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 Skull & Shackles (Pathfinder)

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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Dim 21 Mai 2017 - 2:27

Gecimo est un village d'une soixantaine d'habitants situé en bordure de la Baie du Danger à une centaine de kilomètres de Port-Péril. La vie est essentiellement centrée autour de la pèche à la langouste. Il y a bien ci-et-là un boulanger ou un charpentier mais ces gens font figure d'exception. La-bas, on est pécheur de père en fils, la plupart du temps.

Puis quand on est une femme, on aide son mari à nettoyer le fruit de la pèche et on le vend aux villages alentours. C'est le cas de toutes les femmes, la plupart du temps encore.

Trisha fait partie de l'exception. Cette femme humaine, de seulement une petite trentaine d'années, vit seule. Aucun homme n'a jamais voulu la marier. Elle a pourtant du charme et est travailleuse. Faute de ne pas avoir de mari pécheur, elle s'est lancée dans l'élevage de poules. L'affaire n'est pas rentable à proprement parlé mais elle lui permet de vivre et de nourrir son unique fils.

Gecimo a été attaqué il y a un peu plus de 16 ans par des pirates dont l'équipage était composé en sa majeure partie d'orcs. L'un d'entre eux, probablement le plus laid et le plus vicieux de tous, ne s'est pas contenté de piller le village. Il a massacré une partie des habitants et a aussi fait subir à Trisha le pire supplice que puisse connaître une femme.

Cette dernière a perdu ses parents, a été souillée et comme si les dieux lui avaient lancé une dernière plaie, elle se voyait porter la vie. Plus son ventre devenait rond et plus le village la rejetait. Il était évident que le père était ce pirate orc.

Tenace, Trisha est parvenue à survivre et à élever un petit demi-orc, seule, malgré le fait que le village l'ait mise en marge de la vie sociale. Comme une farce, ironique et mêlée d'acide, la jeune mère a pourvu son fils d'un vrai nom d'orc : Bründ.

Le petite jeunesse de Bründ se passe de manière banale. Si ce n'est que ce dernier est rejeté et fait parfois l'objet de violences légères, venant d'enfants mais aussi d'adultes. Le gamin tout vert a vite appris à endurer les coups et les moqueries. Il aurait bien voulu en découdre avec ces sales mioches mais c'était sans compter sur les regards inquisiteurs de Trisha qui avaient toujours pour effet de canaliser, voire tétaniser, son jeune fils.

A l'âge de ses 5 ans, la mère de Bründ reçoit la visite d'un homme d'une quarantaine d'années. Aghmir n'est pas inconnu au village. C'est un druide de Gozreh qui vient parfois bénir les eaux pour les pécheurs et veiller à ce que ces derniers respectent l'espace marin dans lequel ils pèchent. Il vit à un petit kilomètre du village dans une vulgaire cabane tapie dans un bois minuscule. Le gaillard a remarqué que le petit bâtard aimait s'amuser avec les poules et ces dernières acceptent, sans fuir, les caresses du gamin. Le druide prend pitié pour le petit et demande à Trisha de pouvoir le prendre sous son aile.

Son fils éduqué par un homme toujours recouvert de boue et asocial ? Trisha accepte. Après tout, Aghmir est sage et bienveillant. Il devrait pouvoir en tirer le meilleur.

Aghmir apprend à Bründ à reconnaître les signes de la nature et s'essaie même à lui apprendre des oraisons simples. Sans succès, le gosse est un vrai bourrin. Il a un talent inné pour la lutte et développe avec le temps un physique semblable à celui de son père. L'enfant se voit devenir un guerrier sauvage et pour durcir son entraînement, il décide de porter constamment son armure, parfois même en dormant. Avec le temps, l'enfant devient un jeune adolescent qui, sous le regard d'Aghmir, réussit à maîtriser sa nature sauvage d'orc et à devenir peu à peu plus posé.


Au cours de l'apprentissage, le mentor a constaté que son apprenti était apaisé par les animaux et en particulier par les serpents. Les reptiles avaient un effet hypnotique sur Bründ qui, de manière inexpliquée, s'était mis en tête de calquer son comportement sur ceux des serpents. Le vieux avait besoin qu'on s'assagisse, il fallait bien trouver un moyen quelconque, non ? Un mystère de Gozreh qu'Aghmir entend comme une bénédiction et dont il se sert pour parfaire l'apprentissage.

Impassibilité, souplesse, furtivité, précision des gestes, calme. Il a acquis ces qualités reptiliennes au cours des années écoulées en conservant cependant sa tare d'orc : il est resté sanguin quand les choses ne lui plaisent pas. En assimilant certaines qualités, il a renié sa nature et a développé des frustrations qui se sont mutées en colère qui elle-même s'est muée en rage qui sert Bründ désormais dans ses combats.


Les années passent et Aghmir parvient a enfin tirer quelque chose de son apprenti. Il devient peu à peu un apprenti druide, capable de distinguer les champignons vénéneux ; de reconnaître un animal malade d'un simple coup d'oeil et de s'occuper de la flore environnante. Le demi-orc aime la nature sous toutes ses formes. Aghmir remarque qu'il est à l'aise dans l'eau. Quoi de plus normal pour un gamin né sur la côte après tout. Ca fera probablement un bon défenseur de la nature. Pas très doué pour lancer des sorts mais qui compensent le tout par des capacités physiques au-delà de la moyenne.

Durant toutes ses années, Bründ vit chez sa mère et continue à l'aider. Elle a toujours été fière de son fils mais elle l'est d'autant plus désormais. Son « petit pois », comme elle le nomme affectueusement, aide les villageois dans le labeur quotidien en ne faisant que peu de cas des railleries et des quolibets. Son aide est gratuite et généreuse. A force d'abnégation, le village se porte d'affection pour lui et l'intègre au sein de la communauté. La mission d'Aghmir s'arrêta-là. Il a accompli le devoir qu'il s'était imposé seul. Le druide gardera malgré tout un contact avec son élève et continuera de lui imposer un entraînement mental et physique.

Au cours des dernières semaines au sein du village, les marins pécheurs invitent le jeune druide sur leurs embarcations et découvrent un garçon sympathique bien qu'un peu silencieux. Pécher à quelques brasses des côtes c'est marrant mais le druide en herbe ressent l'appel de la mer. Une force divine le pousse à aller vers l'horizon.

Puis, un jour à table, il annonce à sa mère qu'il veut devenir marin et qu'il veut voir le monde. Trisha verse quelques larmes toutefois ce n'est pas de la tristesse. Son fils, né de l'horreur, et destiné à devenir un pariât mu par la violence comme son père est devenu l'être le plus humain de ce village. Il mérite de parcourir le globe. Il mérite d'être un peu égoïste. Bründ a le désir de partir mais il se voit encore rester quelques mois, le temps de donner un coup de mains aux villageois qui se sont lancés dans la construction d'un marché couvert. L'occasion pour le village de se relancer économiquement peut-être.    

La suite, nous la connaissons... Le coup de masse sur la tête qui a fait basculer une vie...
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Flamme de Sang
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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Mar 20 Juin 2017 - 23:44

Journal de Saorel Rickard, Pirate de l'improbable.


Entré 12, la bataille du rocher de la marée (partie 1).
Premier Lamashan, nuit.


Et après Rovagug, voici venir le mois de Lamashu, la Déesse des monstres, du chaos, de la folie et des orgies démoniaques. J'ai toujours pas tranché lequel des deux était le pire. Ni compris pourquoi ces deux beaux mois de merde se suivaient dans le calendrier.
En tout cas, exactement comme pour son petit pote Rova, les ennuis ont débarqué au quart de tour.

La surveillance s'est déroulée comme prévu. J'ai fait mon tour juste après le crépuscule. Il restait encore quelques lueurs orangées à l'horizon, se reflétant sur la mer.
C'est la meilleure période du jour. Juste après le flamboiement crépusculaire, mais avant l'épaisseur de la nuit noire.Ma vision y est à son maximum.
Et aucune trace d'intrus. Je me suis demandé si ils allaient vraiment attaquer maintenant. C'est stratégiquement foireux. Mais bon, c'était juste des gobelin-lézards. Z'étaient encore plus con que les gobelin-poulpes. Qu'est-ce qu'on avait à craindre ?

A la fin de mon tours de garde, je suis redescendu dormir, serein.

Des cris d'alerte m'ont brutalement tiré de mon sommeil. Aucune idée de l'heure, mais il faisait encore nuit. Ça semblait être la panique dehors. J'ai enfilé une chemise, attrapé ma dague et débarqué dehors en incantant mon sigil de protection. Des domestiques couraient partout, paniqués, en frappant à toute les portes. « On nous attaque ! On nous attaque !» qu'ils criaient. Merci les tocards, une fois et on a compris. Bründ était déjà dans l'escalier. Preste le demi-orc. Ou alors il devait sortir de sa garde, ce qui signifiait que l'imbécile qui n'avait pas sonné l'alerte à temps était...

« MUNARRR !!! » a rugi le capitaine en défonçant quasi sa porte. Le paladin aurait surement pu organiser cette cavalcade décousue en une charge héroique, si il avait porté un caleçon. Mais nan. Ce baltringue ne porte même pas de pantalon quand il dort. Et la il dormait vraiment, même Aqen, sa mousse, avait une chemise de nuit. La pauvre essayait de lui accrocher sa cuirasse pendant qu'il beuglait des insultes sur un peu tout le monde.
C'est ensuite Lhoris qui est sorti de sa chambre, pas hyper bien réveillé. Mais dès qu'il a vu le capitaine, il s'est rué sur lui pour le toucher un peu partout en marmonnant des tirades magiques. Je suis tellement heureux de pas devoir faire son job.
On s'est tous engouffrés dans l'escalier en courant. Derrière, j'ai vu la vielle Smythee qui débarquait à toute allure de son étage à elle. Elle avait une cotte de maille et une épée dans chaque main, et sa tête faisait (encore plus) peur. Le pauvre Bubull a du souffrir lors de sa nuit de noce... J'entendais d'ailleurs ce dernier descendre à la suite de sa chère et tendre, mais pas le temps de l'attendre.
Le cortège est passé en coup de vent au premier étage, apparement calme. Mais Brund pensait avoir entendu quelque chose, alors il a été voir. Je lui ai demandé si il voulait de l'aide, mais il a répondu « ça ira...... ». Si même lui y croyait pas, pourquoi il demandait pas de l'aide directement ? Y'a un coté suicidaire chez ce druide des fois.
J'ai dépassé Sorin dans l'escalier suivant. Lhoris et moi sommes arrivés en premier au rez-de-chaussé, et cette fois on entendait clairement des bruits de combat.
A peine sorti de l'escalier, on est tombés sur deux mecs armés. Des pirates, vraisemblablement aux ordres de notre ennemie. Lhoris a planté une flèche dans l'oeil du premier pendant que je carbonisais le second. Ils étaient la pour garder l'accès.
L'elfe a fait le timoré qui veut attendre le reste de l'équipe, mais moi j'étais déterminé à voir ce qui se passait dans ce couloir. Et j'ai pas été déçu : devant moi, un peloton de scorpion géant bien aligné en rang. Et tout au fond, leur invocatrice. C'était une femme au cheveux noir avec un bandeau bleu et un air très méchant. Elle était tatouée d'étranges dessins sur tout le corps, un peu comme Kandar.
J'ai voulu engager la conversation, mais elle a répondu par un tir d'énergie qui a manqué de me pulvériser la tête.Autant pour la diplomatie.

Lhoris et Sorin m'ont alors rejoint. Il était temps de donner une bonne leçon à cette sorcière. Le capitaine, toujours à moitié nu, a chargé le premier scorpion. La pauvre bête s'est fait tailler en pièces en moins de six secondes. Moi j'ai matérialisé une sphère de feu et l'ai lancé par dessus les scorpions droit sur la figure de la demoiselle. Coup au but, mais j'ai vite compris qu'elle était solidement protégée magiquement. Et son sigil à elle, c'était quelque chose ! De ce que je pouvais voir, y'avait trois couches de barrières abjurative, un enchantement mastoc de déviation,et une aura informe de nécromancie qui grouillait sous sa chaire. Mais j'étais confiant, le capitaine avait une vraiment grosse épée. Qu'il agitait au hasard. Au point de rater un scorpion géant dans un couloir. Eeeeeeh, quelque chose clochait. J'ai croisé son regard, vitreux, et j'ai compris qu'elle l'avait aveuglé. Habile ! En une manoeuvre, elle avait nullifié toute la puissance offensive de Sorin, mais aussi celle de Lhoris concentré sur lui. J'étais en train de réfléchir à la possibilité d'un usage plus subtil et moins explosif de la magie, quand elle a envoyé une petite sphère de lumière dans notre direction.
Qui s'est vite transformé en une décharge d'électricité pure.
Ok, les explosions ça fait vachement mal aussi. J'ai accusé le coup, mais pas autant que le capitaine.ça aurait été bien que Lhoris le soigne, mais, eh, il avait déjà pris une “retraite stratégique“ dans les escaliers.D'ailleurs on a été forcés de faire de même jusqu'au vestibule nous aussi. Bubull et Munar nous y ont rejoint. Le barde a expliqué que Brund et smythee se battaient contre une escouade de Sahuagins planquée à l'étage supérieur. Devant notre déconfiture, il a proposé de faire un plan.On envoyait Munar contourner la jeteuse de sort par un corridor parallèle, pendant que le reste du groupe la maintenait occupée à l'avant avec une fausse attaque.
Le paladin a entériné le plan en poussant un cris de guerre et en chargeant contre le mur. Au moins, sa cécité n'avait pas entamé son enthousiasme à se faire tuer.
Note que le mien était pas mal non plus. Dans mon état normal, j'aurais sans doute compris que cette très mauvaise stratégie servait juste d'excuse à Bubull pour nous occuper le temps qu'il trouve un plan de sortie. Mais la je contenais à peine mon envie furieuse de foncer sur la capitaine-mage en hurlant de rire.
De toute façon, on avait plus le temps. La légion de scorpion allait pénétrer dans le vestibule. Ils étaient encore plus nombreux qu'avant, leurs gigantesques mandibules cliquetant et grinçant contre la pierre. Et Isabelle (je venais de me souvenir de son nom) venait derrière eux. Son regard jetait des éclairs de haine.
Le capitaine a chargé à l'aveugle dans le tas, suivit par Munar. Le zélote a réussi à mobiliser presque toute les créatures à lui tout seul. Je ne sais pas trop si il était héroïque ou pitoyable, à frapper sans but au milieu de la mêlée dans sa moitié d'armure.On aurait dit qu'il se croyait immortel, raccord avec son délire mystique jusqu'au bout.La légende du paladin du cul nu devenue réalité.

Mais la bataille se jouait ailleurs. C'était un duel de mage, pour une fois.
Je bombardais la sorcière pirate d'une nuée de traits d'énergie, et elle répliquait avec tout autant de violence.
Mon endurance m'étonnait moi même, mais ça n' était pas assez. Les impacts étaient trop faibles pour franchir son champ protecteur. Le mien, par contre, montrait des signes de faiblesse. Dans un accès de fureur, j'ai interrompu mon barrage de tir pour concentrer toute mes forces dans une nouvelle boule de feu. Elle a fait de même avec une boule de foudre.
Mais mon tir est parti en premier. La sphère de feu a fusé à pleine vitesse, mais la capitaine s'est jetée sur le coté à temps. Elle m'a lancé un sourire de victoire , avant d'envoyer la lueur électrique sur nous. Sans voir que mon orbe avait effectué un demi-tour parfait pour venir exploser en plein dans son dos. A son cri de douleur, j'ai à mon tour sourit. Juste le temps que l'explosion de foudre me happe.

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Saorel Rickard, Capitaine pirate du Coeur de Tempête.Tarik Z. Al-khwazar filius Psellos ex bonisagus, magus de l'alliance Pýrgos tis Vavél.Isaac Ziemer, générateur d'xp universel.Francisco, robot présentateur TV à la recherche de la clé du succès.Siléas Baienoire, grand vainqueur de Falker Chef. Netil Callens, magicienne à la découverte du monde. Bloz'Ewir'Rani, garde impérial au service de l'Empereur Roan Fel.
PJ à la retraite.
Armand Buissière , prend l'apéro tranquille. Krirrik Kiurl, devenu co-roi des gobelins, mais toujours aussi bruyant. Dornen, n'aura pas réussit à trouver une dent d'elfe.
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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Mer 21 Juin 2017 - 12:48

Entré 13, la bataille du rocher de la marée (partie 2).
Premier Lamashan, aube

Je crois avoir vu un grand ciel marin. J'aurais imaginé une vision claire et calme, mais le ciel était noir de nuage grondant.Un maelström se préparait, et de son épicentre je pouvais voir la foudre se préparer à jaillir.
Magnifique.

J'ai brutalement repris conscience, le corps atrocement douloureux. Le sol sous moi était dur et froid, et ça criait partout autour.Bon retour chez les vivants. Lhoris était accroupi à coté de moi, m'invectivant pour que je me grouille d'émerger. J'en dois une à l'elfe, j'imagine.
La bataille continuait. Et le Capitaine Isabelle “Peau d'encre“ Locke était encore debout.
J'ai eu un moment de respect pour elle. Elle tenait tête à cinq d'entre nous à elle seule et avait encaissé ma plus puissante attaque deux fois, sans même avoir besoin d'un soigneur aux oreilles pointus pour l'aider à s'en remettre.
Je l'en aurais bien félicitée, si elle n'était pas sur le point de tous nous exterminer. Sorin allait fléchir d'un instant à l'autre sous la puissance des assauts magiques, et ce foutu nain ne revenait pas.
Soudain, un souffle vert est passé en un instant au travers de la salle. Juste après, Smythee a débarqué des escaliers. « Bas les pattes de mon rocher !!!» qu'elle a hurlé, avant de se jeter sur les scorpions. Elle y tenait vachement à ce cailloux flottant. Mais si elle était la, ça voulait dire que le truc qui venait de passer n'était autre que notre garde-potager préféré.
Mais arriverait-il à temps ?
Isabelle canalisait déjà sa prochaine explosion de foudre. Cette fois nous n'y survivrions pas.
Il fallait gagner du temps. Il fallait que je gagne du temps.
« Hey Peau d'encre » lui ai-je lancé, en levant piteusement une main vers le ciel. « Tu fais des boules d' éclairs cools, j'aimerais en faire des comme ça aussi ». Elle me répond par un grognement qui voulait  sans doute dire « je vais te vaporiser toi et tes petites pote, si fort que même Pharasma reconnaitra pas vos tronches ». Une lueur faiblarde nait au bout de mes doigts. Je continue :
« mais t'sais, y'a quand même un problème avec la foudre magique. Ça va moins vite que la vrai. Parce que, faut attendre le son. Hors, la lumière, VA PLUS VITE QUE LE SON! »
Ma lueur a explosé en une spirale dansante de couleurs. L'espace de quelques secondes, la pièce a disparu sous ce flot de lumière coloré.

Quand la vue nous est revenue, Isabelle était encore plus furieuse qu'avant. Ça le fait pas trop de se faire avoir par un sort aussi cheap quand on a son niveau. Encore dix secondes, et elle nous désintégrait tous. Mais Brund ne les lui a pas laissés. Surgissant dans son dos, il a abattu son gourdin de toute ses forces sur le crâne de la sorcière. Son sigil s'est brisé en un millier de petits morceaux arcaniques. Elle a pu faire un saut en arrière pour éviter le second coup, mais ça n'allait pas l'aider longtemps face à 110 kilos de muscle orc. Et la le Brund, il faisait vraiment peur. Tout ses muscles étaient tendus au maximum, les veines saillantes. Il avait de vilaines blessures sur tout le corps, dont l'abondant saignement le rendait encore plus effrayant. Mais c'était son expression le pire. Il avait les yeux fou, prêt à jaillir de leurs orbites. Je savais qu'il avait parfois des accès de rage lors de nos combats, mais jamais ils ne m'étaient apparus aussi crument.

Munar est apparu en clopinant derrière lui. Soit le nain à fait une pause sandwitch pendant son détour, soit l'orc a couru à plus de six fois sa vitesse pour arriver avant lui.

Mais pendant ce temps, la vielle smythee avait nettoyé  la moitié des scorpions. Sorin frappait en cadence derrière en agitant sa... enfin... ses deux épées. J'aimerais effacer cette image de ma tête.
A partir de la, je ne sais plus trop combien de temps s'est écoulé. Je me sentais défaillir à chaque instant. Mais je me souviens de la fin : envers et contre tout, le capitaine Isabelle parvenait à éviter les assauts des deux combattants. Elle ripostait au mieux de ses capacités avec des petits tirs d'énergie,mais elle faiblissait à vu d'oeil. Brund a fini par l'acculer contre un mur et, dans un ultime effort, l'a saisi en prise de lutte. Je crois qu'il essayait de lui faire perdre conscience pour qu'on puisse l'interroger. Preuve sans doute que malgré sa rage apparente, il conservait un fond de raison. Ou alors, il voulait la craquer en deux comme une allumette. A débattre.
Le combat était presque gagné, mais j' ai soudain senti qu'elle préparait quelque chose. L'air ondulait, comme sous l'effet d'une magie en préparation, et j'aurais juré voir l'un de ses tatouages bougés. Un grand serpent de mer, qui s'enroulait de sa cuisse à son épaule. La créature allait-elle prendre vie ? Avec le recul, je n'en suis plus tout à fait certain.
Mais au moment même, mon sang n'a fait qu'un tour. D'un geste instinctif, j'ai embrasé une nouvelle boule de feu et l'ai lancé à pleine puissance sur la sorcière prise en étau. Ses protections avaient cédé, le projectile lui a directement explosé les intestins. Dans cette ultime gerbe de feu, le capitaine Isabelle Locke a émis son dernier râle.
La bataille était gagné.

Nous avons pu nous reposer et soigner nos blessures. Les deux frères McBidule, ainsi que plusieurs gardes, sont morts durant la battaille. Nous n'avons toujours aucune idée de comment ils ont pu aborder l'île sans se faire repérer (l'incompétence de Munar ne pouvant tout expliquer).

L'esprit calmé, je me suis intéressé au cadavre d'Isabelle “Peau d'encre“ Locke. Qui était-elle ? Pourquoi une telle haine à notre égard ? D'ou tirait-elle ses pouvoirs ?

Pendant que je me posais ces questions,j'ai senti une vague de malaise m'envahir.
Cette Isabelle,elle n'était pas si différente de moi.Nous étions tout les deux pirates, pratiquions la même forme de magie et avions la même attitude barjot au sein des combats. Elle aurait pu m'apprendre beaucoup. Ce combat avait quelque chose de fratricide.
Mais c'était une ennemis ! Elle n'a montré aucune pitié envers nous. Nous a attaqué sans raison. A tué certains de nos serviteurs. Il n'y avait aucune raison de retenir ses coups, surtout pas entre pirate. Surtout pas entre pirate.

Cependant...Etais-je  réellement obligé de la tuer ?Brund avait la situation en main. Quand à cette dernière sorcellerie, j'avais perdu beaucoup de sang,ce n'était peut-être qu'une divagation de ma part.
... ou avais-je souhaité la tuer ?
Et si... et si encore porté par ma folie du combat, j'avais refusé de laisser la victoire à Brund ? Ou pire, refusé de laisser mon ennemis vivre ? Etait-ce du sadisme ?

Toutes ces pensées se bousculaient dans ma tête pendant que je fouillais l'ensorceleuse défunte. Des baguettes, quelques notes incompréhensibles en sahuagin, des couteaux et quelques pièces. Et son bandeau. Il y avait une aura magique qui en émanait, alors, j'ai décidé de le garder.
Je veux me souvenir de ce combat. De quoi exactement, je ne sais pas trop, mais j'ai l'intime conviction que c'est crucial.

Pendant ce temps, les autres se passionnaient pour tout autre chose. Isabelle devait son surnom « peau d'encre », outre ses tatouages ésotériques, à la carte tatoué sur son dos. Ça avait tout l'aire d'une carte au trésor. Or, nous savions que les sahuagins résidaient quelque part dans la baie du Happevillain, qui n'est autre que l'île ou le légendaire Cyrus Wolf aurait caché son immense trésor selon la légende. L'emplacement exact de la baie était resté un mystère durant toutes ces années, mais voila qu'on tombait sur une carte...
Avions-nous sans le vouloir mit la main sur l'emplacement d'un trésor mythique ?

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Saorel Rickard, Capitaine pirate du Coeur de Tempête.Tarik Z. Al-khwazar filius Psellos ex bonisagus, magus de l'alliance Pýrgos tis Vavél.Isaac Ziemer, générateur d'xp universel.Francisco, robot présentateur TV à la recherche de la clé du succès.Siléas Baienoire, grand vainqueur de Falker Chef. Netil Callens, magicienne à la découverte du monde. Bloz'Ewir'Rani, garde impérial au service de l'Empereur Roan Fel.
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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Mar 11 Juil 2017 - 17:17

Journal de Saorel Rickard, Pirate de l'improbable.


Entré 14, Des gobelins-lézards à s'en rendre malade.
2 Lamashan


Hissez haut ! Nous reprenons la mer.
Après avoir remis nos affaires en ordre au rocher, nous avons décidé à l'unanimité que ces foutus Gobelin-lézards nous avaient causés assez d'ennuis comme ça. Il était temps de nous venger.
Outre la carte, il y avait une charade bizarre tatoué sur Isabelle.
Ça fait très trésor. Les trésors sont toujours protégés par des énigmes tordues. Enfin, richesses ou pas, on compte bien naviguer jusqu'au lieu indiquer sur la carte, trouver le repaire des sahuagins, et tous les exterminés jusqu'aux derniers.

Quand à moi, je ne me sens un peu nauséeux depuis le combat. Je crois que j'ai claqué plus de magie que ce que mon corps permettait. Ah... J'aurais sans doute du dormir cette nuit, mais l'appel des bouquins a été le plus fort. Ils ne m'ont pas laissés une seconde pour lire à mon aise depuis qu'on est la...
Enfin, me voila un peu plus cultivé. Et plus je lis, plus je me rends compte que mon commun est pourri. A l' oral ça passe encore, si l'on excepte l'accent fleuri des chaines, mais à l'écrit c'est pas glorieux. Rédigé ce journal en aqual n'a pas vraiment aidé. C'est une langue sans alphabet, que je massacre dans une retranscription  plus ou moins phonétique avec une grammaire bâtarde importé du commun (qui lui même est déjà un bon gros bâtard de plusieurs langues).
J'aimerais que ça change, alors j'ai décidé de changer la langue de ce journal au privilège de l'elfique. Mon elfique aussi est naze, mais il est bien mieux adapté à l'écrit.  J'espère l'améliorer un peu. J'ai emporté une série de glossaire et de manuel de la biblio du rocher à bord pour ça. Et si ça plait pas aux proprios, tant pis pour eux !


8 Lamashan.

J'ai traversés bien des périls depuis le début de ma carrière de pirate. Mais le seul qui parvint à me mettre à l'agonie pendant six jours fut finalement une putain de fièvre de merde. Six jours que je végète dans la câle, alternant des bouffées de chaleur étouffante et des crises de frissons glacials.  Mon ventre faisait mal, ma tête faisait mal, mes muscles faisaient mal, c'était affreux. Sandara m'a vaguement examiné, et décrété que c'était au dessus de ses compétences. Le pseudo-prêtre a même pas essayé. A quoi ils servent ?!!

Aujourd'hui seulement je commence à me sentir mieux. Ça m'enrage d'avoir choppé la première saloperie qui passait à cause de mon état de fatigue.
Heureusement y'a quand même une justice, les autres en ont bavé dehors pendant ce temps. Y'a eu un gros gros combat avec un navire de l'empire tien tchin tchang ou chai pas trop quoi. Ça nous fait plein de bridés entassés dans la câle maintenant. Après, y'a encore un autre gobelin-lézards qu'a foutu le bordel à bord. L'était très gros, et c'est tout ce que j'ai retenu.

Ma tête tourne... Je devrais retourner dormir avant que ça n'empire à nouveau.


9 Lamashan.

Ça va nettement mieux. Cette foutue maladie s'est tirée comme elle est venu. Juste à temps, nous serons bientôt en vue de la baie du Happevilain.
Je ne sais pas ce qu'on va trouver la-bas. Probablement des hordes de gobelin-lézards accompagnés d'autres bestioles avec des dents pointus. Néanmoins, suivre la trace d'un trésors légendaire a quelque chose d'excitant. Puis ça sonne mieux qu'un raid génocide. Ça doit être ça qui distingue les pirates des bêtes brigands terrestre. Nous on a les cheveux au vent, des navires stylés, le soleil des chaines et des légendes plein les bras.


10 Lamashan.

Ça commence directement. On a découvert le navire d'Isabelle, le Renard des mer, accosté à quelques lieux de l'entré de la baie. Il parait désert et en mauvais état, mais les autres veulent quand même l'explorer. Je leur ai dit qu'aucun pirate qui se respecte n'aurait laissé le moindre objet de valeur derrière lui, mais bon.
Ça me dérange pas de rester sur le navire avec Bubull pendant qu'ils remuent un bateau à l'aband
Du bruit !

Oua, on a encore failli y passer ! Le navire n'était qu'une ruse. Un appât pour nous séparer pendant que des sahuagins nous abordait. Ça a bien failli marché. Les intrus étaient menés par une armoire à glace style punk. Un hobgbelin, ou une connerie du genre. Il a bien failli transformer notre barde en poisson frit, si je n'avais pas sauvé la situation. Mes petits tours pyrotechniques n'auraient cependant pas tenu longtemps sans le retour providentiel de Brund. Notre second a une fois de plus sauvé la situation, débarquant tel un ouragan au milieu de la mêlée des lézard-gobelins. Il est vraiment rapide. Et enragé. Je me demande d'ou lui vient cette colère. Il est pourtant si placide en temps normal...
Finalement le reste de la bande est venu à la rescousse. Le capitaine a empalé le gros balèze sur sa lame, causant la fuite des lézards survivants. Je commence à en avoir plus qu'assez de ces petites merdes écailleuses, mais on en aura bientôt fini avec elles. La colère reprend le large pour la nuit, le temps de récupérer nos forces, puis nous irons enfin cueillir le trésor et mettre fin à cette nuisance.

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Saorel Rickard, Capitaine pirate du Coeur de Tempête.Tarik Z. Al-khwazar filius Psellos ex bonisagus, magus de l'alliance Pýrgos tis Vavél.Isaac Ziemer, générateur d'xp universel.Francisco, robot présentateur TV à la recherche de la clé du succès.Siléas Baienoire, grand vainqueur de Falker Chef. Netil Callens, magicienne à la découverte du monde. Bloz'Ewir'Rani, garde impérial au service de l'Empereur Roan Fel.
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Flamme de Sang
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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Mar 11 Juil 2017 - 17:56

Journal de Saorel Rickard, Pirate de l'improbable.


Entré 15, Le légendaire trésor de Cyrus Wolf.
11 Lamashan.


La baie du Happevilain. Nos indications étaient justes, elle existe belle et bien, partiellement cachée par la végétation abondante de l'île.
C'était un très belle endroit. L'eau y était d'un azur limpide et lumineux. Tout autour la canopée nous surplombait de sa végétation chatoyante. Le ciel était clair, la brise agréable. Un instant j'ai oublié être un criminel en quête de richesse, paumé sur un navire dirigé par un despote sanguinaire. Il ne restait que l'eau et le soleil. Ah... une si belle journée.. Quel gâchis...

Les légendes disaient vrais elles aussi. La baie était habité par un monstre colossal. Fort heureusement, Kandar était insensible au charme du lieu, ce qui lui permis de voir l'énorme forme mouvante qui se jetait sur nous. C'était une sorte de boule de spaghetti verdâtre. Lhoris (pour une fois c'était pas Bubull) nous a crié qu'il s'agissait d'un furteur de la canopée. Une sorte de plante très méchante. C'était, curieusement, vulnérable au froid mais pas au feu.

J'étais en train de me dire que ça n'avait aucun sens, et qui si même les buissons se mettaient à foutre la logique en l'air faudrait bientôt manger du bois, boire de l'eau de mer et se laver au rhum, mais la débandade de mes petits camarades me ramena à la réalité.

La créature, suspendue au dessus de nos têtes par des dizaines de lianes, balançaient joyeusement tout notre équipage à la mer. Munar barbotait déjà, Sorin luttait contre une liane en jurant comme un beau diable et Bubull s'était caché derrière le gouvernail. J'hésitais à l'y rejoindre, mais malgré la taille et la férocité de la chose, je n'arrivais pas à prendre une grosse boule de feuille au sérieux.
M'est alors venu une idée : si je tirais des sphères de froid ? Ça ne devait pas être bien sorcier. Et après quelques tentatives hasardeuses, j'y suis arrivé ! Mieux, mon projectile à explosé avec fracas en plein vol ! Le monstre n'a pas apprécié, oh non ! Mais le temps qu'il m'attrape, je lui en avait déjà collé une deuxième dans la gueule. Pleine puissance ! Je pouvais voir tout un pan de son feuillage ternir et faner. Ça m'a fait rire. Je me sentais si puissant !
Je riais encore quand il m'a jeté à l'eau. Ça a manqué de m'étouffer. Le temps que je me calme et que je remonte à la surface, le combat avait bien avancé. Sorin taillait de la haie sur le pont, aidé par  son expert-jardinier Brund et quelques flèches du terrassier Kandar.
Mais c'est moi qui ai porté le coup de grâce : une ultime explosion de glace, en plein coeur de la créature. La boule de plante à virer au brun fade et s'est effondrée sur le pont central.
Dommage, je commençais à m'amuser.


Le pont du navire est complètement salopé. Ça va prendre au moins une heure à nos larbins pour le dégager. Sans parler de la voilure, la bestiole s'en est donnée à coeur joie. En attendant, Lhoris est allé explorer la baie. Il y a une espèce d' anfractuosité en forme de crâne dans la paroi rocheuse. Ça correspond à l'énigme du trésor. L'un de ses yeux doit contenir une caverne qui mène à la cache secrète. Pourquoi c'est Lhoris qui s'y colle ? Aucune idée. Il a peut-être un fétiche avec les grottes humides et sombres ?
Moi je profite du délais pour réfléchir à mon combat contre le furteur. D'ou vient cette brusque montée en puissance ? J'ai l'impression que le bandeau de peau d'encre y est pour quelque chose. Ça serait une sorte de catalyseur magique ou autre.A moins que l'intensité du combat du rocher de la marée ai renforcé mon énergie spirituelle.
Bha, je me prends la tête pour rien. Mon pouvoir croit, c'est tout ce qui importe. Et ça me plait.

Ah, l'elfe est de retour. Il a trouvé le passage. Hé hé. C'est l'heure du massacre.

12 Lamashan.

Je me rends compte d'une chose.
Je suis en train de prendre gout à la chasse au monstre. J'ignore si c'est mon étrange frénésie du combat, l'anesthésie de la peur à force de croiser autant d'horreurs ou un amour sincère pour les situations mortels, mais je ne me sens jamais aussi vivant qu'en pleine bataille. L'excitation prend le pas sur la peur, et plus l'adversaire est dangereux, plus ça empire.
Pilonner une créature de missile magique, ça me plait. Faire exploser une sphère de feu dans la gueule d'un monstre, ça me plait. Pulvériser des corps sous la puissance de mes coups, ça me plait horriblement. J'ai l'impression de devenir Sorin. C'est écoeurant.
Mais est-ce pire que le détachement froid de Kandar face à ses meurtres ? Ou l'inaction coupable de Bubull ? Je me suis toujours demandé si l'homme-poisson pense ne pas avoir de sang sur les mains puisqu'il ne tue pas lui même. Ou alors il s'en fiche totalement. C'est presque pire. Au moins tuer sois-même, ça a un coté joyeux. C'est jouissif, on y peut rien. Alors que juste regarder, c'est
malsain.
Qu'est-ce que je suis en train d'écrire ? Oh Disna, protège moi de moi même !

Il faut que je revienne sur la cause de mon émois.
Nous avons nettoyé les cavernes des sahuagins. Ce fut plus long que vraiment difficile. Ces créatures marines n'étaient pas de taille face à nous. Seul leur souverain, Krellort je crois, fut un peu plus coriace.C'était un grand lézard palmés, vêtu d'une armure doré et armé d'un trident en corail enchanté. Il aurait pu faire des ravages dans nos rangs, si on ne s'étaient pas déchainés sur lui dès les premières secondes du combat. J'aurais du mal à dire qui l'a terminé, tant c'était chaotique.
Mais ce n'est pas lui qui me pose un cas de conscience. Lui, c'était un imbécile megalo qui nous a causé bien des emmerdes. Pareil pour ses quelques lieutenants, dont les cadavres flottent à jamais dans les cavernes de la baie.
C'est nous. L'aisance avec laquelle nous avons exterminez la totalité de leur population. J'ai même tiré une boule de vapeur brulante pour purger une salle remplit de têtard.
Ces créatures étaient de belles saloperies : on a trouvé une Lokata (une sorte de femme-crabe) enchainée à un mur, condamnée à pondre des oeufs pour servir de repas à la colonie. Néanmoins, nous les avons entièrement éradiquez sans nous poser de question. C'était juste... spontané. Automatique.
Je ne regrette pas de les avoir tuer, (ils l'avaient bien cherchés) mais je regrette que ça m'ai été aussi facile.

Enfin... la bonne nouvelle, c'est que le trésor est à nous ! Le fond de la caverne était rempli de richesses : des bijoux, de la verrerie, des armes splendides, des armures étincelantes, des draperies en soie,des statues en mithral et une tonne d'or en pièce sonnante et trébuchantes. C'est assez étrange d'avoir un butin de légende sous les yeux. J'ai du mal à croire que ce tas d'or est le tas d'or décrit dans le conte. Il ressemble juste à un tas d'or normal. Mais en même temps, je sais qu'il est spécial, et ça lui donne un cachet particulier...
Bref, je radote. Il est temps que j'aille prendre un peu de repos sous le soleil de la baie, je l'ai bien mérité. Au réveil, j'espère que ce sale gout au fond de ma bouche aura disparu...


13 Lamashan.

Nous avons passez toute la journée d'hier à remonter tout ce que nous pouvions de la grotte (plus le capitaine qui a frappé le trône de Krellort comme un mongole pendant des heures. Personne n'a compris pourquoi, mais il n'a été satisfait qu'après l'avoir transformé en un petit tas de cailloux. Il devient de plus en plus fou chaque jour).
Maintenant que les câles sont pleines de merveilles, il ne reste plus qu'à aller conter nos exploits au reste des soudards de cette archipel.
Quoique cette fois ça sera des soudards bien particuliers : ceux de port-péril ! Le Capitaine a décidé qu'il était temps de mouiller à la capitale, et en grande pompe !
J'ai un frisson de joie irrépressible à l'idée d'y retourner. Port-péril, la crasseuse, la vulgaire, la violente, l'irrépressible coeur ardent des Chaines ! Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi j'aimais tant cette ville, d'autant qu'elle me le rend mal.Mais j'aurai tout le temps de me pencher sur la question quand j'y serai, les poches pleines d'or et les plus belles catins sur mes genoux.

Une chose est sûr, la vie de miséreux est derrière moi.Et si c'est au prix de quelques remords, et bien, ça n'est finalement pas si cher payé.

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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Mer 12 Juil 2017 - 14:25

Mon Fauve est mort !
Mes yeux sont sec d'avoir pleuré et mon âme est vide d'avoir supplié Shélyn, déesse inutile.
Je les entends tout autour de moi, ils rigolent sur son corps encore chaud.
Le barde aussi a perdu la vie et ils ricanent grassement comme des porcs sur le fait de le ressusciter ou de le réincarner.
Aretta, si tant est qu'elle tienne un peux à lui, n'est ni concertée ni mise au courent.
Il ont fait leur choix, ils en sont maintenant à prendre les paris pour savoir dans quel corps abominable le pauvre Bubul devra continuer son existence.  Calistria, entend ma prière, s'ils font pareil à mon homme, offre moi dans cette vie ou la prochaine, la douce joie de la vengeance, qu'ils finissent tous châtrer ou réincarné dans une truie !

Le sort fait effet, et c'est un Grindylow, j'en ai un haut le cœur de dégoût. Les monstres ! ils sont tous occupé a à se rouler par terre de rire.
Je couvre une fois de plus son beau visage de baiser, il est devenu rigide et froid comme mon cœur.
J'ai envie de brûler cette ville et d'étriper ses habitant, en commençant par les monstres de l'équipage.

Sous les lamentations geignardes d’incompréhension de Bubul, mon dieu, sa voie, sa si belle voie ...  ils sèchent leur larmes de rire et se retournent enfin vers Sorin.
Bien entendu ils commencent à évoquer dans quelle homme-crabe ou autre Orc il pourrait être réincarné.
Pour la millième fois je proteste et j'exige, je supplie pour qu'il l'amène au temple de Besmara, que sa déesse bien aimé puisse me le rendre.
Tout à coup ils s’apaisent, et reviennent en fin à ce qui leur sert de raison.
Calistria m'a entendue.
Sorin, s'il me revient, sera fait à ton image, en ton nom et pour ta gloire Calistria, il ne me sera pas bien difficile de lui faire faire ce que je veux comme d'abitude ... dans le sang et le chaos.

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Timothee17
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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Jeu 13 Juil 2017 - 18:48

O Vaëla,
Par ta beauté et ta générosité,
De ma malédiction, tu m'as libéré,
Tu ne sais pas à quel point tout ce que je te dois.

O Déesse des souhaits et des volontés,
Que mes paroles et mes chansons sois entendus,
Pour que tes louanges, mérités, te sois dû,
Que tout les peuples entendent ta bonté.

O Vaëla,
Sois remercié à jamais,
Entend moi,
Entend ce chant que le créateur te dois.

Pour une fois,
C'est quelqu'un qui te doit un service,
Tant que je suis en vie,
Tu pourras me le demandé.

Par delà les vents et les marées,
Mon chant sera contés,
Pour que ton honneur te sois loué,
Et que ton nom ne sois à jamais oublié.


Dernière édition par Timothee17 le Ven 14 Juil 2017 - 0:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Ven 14 Juil 2017 - 0:02

« Raser la forêt et éradiquer les formes de vie les plus innocentes, et parfois les plus ancestrales, de l'île... C'est le dessein clairement affiché de notre nouvelle Reine des abeilles... J'ai déjà du me résoudre à combattre ce poulpe géant pour sauver les matelots et pour me racheter, je vais tout faire pour empêcher une catastrophe. J'ai juré sur mon honneur aux Sylvaniens que leur forêt ne serait pas touchée et je compte la défendre quitte à y laisser ma peau. Ce n'est pas pour ce genre de petit projet carriériste que je combats ! »

Tam Tale écoute les élucubrations de Bründ avec attention. Les deux marins sont assis sur le plancher du pont, adossé à une caisse, se partageant une bouteille de rhum déjà bien entamée. Les deux hommes sont ce qu'on pourrait appeler des amis, enfin c'est ainsi que le druide pense pouvoir qualifier Tam.

Le nain n'entend pas grand chose au concept de « protection de la nature et des bestioles » mais il prête malgré tout une oreille attentive à ce gaillard verdâtre qui a su jadis lui pardonner ses erreurs et voir en lui un bon gars. S'ensuit un long silence brisé par le clapotis des vagues sur la coque de la Colère.

« Tu sais Brü', tu d'vrais po trop t'en faire avec tout c'foutoir. Faudra que tu t'y fasses mec. T'es un pirate que l'veuilles ou non. On n'a plus trop à se plaindre depuis qu'on est ici non plus et on va même avoir une baraque cossue pour pioncer bientôt... Ho et pis t'sais quoi ? Si t'as pas envie de voir le bordel beh tu t'casses et hop, c'est réglé... Pis, tu fais une place pour « Bibi » sur ton rafiot... ». Le nabot sourit à pleines dents en jetant un regard en coin à son comparse.

Bründ esquisse un sourire mais reste silencieux. Il boit une bonne rasade de rhum en fixant les étoiles et passe la bouteille à son seul voisin de beuverie. « Santé, Frère. »

Fuir et abandonner la nature encore presque sauvage de l'île ? Jamais. Les crabes, le poulpe, les reptiles volants, ... La future chasse au serpent. Où s'arrêtera-t-on ? Viendra le temps où Gozreh réclamera vengeance et fera éclater son ire sur la Colère et son équipage. Il est temps de réagir. Bründ s'est déjà efforcé de laver, un tant soit peu, le Mal dont ce navire est imprégné en libérant les esclaves Chin-Wa ou en se montrant charitable à diverses reprises mais c'est plus que ce qu'il ne peut supporter. Les choses ont été trop loin et les autres Officiers semblent aujourd'hui pervertis également par cette atmosphère abjecte.

Aussi, la place gagnée au Conseil risque de monter à la tête de certains et les conséquences pourraient s'avérer catastrophiques. Que faire, seul, face à cette situation ? Depuis, la première fois qu'il est embarqué dans l'aventure, Bründ a besoin véritablement de conseils, d'un avis impartial qui pourrait lui montrer la voie à suivre. La candide Séphina ne semble pas lui être d'un secours quelconque, du moins au niveau des conseils qu'elle pourrait prodiguer.

Il est hors de question de trahir le groupe. Il est encore moins question de trahir ses principes et l'enseignement d'Aghmir, son maître.

« Hey, tu roupilles, gros sac ? », dit Tam en bourrant le demi-orque d'un coup d'épaule dans les côtes. « Vous comptez visiter quand ces fameux marais au fait ? »

Bründ hausse les épaules et prend un air faussement désintéressé. « Quand le Cap' l'aura décidé... J'imagine. »

Intérieurement, le druide bouillonne à l'idée de violer le terrain de chasse de l'anaconda. Attaquer la bête serait un point de non retour. Il se refusera à défendre quiconque attaquera, même en ripostant, l'animal. Il se pourrait même que le reptile trouve un allié de dernière minute si les choses tournaient mal.
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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Ven 14 Juil 2017 - 1:28

Que puis je faire fasse a tant de haine et de cruauté,
Je sais que pour notre survie nous sommes obligés,
Je suis lassé de voir tout ce sang coulé,
Je préfère de loin mes vers que je puis formés.

Que suis je déçu et épuisé,
Malgré que je ne fasse pas grand chose,
Bien que je leurs chantes leurs exploits avec mes proses,
Suis je donc destinés à continuer de les voir tout massacré?

Je relis mes premières strophes,
Je me vois les écrires avec plein d'admiration,
Maintenant que je vois ces catastrophes,
Je me rend compte que je perd ma passion.

Mon Art est comme le jour et la nuit,
Le jour pour l'inspiration et ma muse lorsque j'écris,
La nuit pour tout les sang versé que la cruauté les ont poussés,
En échange de trésors et des pièces récoltés.

Le plus difficile dans mon Art,
C'est l'inspiration que je leurs procurent,
Ces pensées me désempart,
Mes pensées deviennent obscure.

Mon seul et unique rayon de lumière,
Et celle de la tendresse et la chaleur dans les bras,
De ma chère et tendre Aretta.

Seul son sourire et son regard,
Me permette de rêver que je vole vers les étoiles les plus hautes,
Ou de nager dans les océans les plus profonds.
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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Dim 16 Juil 2017 - 19:20

Journal de Saorel Rickard, Arpenteur des chaines.

Entré 1 : Arrivé triomphale.
19 Lamashan



Port-péril est en vu ! Diantre que j'ai hâte d'y être. Depuis quelques jours, l'ivresse de notre victoire de la Baie du happevilain a été terni par la nouvelle folie du Capitaine.
Au troisième jour de voyage, il a rassemblé tout le monde sur le pont et fait un grand discours sur la générosité de Besmara de nous avoir offert pareille prise. Au début j'écoutais plutôt sérieusement. Faut dire qu'avec tout ce qui c'est passé ces derniers mois, je commence doucement à y croire à ces fadaises sur la Reine des pirates. Pas de la même façon que Sorin mais... quand même assez pour lui avoir lâché une centaine de pièce d'or.
L'équipage aussi était plutôt chaud. Puis le capitaine a fait venir les prisonniers du Tian Ting. L'espace d'une seconde, j'ai cru qu'il allait les libérer pour fêter notre nouvelle richesse. Ah, j'étais naïf. Il a fait dresser la planche et forcé un Tianais à monter dessus. Il a ensuite proclamé que ce paien serait sacrifier en remerciement de la bonté de la reine. Le gars a essayé de se débattre, alors il lui a tranché les jambes. Sa victime a chuté en hurlant dans la mer. Il a aussi lancé les deux morceaux de jambe restantes , pour faire bonne mesure.
Il y a eu un instant de silence morbide.Puis des acclamations. Eparses, puis plus affirmées. Je crois avoir reconnu la voix de Munar dans les premiers hourra.

Je suis pas sûr d'avoir un jugement arrêté sur ce qui s'est produit. Ça oscille entre « Il est devenu cinglé » et « Est-ce que ça me concerne ? ». Mais ça n'a fait que renforcer le malaise que je ressens depuis le massacre de la baie du Happevilain.
Cependant, il y a une chose dont je suis sûr. Ça aura des conséquences. Brund a quitté la « cérémonie » avant même que « l'offrande » touche la mer. Je n'ai pas vu son expression, et je crois que ça vaut mieux. Et il n'est sans doute pas le seul à ressentir ça à bord.

Mais port-péril est en vu. Elle nous fera oublier tout nos tracas. Cette sainte ville damnée qui s'empare de l'âme des hommes pour l'échanger contre l'ivresse et la luxure.


20 Lamashan.

Nous y sommes.
En arrivant, nous avons été abordé par une navette des « « « autorités » » » de la ville,qui nous ont demandé d'attendre à distance de la baie quelques temps. J'ai d'abord cru à un sale coup, mais j'avais tord de m'en faire. Quand on nous a finalement permis d'accoster, nous avons été reçu en héros par une foule en liesse sur le port.
Notre légende avait vogué plus vite que nous ! Toute la ville ne parlait plus que de ce nouvelle équipage qui avait conquis le rocher de la marée, défait le mise à mort et arraché le légendaire trésor de Cyrus Wolf aux hideux sahuagins.
C' était dingue. Je m'attendais à ce qu'on débarque dans un semi-anonymat,puis qu'on arrache un morceau de notoriété à force d'efforts et de récits audacieux. Mais voila que la célébrité, pleine et entière, venait directement à notre rencontre. Je crois que je ne mesurais pas bien l'impact de nos actes tout au long de notre aventure.

Mais c'était loin d'être tout. Face à nous, sur le quai, se tenait Tsadok dent d'or, nul autre que le second du Roi de l'Ouragan et dirigeant de Port-péril. Il nous a félicité pour nos exploits, et haranguant la foule, affirmé qu'ils étaient dignes d'un Capitaine Libre et de son équipage. Mais, habile orateur, s'est ensuite interrogé sur leur véracité. J'ai fini par comprendre ou il venait en venir quand il a annoncé que l'équipage de la Colère devrait se soumettre à une série d'épreuves pour confirmer qu'ils avaient bien l'étoffe de pirates libres des chaines.
On s'est évidement empressé d'accepter. Avec le recul, je crois que tout ce manège avec des épreuves à la con n'était qu'une cérémonie de bienvenue pour amuser la galerie, et qu'il nous aurait filé le titre de Capitaine libre quoiqu'il arrive.
Enfin, sur le moment j' étais complètement pris au jeu.

La première épreuve était une course dans les cordages. Il fallait escalader le grand mât du navire de Tsadok et en déplier les voiles. On a envoyé Kandar, et il s'est fort bien débrouillé. Je crois même qu'il a ralenti exprès à un moment pour maintenir le suspense.

La deuxième, plus original, était un duel de carte, sur l'idiot du bâtard. Je connais bien ce jeu, j'ai escroqué facilement 40 pièces d'or à l'équipage grâce à lui avant qu'ils se rendent compte que mes cartes étaient marqués. Hé hé... Enfin l'inconvénient c'est que je ne savais plus vraiment comment on y joue honnêtement, et que j'étais presque certain qu'on ne devenait pas le second du Roi de l'ouragan sans être sacré bon tricheur. Bref, on a envoyé le capitaine pour le symbole. Il a réussi à déjouer la triche de son adversaire, encore une preuve que c'était truqué en notre faveur.

Quand au dernier défis, il était d'une facilité aberrante : un bête combat. Ils nous ont envoyé un troll des cavernes, qui a pu faire mumuse à nous lancer quelques rochers avant qu'on en fasse de la bouillie.

Sous les acclamations du publique, Tsadok nous a félicité et convié à une grande fête le soir même pour notre nomination.

J'ai encore du mal à y croire. D'ici trois heures, je serai sacré pirate de plein droit par Kerdak poing d'os le roi de l'Ouragan. Je n'ai même jamais envisagé de le rencontrer en personne ! C'est fou. Et dire que tout a commencé par un coup de gourdin sur le crâne...
J'ai peut-être eu tord sur Sorin. Peut-être qu'il est vraiment guidé par Besmara, qu'elle prévoit autre chose que du tourment pour nous, que nous sommes tous destiné à la légende.
Mes pouvoirs, ça pourraient bien être elle aussi. L'orage et le tonnerre, ça lui ressemble bien. Tout aurait été tracé... Je ne sais pas, je n'aimes pas cette idée, mais ça semble tellement plausible désormais...Bien plus que je sois arriver jusqu'ici par moi même, aidé par un poisson-barde, un elfe bizarre, un druide qui sait pas ce qu'il veut, un nain sans hache et un paladin fêlé.

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Timothee17
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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Lun 17 Juil 2017 - 10:24

Trainant sur un bureau, quelques taches d'encres coulés sur des pages, la plume encore trempé, gouttant petit à petit.

Au dessus les combats fait rage, quelques chants se firent entendre parmi ceux des épées entrechoqués, des incantations et de la précipitation régnant sur le pont.

Plusieurs feuilles s'entremêlent, presque pleine de mot et de tâches, comme si elle étaient remplis du chagrin et des larmes de celui qui a écrit.

Je me revois sur l'Absynthe, souriant et amusant la galerie,
Je me revois écoutant les légendes de ce capitaine et de ce navire,
Je me revois buvant de mon saoul leurs exploits qu'ils firent,
Je me revois pensant et hésitant lorsqu'un des leurs du périr sous la quille.

Je repense devant mon miroir à celui que j'étais,
Regrettant d'avoir perdu cette curiosité qui me plaisais tant,
Je me vois assombris et fatigué,
J'en veux et j'en demande, une autre solution que ces sombres pensées.

Je repense à ce jour où tu es venu me voir alors qu'il faisait nuit,
Je pleurais la perte, la violence et les miens loin de mes yeux et de mon coeur,
Ton sourire et ta compassion ont réussis a enlever mes craintes et mes peurs.

Je te vois resplendissante au milieu de ce navire,
La lumière de la lune et des étoiles éclairant ton visage,
Ta simple visite ma redonné courage.

Je me souviens à quel point le couroux des officiers, tu craignais,
Ta liberté tu as retrouvé,
Je me rappel à quel point tu su te vengé,
Tes peines et tes craintes sont dorénavant du passé.

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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Lun 17 Juil 2017 - 16:11

Toute cette puissance.
Ce que je pouvais être niaise et mièvreuse.
Mon fauve est comme un gros chat, je le tien par là ou un homme est heureux d'être tenu. Je lui chuchote suffisamment d'idées, avec juste ce qu'il faut de finesse, pour qu'il ai l'impression d'y avoir pensé seul mais sur mes conseils, il ne faudrait pas non plus qu'il s'imagine que je ne lui soit pas indispensable.
J'ai surtout effectué hier un rituel inspiré par Calistria par le quel j'ai dérivé une bonne partie de son énergie vitale à fin de renforcer ma magie, je lui ai présenté la recherche somme s'il l'avait découvert malgré moi, ensuite j'ai pleuré et supplié pour qu'il ne me force pas à effectuer une magie aussi sombre et comportant pour lui de tels risques. Bien entendu au plus je suppliais au plus il raffermissait son opinion, certain que son petit jouet sexuel dévoué ne ferait que renforcer son pouvoir.
Je suis donc amirale d'une flotte Pirate, merci à cette demi dinde qui espère peut être qu'il la récompensera dans sa couche.
Sans compter propriétaire d'une île, bon c'est un bout de jungle pourris infesté de saloperies et de cyclopes dégénérés mais une île tout de même.
Par contre Brund m'inquiète, il est au moins aussi stupide que Sorin mais il n'est pas toujours simple que concilier ces 2 simplets. Le mien ne rêve que de sa déesse sanguinaire et l'autre ne vie dans la nostalgie de son village de bouseux.
Là ils viennent de se disputer à propose d'un simple serpent qui croupit dans un marais.
J'ai déjà du faire des miracles pour obtenir que Sorin pense "de lui même" qu'il est plus utile pour lui,enfin je veux dire moi, de conserver les sylvaniens en vie que comme bois de chauffe.
Je vais essayer de jouer la carte de la partenaire, peut être accepterait il de laisser le serpent comme familier a Brund?
Il a bien de la chance qu'il me soit indispensable pour souder toute cette bande de débiles, sans quoi je prendrais un réel plaisir à le voir mourir, de préférence de manière lente et douloureuse. La manière dont il à libéré la génie.. il me payera un jour, avec les intérêts, dans son sang ... Surtout que Sorin a parlé pour demander une minable amélioration de sa dextérité plutôt que de m'écouter. Et quand j'ai voulu utiliser mon souhait pour la lier à moi cette catin a refusé de m'en offrir un, bien joué. Mais j'ai son nom, et des souhaits cela se trouve ...

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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Lun 17 Juil 2017 - 16:46

Journal de Saorel Rickard, Arpenteur des chaines.


Entré 2, le sacre de la colère de Besmara.
21 Lamashan.


J'ai l'impression de me réveiller d'un rêve. Un étrange rêve, ou j'étais quelqu'un de célèbre, évoluant au milieu du plus haut lieu de port-péril. Sauf que c'était réel. Drastiquement réel.

La réception n'était pas vraiment comme je l'imaginais, mais pas très éloigné non plus. Il y avait de la nourriture, de la musique,des tables et des chaises. Ambiance taverne plutôt que cour royal, mais, finalement, fallait s'y attendre. L'alcool coulait à flot, et dès le milieu de soirée, la plupart des invités avaient oublié pourquoi ils étaient-la.
Mais à notre arrivé, quand l'assistance était pas trop saoul, ce fut l'ovation. La foule des badauds s'est pressée autour de nous, mélange d'admiration, de curiosité et de flatterie. Avec une touche de jalousie et de méfiance par dessus, mais je m'en fichais.

Et au centre de la salle de banquet, sur un sombre trône massif, se trouvait Kerdak poing d'os. Il était assez fidèle au portrait que lui faisait les légendes : grand, robuste, à la barbe dense et noire,la main droite squelettique et armé de son mythique pistolet. Cependant, alors que je m'attendais à un pirate inspirant la crainte et la respect de sa seule présence, je fus fort déçu. Le roi de l'ouragan était avachi sur son trône, buvant au pichet de grande lampée de rhum.
Il nous a d'abord ignoré, puis, semblant enfin se rappeler du motif de la fête, a essayé de réclamer le silence. Sans succès, un comble pour le pirate le plus puissant des chaines !
Il a commencé à tirer en l'air avec son pistolet en gueulant jusqu'à ce que la foule se calme. Et enfin, face à l'assemblé des seigneurs pirates réuni(plus quelques opportunistes et parvenus), il nous a fait avancé et , d'un ton moqueur, invité à raconter nos exploits pour voir si ils étaient vraiment à la hauteur d'un capitaine libre.

Une tâche impressionnante face à un tel public, mais nous avions exactement l'homme(-poisson) de la situation. Bubull s'est placé au centre de la salle et a débuté son récit d'une voix tenu, pour forcer l'auditoire à se taire afin d'entendre.
Cela commença ici même, à port-péril, par sept anonymes assommé alors qu'ils ripaillaient dans la taverne de la vierge prodigieuse. Les malchanceux durent s'habitué bien vite à la vie de marin, et lutter contre la tyrannie du second Mr. Plugg. (Le récit me le fit paraitre encore plus répugnant qu'il ne l'était, si tant est que ça soit possible !). Après moults complots et vilénies, un naufrage donna la possibilité aux sept héros de se mutiner. Ils vainquirent Plugg et devinrent pirate à leur tour. Sur la colère de Besmara, ils arpentèrent les mers, pillèrent de nombreux navire, se jouèrent du consortium de baie-sanglante, conquirent le rocher de la marée, défirent Peau d'encre puis découvrirent le légendaire trésor de Cyrus Wolf et le firent siens.
L'histoire se termine ici même, à port-périls. Quand à la suite, elle reste à écrire...

Je dois lui reconnaitre un vrai talent de conteur. J'avais vécu cette histoire, mais sa version à lui était bien meilleure. Ça sonne plus héroïque et moins sanglant. Voler devient dérober, fuir devient s'échapper, tuer devient pourfendre, et massacrer tous ses ennemis jusqu'au dernier devient triompher glorieusement de nombreux périls.
Tiens, c'est peut-être pour ça que ça s'appelle port-péril ici.
Enfin bon. Kerdak a du admettre que nous étions digne d'être des capitaines libres. Il nous a remis une lettre de marque indiquant que nous étions des pirates reconnus par les chaines et en droit de piller les navires d'autres nations.
Comme ce qu'on faisait avant, sauf que maintenant on a un papier qui nous dit qu'on peut. Evidement, si le sheliax ou le rahadoum nous trouvent avec ça, ils nous pendront haut et court. Mais ça fait partie du jeu (et il faudrait déjà qu'ils nous attrappent, hé hé).
J'ai du jouer des coudes pour pouvoir la lire par-dessus l'épaule de Sorin. C'était difficile à croire. J'étais le quartier-maitre d'un capitaine-libre. Il y avait mon nom marqué sur cette lettre ! Cette lettre qui nous sacrait arpenteur des océans reconnus par une nation de pirate toute entière !
Nos histoires vont se répandre au travers de la mer intérieur, et dans pas si longtemps, la Colère de Besmara sera connu et crainte dans le monde entier !
C'est... je n'ai pas vraiment de mot. Je n'arrive pas vraiment à assimiler tout ce que ça représente. Mais j'ai désormais la sensation au plus profond de moi d'être quelqu'un d'important. D'être légitime. Pas mal pour le bâtard d'un ivrogne et d'une fable.

J'ai mis à profit le reste de la soirée pour me renseigner un peu sur la politique des chaines. Comme je l'avais pressenti, certains disent à mi-mot que Kerdak se fait vieux et plus intéressé par la boisson que par la piraterie. On murmure le nom de Tessa Bonnevent comme son successeur probable, mais elle ne serait pas intéressée par le poste.
Il y a aussi des rumeurs d'une reprise d'activités shelaxienne dans la région. Mais si ils veulent nous envahir à nouveaux, il faudrait qu'ils franchissent l'oeil d' Abendégo.

J'ai le pressentiment que les choses sont sur le point de basculer. Ce n'est qu'une sensation, mais je sens ces choses là. Les points de frictions, la tension dans l'air, la ou le sol est glissant... Les préludes du conflit. Et mon instinct me dit que les chaines sont sur le point d'affronter une tempête d'envergure.

Mais en attendant, le ciel est clair, le vent clément,j'ai les poches pleines à craquer d'or et une ville remplie de bordel pour les dépenser !

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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Lun 17 Juil 2017 - 17:23

Interlude 1

Ile des regards vides.
La colère de Besmara, nid de pie.

Le ciel est noir, et la mer sombre. Je perds mon regard dans les arabesques du vent sur fond de nuage nocturne.

Je pensais que le premier éclaire viendrait de Lhoris. Mais finalement, ça sera peut-être Brund. Etrange animal ce druide. Souple et coulant, il fait mine de dormir, pour soudain bondit au premier signe de menace. Et ici la menace, c'est ce maudit marais.
J'ai bien cru que lui et Sorin allait s'étrangler mutuellement lors de la réunion avec les sylvaniens. Et voila que la lutte reprend, avec encore plus de vigueur, au sujet de ce serpent.
Je vois bien maintenant que la situation ne se résoudra pas avec de petit compromis. Il faudra que l'un des deux cèdent. Mais lequel ?
Je me demande si Brund est prêt à aller jusqu'à faire couler le sang. Il n'a pas l'aire de réaliser que pour que les choses changent vraiment, il devra prendre la place du capitaine.
Et pour ça, il aura besoin de nous. Je serais prêt à le suivre, et surement bien d'autre. Mais cet idiot n'a jamais su demander de l'aide. Il est persuadé qu'il doit et devra toujours tout assumer seul.
Tant pis pour lui. S'il veut en faire une croisade solitaire, alors il mourra seul.

Il n'y a pourtant pas que lui dont les sombres pensées obscurcissent l'horizon. Je me méfie de plus en plus d' Aqen. A la lumière du jour, elle affiche la crainte ou le dédain. Mais hier, lorsque le druide a libéré Vaela, son regard  était noir. Je n'avais que pitié ou mépris pour cette pauvre hère que le capitaine avait perverti dans son sillage, mais je commence à penser que c'est désormais elle qui exerce une mauvaise influence sur lui. Qui sait jusqu'ou s'étend cette influence...

Néanmoins, un jour viendra ou ce piètre duo découvrira que la base de leur pouvoir est chancelante. Ce jour la, l'orage éclatera d'un coup. Tout sera remis en question.Et je suis bien curieux de voir qui en ressortira vainqueur...
D'ici la, je me suis ouvert une porte de sortie. Rien ne sert d'affronter le cyclone quand on peut se laisser porter par sa force. J'étais trop prêt de son épicentre, mais par la grâce de Vaela, je pourrai bientôt voguer à la distance qui me plait.

Le vent retombe.Il est temps que je redescende me mêler à ce petit manège.

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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Mar 18 Juil 2017 - 1:45

Les premiers rayons de soleil éblouissent les gabiers levés de bonne heure pour entretenir la voilure sombre de la Colère, mouillant dans la Baie de l'île des Regards Vides. L'horizon est peint d'une chaude couleur orangée tendant vers le jaune à mesure l'on se rapproche du ciel azuré.

Deux gabiers, accrochés aux cordages, palabrent de choses et d'autres en raccommodant une voile déchirée. Leur attention est attirée par un canot voguant lentement en direction de la plage. Un unique individu est présent dans la barque. Impossible de distinguer qui est cet homme ramant seul vers la côte. Les deux hommes croisent leur regard qui se veut d'abord interrogateur puis inquiet. Quelqu'un aurait subtilisé un canot et aurait déserté ? Un canot manque effectivement sur le pont. Aucun débarquement ou mission de reconnaissance n'ont été annoncées hier par les Officiers.

L'homme dans la barque a accosté et a jeté l'ancre dans l'eau peu profonde de la plage.
Les deux gabiers font de grands gestes vers l'homme se trouvant à la vigie et essaient d'attirer le regard de ce dernier mais sans succès. Les deux gabiers grimpent à la vigie en toute hâte. Ils s'emparent de la longue-vue laissée à l'homme posté sur le sommet en se servant dans la poche profonde de sa braie pour observer la plage et identifier le canoteur.

C'est le second. Les deux marins ne comprennent pas tout de suite les agissements de leur supérieur. Ce dernier va et vient entre l'orée de la forêt et la plage. Il semble entasser dans l'eau, là où la lame vient oublier son écume, des pierres et des bouts de bois qu'ils surmontent d'un tas de feuilles. La vigie, soudain bien alerte, pense d'abord à l'élaboration d'un château comme le ferait un enfant pour s'amuser. Le premier gabier pense que le druide prépare un sort de protection pour le bateau. Le second gabier souffle d'agacement et explique que son grand-père procédait au même rituel lors de prières importantes à Gozreh. Un silence respectueux s'installe dans la vigie comme si le vent divin du dieu de la Nature venait souffler pour exalter un instant leurs esprits.

Bründ s'agenouille devant son autel de fortune. L'eau vient lécher, au gré des vagues, ses pieds et ses genoux. Il écarte les bras, lève les paumes vers le ciel et baisse la tête, comme un signe de soumission envers la divinité qu'il prie. Il rejoint les mains et fait apparaître au creux de ses puissantes mains de l'eau clair. Il bénit l'eau et la verse, goutte à goutte, sur les feuilles déposées sur l'autel.

« Ô, toi, le Vent et les Vagues, puisse ma prière,
Au travers des craquement du tonnerre
Et du roulis des vagues tapageuse,
Parvenir à ton entité glorieuse.

Entends la détresse de tes créations les plus désœuvrées,
Et puisses-tu les protéger des vils profanateurs,
Débarqués, depuis peu, avec leur dessein destructeur,
Pour s'accaparer, par la grâce des mortels, ce havre oublié.

Impose à tes plus ardents détracteurs
Toute la puissance rageuse de ta fureur
Et que face à l'Homme Hirsute, ils frémissent.

Guide ces apostats en ton sentier vertueux
Que nous, tes apôtres, puissions penser à un avenir heureux
Et que tous devant la Dame des Océans, genoux ils fléchissent. »

Bründ reste figé dans sa transe. Des gouttes s'écrasent sur les feuilles de l'autel. Les lourdes larmes du druide meurent sur le feuillage. Jamais il n'aurait cru faire un jour faire semblable prière. Il lève ses yeux larmoyant vers le ciel et prie Gozreh pour qu'il lui envoie une quelconque aide, si infime puisse-t-elle être. Le demi-orque se relève et se dirige vers son canot pour réembraquer sur la Colère de Besmara.

Les trois marins sur la vigie sortent de leur torpeur. Deux s'esclaffent, tandis que le troisième ravise les autres. Il leur rappelle qu'il n'est pas de bon augure de rire d'un dévot priant un dieu ancien et puissant mais les deux pitres ne manquent pas de rappeler que Besmara a jeté son dévolu sur ce rafiot et qu'elle protège son équipage et surtout son protégé, le Capitaine. Que pourrait-il arriver à un équipage entier protégé par la Reine-Pirate ?

Le druide réintègre le navire. Une dizaine d'hommes observent son arrivée. Sa prière sur la plage a déjà fait écho parmi les hommes. Ils l'observent, sans faire transparaître la moindre émotion. Le second remonte seul le canot en s'aidant du système de poulie ad hoc. 6 ou 7 matelots s'avancent pour lui prêter main-forte mais Bründ fait un signe rapide pour leur faire comprendre qu'il n'a pas besoin d'aide.

Un groupe de pirates attend que leur Second ait fini de fixer le canot et demande, sans détour, si Bubull, le navigateur, est bien devenu Vice-Amiral. La rumeur semble circuler mais rien ne semble officiel au sein de l'équipage. Beaucoup d'autres questions fusent. La plupart sont relatives à la nouvelle fonction de Bubull et d'autres demandent si Saorel va hériter d'un bateau. Ces questions sont-elles une marque d'empathie envers Bründ ou simplement des demandes intéressées émanant de pirates carriéristes lorgnant sur une fonction d'officier au sein d'un des nouveau navire de la flotte.

Le druide ne répond pas aux questions mais fait savoir qu'il rapportera au Capitaine la volonté de l'équipage de rendre le nouvel organigramme de la flotte plus transparent et surtout officiel. C'est l'occasion pour le Second de savoir où il se place sur l'échiquier. L'occasion de savoir s'il est évincé gentiment du pouvoir. Pas que le pouvoir l'intéresse mais il voyait sa fonction comme une marque de confiance de Sorin. Le questionnement s'amplifie et la déception grandit. Il croyait avoir trouvé des gens sur qui il pourrait s'appuyer mais force est de constater qu'il se trompe peut-être.
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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Mar 18 Juil 2017 - 17:35

Journal de Saorel Rickard, Arpenteur des chaines.


Entré 3, À port-péril.
26 Lamashan.


À Port-péril ! Au soleil, sous la pluie,à midi ou à minuit,il y a tout ce que vous voulez,
À port-péril !
Je croyais aimer cette ville, mais ho ho, que croyais-je savoir d'elle les poches vide ? La vrai port-péril ne dévoile ses charmes qu'à ceux qui ont les bourses bien remplies. Il y a de ses femmes ici, et elles connaissent des choses...des choses qu'elles ont du voler au paradis pour le monnayer ici bas, ces petites futées.
Je pourrais remplir un journal entier rien qu'avec ce que j'ai vécu ces six derniers jours, mais je vais m'abstenir. Ça serait trop frustrant pour mon futur moi fauché.
Il n'y a pas que les filles à port-péril (bien que la population soit composée à moitié de catin et à moitié de pirate), il y aussi des tavernes (presque autant que de bordel, c'est dire), des boutiques de sabres, des chantiers navales, des temples (on a tout de suite trouvé celui de Gozreh, mais Sorin a eu du mal pour celui de Besmara !) et le plus amusant, des boutiques pour absolument tout ce qui existe ! Quand j'ai débarqué à port-péril la première fois, j'avais été sidéré par la quantité de bidules qui se vendaient ici. Sûr que ça me changeait de mon patelin avec un boucher moisie qui faisait aussi cordonnier, un forgeron boiteux et tout le reste en poissonnerie !
Alors maintenant, je me balade à mon aise d'échoppe en échoppe. J'achète des trucs inutiles, juste parce que je peux me les offrir : des flûtes en bois de pin, des bols en argent, un cor en corne de dragon, des draps en soirie du rahadoum, un oeil en verre qui aurait appartenu à Cyrus Wolf, le tibia d'un shaman Kobold censé porté bonheur, un elixir de sang de liche qui repousse les moustiques et des dés. J'ai trouvé une boutique qui ne vend que ça. Il y en a des petits, des gros, des en bois, en metal, en ivoire, en mithral, à six faces, huit faces, douze faces,vingt faces (qu'est-ce qu'on peut bien faire avec vingt faces sérieusement ?), de toutes les couleurs et toutes les formes possibles. Le vendeur, un malin, vend aussi des bourses pour les transporter, des gobelets pour les mélanger, et du cirage pour les faire luire. C'est diabolique. J'en ai tellement que maintenant j'en balance sur les manants dont la tête me revient pas dans la rue.
J'en cache parfois aussi dans les bottes de Munar.Quand il les met trop vite le matin, ça lui laisse une chouette marque sur la plante des pieds. Après je fais des paris sur quel est le chiffre imprimé sur le pied du nain, ça marche du tonnerre.

Outre ces menues gaudrioles, j'ai également été explorer la redoute mystique avec Brund et Bubull. Il s'agit de la plaque tournante des objets magiques à port-péril. C'est bourré d'artefact fascinant, mais le gnome qui tient l'endroit est une peste. Il faut négocier bec et ongle pour obtenir un objet à bon prix. On a aussi proposé à Lhoris de venir, mais il a refusé. Curieusement il passe tout son temps au bateau. Je sais pas ce qu'il trafique, mais faut être cinglé pour rester enfermé dans ce tas de bois quand les merveilles de Port-péril te tendent les bras !

Bref, je me rend doucement compte que ma pile d'or n'est malheureusement pas illimité. Et comme un objet magique vaut environ trois-cents nuits au bordel, ou mille deux cents chopes, ou encore trois-mille huit-cent trente-trois dés, et bien...


28 Lamashan

écriture irrégulière
ouahaaou, l',a paoudre dde déadrez schintilant sa faih voirentendr dès truks de dwiiingue !!!!!

29 Lamashan

Plus.
Jamais.
ça.

Si j'attrape la petite enflure qui m'a proposé cette poudre de dèdre scintillante de mon cul, je lui arrache sa langue de sale petit escroc. Il s'est bien gardé de parler des effets secondaires, le vermisseau. Voila une journée gâché à me remettre de cette odieuse merde hallucinogène.Il reste moins d'une semaine avant notre dépars, si je la passe à végéter, je jure que je le retrouve et que je lui en ferai bouffer de son produit miracle.
J'espère que la photosensibilité va vite passer.


Premier Neth.

Nethys, le dieu de la magie. Enfin un mois un peu sympa. Enfin, sympa... C'est aussi le dieu des cataclysmes magiques. C'est longtemps resté un dieu abscon pour moi, mais je le cerne mieux maintenant. La face bénéfique, et la face dangereuse. Le pire comme le meilleure. Je peux le sentir à chaque fois que je m'ouvre à mon pouvoir. Une force sans cesse grandissante, capable de changer le monde ou de me briser.
A cela j'ajoute une vision plus personnelle: les bénéfices du chaos. Même les pires outils de destruction peuvent produire des conséquences bénéfiques. Tel l'oeil d'abendégo, pire de tout les cataclysmes mais aussi protecteur malgré lui des Chaines. La tempête brise et déchire, mais ce qui lui survit devient plus fort.
C'est curieux... je ne l'avais jamais envisagé ainsi, mais cette logique correspond bien à la nature du pouvoir qui m'anime...

Je devrais peut-être consacrer un peu plus de temps à réfléchir à ce genre de chose pendant le temps  à quai qu'il me reste.


2 Neth

Je les ai trouvés. Pourquoi maintenant ?Pourquoi au moment ou je cessais de m'en soucier ? Je l'ignore, mais j'ai trouvé leur trace. Dans un vieux bouquin, perdu au milieu de l'immensité de la bibliothèque de port-péril. J'ai bien fait de m'acharné.
Dire qu'il y a trois ans j'avais tenté d'y entrer clandestinement, pour m'en faire chasser à grand coup de pied, et que maintenant j'entre par la grande porte, et avec les honneurs dû , de plein droit, au quartier-maitre du Colère de Besmara ! Si je m'étais douté.
Mais m'y voila. « Traité sur les elfes, les elfiformes, leurs sous-espèces et créatures apparentés, par Octavius Ferdinand  de Felrinor, grand sage et chercheur de l'académie de Quantium ». Et ils y sont, page 207, « Les elfes des eaux : habitants des rivières, lacs, océans et rivages ». Je n'étais pas sûr qu'il s'agisse d'une vrai sous-espèce,mais voila, c'est confirmé. Des elfes s'étant lié à des environnements marins et acclimatés au milieu aquatique. « Dinstinctement reconnaissable à leur peau bleu comme le lagon et à leur grâce naturelle sous l'eau ». Bon la mienne elle est plutôt gris-bleu sale, mais c'est parce que je suis un bâtard. Par contre c'est vrai que je nage sacrément bien, même mieux que l'homme-sardine (même si ça m'apporte que des emmerdes).
Le bouquin dit que certains ont des branchies aussi, mais c'est peut-être des racontars parce que moi je me noie comme tout le monde. Ou alors ça a sauté avec le metissage. Pareil pour les mains palmés, la vision sous-marine et l'affinité avec les poissons. La seule poiscaille que je fréquente elle essaye régulièrement de me piquer mes trucs brillants (ou alors ça ça vient de sa moitié humaine. Piste à étudier).
Rien sur des pouvoirs lié aux tempêtes par contre. C'est peut-être ce don exclusivement humain qui fait disjoncter dans des circonstances insolites, communément appelé « devenir zinzin ». Ouais, formulé comme ça, c'est pas improbable que ça vienne de mon père.

Il y avait aussi tout une série d'illustration dans le livre. J'ai demandé au copiste de la biblio de m'en recopier une, et de la coloriser aussi.
Est-ce à ça que ressemble ma mère ? Jusqu'à présent je n'avais que les élucubrations de mon paternel, renforcé par deux trois rumeurs pas nettes du village. Mais maintenant...
Je ne sais pas. Est-ce que ça change quelques chose ?
Je n'aurai plus a tourner la tête à chaque ondine, sirène, aquatique ou créature vaguement bleuâtre que je croise, ça c'est déjà bien. Mais je doute de tomber miraculeusement sur une elfe des eaux au détour d'une taverne, suivit d'une scène larmoyante de retrouvailles.
Puis c'est pas comme si j'avais jamais cherché à la retrouver. Quoique, ça serait possible. Maintenant que je suis plein aux as, ça devrait pas être si dur de visiter deux trois foyers d'elfe des eaux pour
Qu'est-ce que je raconte ? Je suis un pirate. Je suis venu pour voguer sur les mers, piller des navires,chercher des trésors disparus, combattre des (pas trop gros) monstres marins,  rire à gorge déployé devant les suppliques de mes ennemis vaincu en pleurs, me taper un nombre hallucinant de catin, et mourir d'une MST exotique en crachant de la bile fluo.
Si tout se passe bien.



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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Mer 19 Juil 2017 - 10:33

Voici pour vous une petite contine, de ma réalisation, que je vous conte autour d'une bouteille dans les quartiers des officiers, et dont une copie manuscrite avec une petite subtilité lorsque le capitaine le lira une voix, celui du Barde et du Navigateur, fera qu'il entende comme si j'étais présent

Quand je vois et entend les lamentations d'un Homme en peine, implorant un signe de son Dieu pour éviter un massacre.
Quand je vois la fierté légendaire des nains devant se plier face à son capitaine.
Quand je vois un magicien doté de talent des éléments être bafoué pour ce capitaine,
Quand je vois que seul son égal en matière de combat obtient son respect,
Alors que son respect à celui qui est son opposé par la sagesse et la zénitude de ceux-ci, voir même le talent de glisser sa dague dans les points sensibles.
Quand j'entend pour la dernière fois, le souffle et le râle d'un de nos compagnons,
Ayant perdu la raison et la foi dans les méandres du néant.

Quand je vous entend rire aux larmes après ma malédiction,
Je pensais pouvoir changer vos regards et vous apprendre que la valeur d'un homme,
Ne réside pas dans son apparence mais de ce qu'il vous apporte et ressent en échange pour vous.

Je me dis que nous nous sommes perdus à le rendre plus fort, plus imposant, qu'il ne le fallait.

Bien que je le lui reproche beaucoup de chose,
Je vois en lui celui qui a su trouvé courage en levant son épée,
Pour nous rassemblé et nous unir,
Face à une cruauté qui le surpasse.

Je le remercie pour chaque ennemis tombés, afin de me protégé et de pouvoir en échange conté et chanté ses exploits.

Car sans sa bravoure et sa détermination nous ne serions pas là aujourd'hui,
Nous voguerions comme des âmes sans peine,
A bord de ce navire de la haine.

Je lui en veut beaucoup pour ce qu'il n'a fait,
Mais ce n'est pas de sa faute si la quête de pouvoir et de richesse,
Est la mère patrie des Hommes.

Ce que je souhaite et prie chaque soir,
C'est qu'un jour il écoute son équipage et voit qu'il n'y a pas que du mal autour de lui,
Que même sur une île désertique il puisse voir un coin de plénitude et de tranquillité.
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Nutt
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MessageSujet: Re: Skull & Shackles (Pathfinder)   Sam 19 Aoû 2017 - 15:58

Le secret du Banshie Salée résidait dans le gouvernail de son capitaine, le terrible Jalhazar. Ce dispositif était enchanté pour assurer des manœuvres aisées peu importe les conditions de navigation. Retirer le gouvernail du navire était une entreprise périlleuse car Jalhazar s’était assuré que quiconque qui s’empare de son trésor soit maudit pour le restant de ses jours mais nos pirates ont découvert le moyen de résister à cette malédiction et puisque Jalhazar et son navire reposait depuis au fond de l’océan, il ne resterait plus personne pour leur contester ce butin.

Les féroces naufrageurs

La rumeur disait qu’un groupe de pirates sanguinaires commandés par une puissante illusionniste semait le trouble au sud-est des Îles Rampore.
L’aiguillon de la dame était l’une des plus belles prises de ce capitaine qui osait s’en prendre sans distinction aux navires marchands et aux autres pirates et il était temps de faire connaître la crise à sa petite entreprise.
Après un combat très difficile où fantasmes, mirages et illusions donnait beaucoup de fil à retordre à Sorin et son équipage, Vakarla l’illusionniste se replia dans un repaire situé sur une petite île qu’elle avait caché grâce à un mirage. Elle indiqua malgré elle la position de ce refuge et signa son arrêt de mort. L’équipage de la Colère de Besmara pu récupérer la Guêpe Dorée que Dindreanne convoitait tant et fit route vers Quent.


Et tu trouveras encore plus d’indices qui te conduiront vers d'autres indices...

La statuette récupérée, Dindreanne offrit aux 7 pirates un autre indice leur permettant de trouver leur voie, il leur faudrait trouver un certain Jaymiss Keft qui prétendait détenir des informations à propos d’un espion Chélaxien. Il ne s’agissait là qu’une maigre récompense mais faute de grives, on mange des merles…
Une autre déception attendait le groupe au Temple du Nom Secret puisqu’Anguille leur expliqua qu’ils devaient chercher une naga appelée Sarlis sur la côte ondulante. Cette créature savait ce qu’il était advenu de l’un des espions qu’ils cherchent.


Et dis donc Jaymiss, comment ça marche la gravure ?

Jaymiss Keft, un demi-elfe résidant à Portnoyé était spécialisé dans la gravure sur ivoire. Il soupçonnait l’un de ses clients, un certain Haddon Brochet, d’être un espion à la solde d’une puissance supérieure. Il se fait passer pour un contrebandier mais n’a pas énormément d’activité de contrebande, de plus il passe souvent des messages sur des navires en provenance de Port Enfer et n’avait jamais quitté Portnoyé. Il n’a pas donné signe de vie depuis un certain temps.

Haddon Brochet, c’est le nom d’une personne ça ?

Une nouvelle déception attendait nos aventuriers. Ils espéraient interroger ce M. Brochet mais quelqu’un s’était déjà assuré avant qu’il ne parlerait plus jamais à personne.
Ils trouvèrent l’homme assassiné par deux carreaux d’arbalète dans le dos et la tête plongée dans un aquarium contenant un piranha.
Le groupe fit tout de même une découverte intéressante, un indice de plus camouflé dans un ancien opéra chéliaxien rédigé en infernal. Ce message codé donnait un état précis des allées et venues des bateaux du Maître des Vents et mentionnait également que le contact principal de Haddon Brochet était une certaine Roweena Kellet, une femme vivant à Port-Enfer dans les Arches du diable.


Problème de territoire.

Plutôt que de provoquer un bain de sang, Bubül et Bründ décidèrent de partir à la recherche de cette naga et d’essayer de parlementer avec elle. Sarlis était une femelle naga très jalouse et très rancunière et elle voulait chasser un ancien amant à elle, un naga nommé Munarei, de l’un ses territoires, en échange elle accepterait de révéler aux pirates l’emplacement de l’espion.
Après un dialogue avec Munarei, les deux émissaires réussirent à faire partir le naga en lui promettant de ne plus revenir dans les parages. Sarlis tenu parole et mena les pirates au corps de Varad, un homme décédé depuis plusieurs mois. Une fouille rapide permit de découvrir un message codé dans une corde qui s’avèreraient être des instructions pour rendre compte à une certaine Elliece Abridistant capitaine de l’Étoile du Diamant à Quent.


Abridistant. C’est une forme géométrique ça non ?

Elliece Abridistant avait quitté son rôle de capitaine pirate lorsque la marine du Rahadoum avait capturé son navire. Elle vivait dans un petit bateau de pêche et mouillait à Quent.
En arrivant sur les lieux, nos pirates trouvèrent un diablotin mort la tête écrasée par une casserole et se rendirent compte qu’Elliece avait quitté les lieux depuis un moment.
Les indices trouvés dans sa planque indiquaient qu’Elliece s’était débarrassé du diablotin et avait quitté les lieux précipitamment, sans doute parce qu’elle s’était rendue compte que ce petit visiteur était un moyen de se débarrasser d’elle. Les preuves recueillies indiquaient qu’Elliece était également en rapport avec cette Roweena Kellet à Port-Enfer.


Roweena Kellet et le corbeau assassiné

L’entrepôt possédé par Roweena à Port-Enfer était vide mais les pirates y trouvèrent tout de même une note détaillant les allées et venues des navires du Maître des Vents, de Tessa Bonnevent, d'Arronax Endymion, d'Avimar Sorrinash et de Kerdak Poing-d'Os. Un numéro à 6 chiffres était noté à côté de chaque nom, sauf à côté de celui d'Endymion. Ce registre était accompagné d'une note "Envoyé par Corlan »
Corlan était un tengu contrebandier résidant également à Port-Enfer. Lorsque les pirates virent lui rendre visite, il semblait très nerveux. Après une discussion stérile et sans importance, ils commencèrent à lui tirer poser des questions embarrassantes et c’est alors que Corlan reçu un carreau d’arbalète en plein dans la poitrine.
Les pirates purent rapidement déterminer de la provenance du carreau et se ruèrent sur les toits pour y débusquer le tireur, un certain Giles Halmis. Après un combat contre lui, Sorin força Giles à dévoiler sa mission. Il avait été engagé par une certaine Zarskia Galembar, une apothicaire travaillant à Port Péril, pour « nettoyer » un réseau d’espion devenu inutile. Il devait se rendre chez Zarskia une fois sa mission terminée pour y recevoir l’intégralité de son paiement.
Giles leur donna le mot de passe pour entrer dans la boutique « L’apothicaire Feuilledejaspe » sans éveiller les soupçons de sa propriétaire.


L’alchimie pour les nuls.

Grâce à Lhoris et à ses récentes facultés à communier avec des diables, les pirates ont réussi à obtenir une cartographie complète et un renseignement précis sur les défenses de la boutique. Ils prirent la décision d’attaquer sur plusieurs fronts, ce qui couta malheureusement la vie à Sorin et Bubüll lors de l’assaut contre Zarskia Galembar.
Bubüll fut réincarné dans un Grindylow par Bründ et après qu’Aqen ait imploré les officiers de ne pas en faire autant avec le capitaine, Sorin fut conduit au temple de Besmara de Port Péril où il fut ramené à la vie.
Les indices retrouvés chez Zarskia montrent qu’elle travaillait effectivement pour une grande nation et tout porte à croire qu’il s’agissait du Chéliax. Ils ont découvert une note rédigée en infernal :
« Le silence est maintenant la clef. Nous mettrons notre plan en action dès que notre agent aura fini ses préparatifs. Détruisez toutes les preuves et vendez discrètement votre magasin. Faites votre rapport à Nisroch pour connaître votre prochaine mission ».
Tessa leur adressa ses remerciements et se montra très généreuse avec nos héros. Elle leur demanda de lui laisser la main pour le reste de l’enquête.

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