute façon nous manquions de matériel. Alors qu’on me demandait où nous étions, je couplais une rapide études des étoiles à mes souvenirs de la carte de la région, mais le stress m’a fait dire des bêtises. Heureusement, nos avons entendu des moteurs sœurs, Katya a tiré une fusée éclairante et Lyuda du 2A est venue à notre rescousse ! Son cœur a dû rester encore un peu au 2B. Elles est repartie avec Fomenkova en urgence, pendant que je rafistolais en urgence nos appareils alors qu’on entendait crier des soldats allemands sans doute alertés par la fusée éclairante.
On était en train de repartir quand ils ont ouvert le feu, alors que je regagnais mon siège. Je me souviens la brûlure terrible dans mon dos, je crois me souvenir que j’étais la tête au fond et les pieds en l’air à ma place, et après ça je ne me souviens plus de rien avant la chambre d’hôpital.

Katya m’a raconté le débrief devant la camarade capitaine Lobodeva. Comme on dit entre nous, quand c’est Lobodeva, c’est qu’ça va pas…
Mes sœurs ont été franches, sur l’incompétence de la Fomenkova, et comment nous avons réussi malgré tout la mission. Comment le commandement ennemi a été bombardé plus que de raison mais comment nous sommes toutes rentrées avec tous nos engins, malgré les lourds dégâts. Apparemment la camarade capitaine Lobodeva a dit que si elle les interrogeait si durement, c’était pour les préparer à l’interrogatoire du NKVD. En toute franchise, on a réussi une mission presque impossible et on est toutes revenues vivantes avec tous nos avions, malgré la bêtise et l’incompétence de notre cheffe de section du moment. Je ne vois pas ce que le NKVD pourrait bien nous reprocher, je ne me fais pas de souci pour ça.

J’imagine votre peine et votre angoisse à la lecture de ces lignes, mais je vais bien. Mieux que la pauvre Fomenkova que j’entends gémir de douleur depuis l’autre bout du couloir. Elle a les meilleurs médecins et les médicaments lui sont réservés en priorité, je me demande pourquoi. D’autant plus qu’à ce qu’on dit, ça ne change rien et la morphine ne lui fait aucun effet.
J’espère que la vie est plus douce, pour vous, même si la guerre semble aux portes de Moscou. Je n’ajouterai pas à votre peine, et cette lettre va bientôt rejoindre les précédentes, dans un âtre ou un poële. De toute façon, je doute fort que le NKVD l’aurait laissée vous parvenir, et je ne veux pas d’ennui ni pour moi ni pour mes camarades, avec le NKVD. Vous ne recevrez jamais cette lettre non plus, mais les écrire me fait beaucoup de bien.
Je vous embrasse fort, et je pense fort à vous. J’espère que vous me pardonnez de ne jamais vous envoyer de nouvelles, je vous les écris quand même.

Affectueusement,

Votre fille aimée et aimante,
Galya

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MessageSujet: Re: [NIGHT WITCHES] Séance 2: Engels, les hommes et la mort.   Jeu 18 Mai 2017 - 23:44

28/05

Nouvelle recrue : Valentina Malinovskaia

Objet personnel : un « doudou » (pas très hygiénique)

Sanctionnée par le passé par son commandant pour suspicion d’homosexualité (aurait « flirté » avec une camarade)

06 :00 : entretien avec le NKVD

Les membres de l’escadron restituent avec exactitude le déroulement de la dernière mission. Le rapport ne soulève pas d’objections particulières et chacun retourne à la routine

07 :00 : souper

Le front ouest est réorganisé. A cause de ça l’armée du peuple se replie en bon ordre sur des positions prévues en avance. Le 40éme d’infanterie transitant par Trud Gornika, la base fonctionne pour le moment en surcapacité. Les ressources n’ayant pas augmenté en proportion il faut partager davantage l’espace et les rations.

Sonia a encore fait un « rêve » (superstition rétrograde). Cette fois elle a vu Katia séduite par Ltn. Isaev.

ALtn. Malinovskaya se présente formellement à Katia qui l’introduit au lieu et au notre quotidien. Malinovskaya semble peu ouverte à l’idée de la camaraderie et s’en tient au protocole même à l’intérieur de l’escadron.

De nombreux camarades reviennent blessés. Leur stoïcisme est à leur honneur, mais ça donne à la base un sentiment endeuillé. Bien que nous pleurons tous la perte de nos camarades cela ne participe pas à entretenir une attitude combative.

J’ai approché un groupe de soldat qui semblait isolé (ce qui est peu commun dans un espace aussi rempli). J’ai compris pourquoi : ils sont de communauté allemande. Bien qu’on ne doive juger que sur les faits je comprends la méfiance des camarades. D’autant plus qu’ils insistent à utiliser la langue des fascistes entre eux.

Pendant le repas Sonia a rencontré un compatriote : le Sgt. D’infanterie Igor Zoubarev. Ils ont parlé famille et village natal. Zoubarev n’arrivait pas à se rappeler de quelle branche de la famille elle venait. L’explication a pris un peu de temps. (ça fait toujours du bien d’en parler).

10 :00 : entretien du matériel

Katia est partie à la recherche de matériel. Apparemment camarade Isaev avait quelques pièces de rechange qu’il pouvait partager avec nous. Cependant en l’absence de documents officiels Katia a éveillé les soupçons d’un officier du NKVD. Une attaque fasciste a interrompu l’interrogatoire avant qu’elle ne puisse clarifier la situation.

On a eu assez de pièces pour réparer un avion, mais en dépit de mes efforts un avion est resté en mauvais état.

23 :00 raid sur les troupes allemandes

La mission n’a pas été sans difficultés. Les réparations de fortunes faites sur notre avion n’ont qu’à moitié tenu et Katia a reçu un boulon dans la figure. Nous avons quand même repéré la cible.

A partir de là Sonia a pris le relais. Ses frappes précises ont dispersé les troupes allemandes et ont facilité le redéploiement des nôtres.

Malinovskaya a eu des difficultés techniques à l’atterrissage mais a réussi a poser l’avion sans dommages. Nous avons été félicités lors du débriefing.

05 :00 : Récupération

Katia se prépare à son entretien avec le NKVD. Elle est un peu tendue : je l’aide comme je peux.

Malinovskaya part réparer les avions et déclenche une bagarre avec les soldats de l’infanterie qu’elle perd. Elle refuse d’en dire plus quand elle revient au logement malgré tout le support qu’on lui propose (elle n’a vraiment aucun esprit d’équipe).
Katia décide que quelqu’un doit payer apparemment et part en découdre avec le premier soldat qu’elle trouvera dans le hangar. Elle tombe sur un certain Marc Eisenberg et ses amis (le même groupe un peu louche que j’ai rencontré la veille).
Elle le traîne de force devant camarade Lobodeva et le Cpn. Malinovski (liens de famille avec V ?). Par chance Eisenberg est effectivement impliqué dans la bagarre mais la responsabilité de celle-ci est attribuée à Malinovskaya (n’empêche qu’ils sont allés trop loin), d’autant que celle-ci refuse de témoigner. Katia perd toute crédibilité.

09 :00 : entretien avec le Csr. Sheremetieva

Manifestement l’échec de Famenkova ne passe pas dans les hautes sphères. On passe l’affaire au peigne fin. Chacune d’entre nous est interrogée séparément.

L’interrogatoire était rude et pointilleux pour tout le monde. Il n’y a eu aucune difficulté à trouver des discordances dans les témoignages. Cette mission a failli tourner à l’eau de boudin après tout.

Je suis restée honnête jusqu’au bout mais le commissaire a semé le doute dans mon esprit. Toute indique qu’elle a de sérieux soupçons concernant Katia. Je ne peux pas les croire fondés mais certains points sont troublants.
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[NIGHT WITCHES] Séance 2: Engels, les hommes et la mort.
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