Un club de jeu de rôle à Bruxelles - Locaux disponibles 24h/24, 7j/7 - Salles fumeurs et non-fumeurs
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue chez les Saigneurs du Chaos
Le club entame lentement sa léthargie estivale.
C'est le moment de commander le T-shirt des 25 ans Mr. Green
Pensez à remplir les frigos pour les suivants. On aime tous les boissons fraîches Wink
Parler de jeu de rôle en se lissant la moustache et en se faisant des taches de sauce ? Les Spaghettis du MJ, c'est tous les mois A table
Tu ne sais pas comment ajouter une date au calendrier ? Tu en as besoin ? Voilà comment faire
L'ordinateur est votre ami. Souriez, citoyen.
Tu aimes le club, le gris et l'orange, tu peux acheter un T-shirt SDC. Sinon, achètes-en deux Mr. Green
Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn
Tu veux nous aider à nous faire connaître ? Tu peux utiliser nos signatures dans les autres forums de jeux Very Happy
Écraser ses ennemis, les voir mourir devant soi et entendre les lamentations de leurs femmes.
For the night is dark and full of terror.
C'est plus fort que toi. Dès qu'un mec se mouche, il faut que tu gardes la morve.
Je suis très désappointé !
Ne fais pas attention à l'aspect rudimentaire de cette maquette, je n'ai pas eu le temps de la faire à l’échelle ni de la peindre.
Tu as une grosse voiture et du temps ? On veut bien un coup de main pour faire les courses du club de temps en temps Razz
Some men just want to watch the world burn
J'adore qu'un plan se déroule sans accroc.
C'est à une demi-heure d'ici. J'y suis dans dix minutes.
Les dieux n’aiment pas qu’on ne travaille pas beaucoup. Les inactifs risquent toujours de se mettre à réfléchir.
Je suis désolé Dave. Je crains de ne pas pouvoir faire ça.
Chaussette !
Culture JDR : Darths & Droids (EN) ou (FR)
J'adore l'odeur du napalm au petit matin.
J'ai dégusté son foie avec des fèves au beurre... et un excellent chianti.
*scrontch scrontch* C'qui est embêtant dans les oiseaux c'est le bec. *scrontch scrontch*
Il ne fallait que cinq centièmes de secondes à X-OR pour se retrouver dans son scaphandre de combat.
J'aime ces petits moments de calme avant la tempête.
Ça ne compte quand-même que pour un !
T'endors pas, c'est l'heure de mourir.
Hulk... Smash.
Leeeerooooooooooooooooy Jeeeenkiiins !
Ni !
Mr Bond, vous avez la fâcheuse habitude de survivre
For the Watch...
Culture JDR : Dork Tower (EN)
I am the one who knocks.
Décidément les temps, comme les œufs sont durs.
Pour survivre à la guerre, il faut devenir la guerre
The cake is a lie
Il ne sait pas se servir des trois coquillages...
T'as pas une gueule de porte-bonheur.
I lost my marbles.
Si seulement les kobolds pouvaient venir et t'emporter... Immédiatement.
Il me faut la consolation des ombres et l'obscurité de la nuit.
Ecoutez, ça devient ridicule. Si on se met à discuter des problèmes, on ne fera jamais rien.
FUS RO DAH !
Donjons et Dragons ... La grande aventure ... Par-delà la raison ... D'étranges créatures ...

Partagez | 
 

 Cthulhu - anno 1938

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lockhiel
Timide
avatar

Nombre de messages : 14
Date d'inscription : 26/06/2016

MessageSujet: Cthulhu - anno 1938    Lun 8 Aoû 2016 - 23:24

Journal des deux premières partie.
... Ceci n'est pas un résumé ... que du contraire

Journal d'Ephraim Bay


- professeur Lockaert : archéologue réputée. professeur à l'université d'Arkham. intérêt pour l’Egypte antique et l'univers celtique. Aime les chiens.
- détective privé Jack Boyde : chapeau mou, costume et belle gueule. Ancien flic et ami de certains membres de la police, il résout les affaires en toute discrétion. Sa sœur est à l'hôpital pour troubles mentaux.
- docteur légiste Murray (?) : grand, maigre froid et distant, professionnel dans son métier, porte un œil de verre et présentant une passion pour les tatouages des autres qu'il collectionne avec avidité.
- docteur Ikben Zanzar psychiatre : psychiatre reconnu d'Arkham. Grand, chauve, aimant analyser les autres, rationaliste et athée mais appréciant la compagnie des animaux, de préférence à celles des autres humains. S'y connait en hypnose.
- monsieur Ephraim Bay : Grand métis assistant en psychiatrie, il a les mains déliées et un passé douteux. S'y connais pour embobiner les gens, en douceur ou non. Il a quelques connaissances sur le vaudou dont il ne parle pas facilement.


Première séance

Nous rencontrons un certain Walter Matheson, émissaire de confiance de madame Claudia Watley. Il est étrange, animé d'un petit rire, nerveux. Il demande à ce que le Dr Zansar et moi-même participions à une réunion concernant une mission qui requerrait nos expertises spécifiques et bien rémunérées. Nous irons par curiosité. Il contacte également un médecin légiste et une archéologue. Lors de notre arrivée, il semble discuter avec un homme qu'il invite à entrer. Ce dernier refuse et reste dehors.

- le professeur Reis contacte un détective privé pour enquêter sur les activités de madame Watley. En effet celle-ci veut engager plusieurs personnes pour résoudre un mystère dans sa ville d'origine et ayant trait aux monolithes. Le détective commence par suivre Walter et épier la réunion.

Lors de la réunion, madame Watley est absente et Walter nous explique que celle-ci souhaite que nous l'aidions (250 dollar/jours) à retrouver les monolithes manquants à Dunwitch. Petite ville ou des évènements tragiques, transformé en hystérie collective, ce serait passé il y a 10 ans. Il est question de monstre géant, de disparitions. Plusieurs de nos pensionnaires sont originaires de Dunwitch. Si les raisons d'engager une archéologue semblent évidentes, la raison pour laquelle le docteur et moi-même participons est étrange, "pour encadrer, gérer car les gens de la ville sont bizarres". Il est intéressant d'un point de vue scientifique de pouvoir enquêter sur les lieux ayant engendrés de tels phénomènes. Et cela nous fera des vacances tous frais payés sans compter l'occasion pour le docteur Zanzar de reparler de la primauté de la science sur les superstitions. Un médecin légiste nous accompagnera aussi, peut-être qu'il y aura des corps à identifier.
Nous convenons de nous retrouver à Dunwitch dans 3 jours. Le temps de se préparer et de faire le nécessaire pour pallier à notre absence.

Deuxième séance 07/08/2016

Nous arrivons à Dunwitch.

- Boyde arrive en premier afin de faire un tour de repérage dans le village. Il s'installe ensuite à une terrasse pour prendre un café. Il a une chambre dans l'auberge.  Il nous regarde arriver de loin. Il se renseigne aussi sur le professeur Reis, son commanditaire : un professeur retraité de parapsychologie (?) qui aurait été présent il y a 10 ans lors de l'évènement traumatique. Il a son matériel photographique et compte aller voir les monolithes.

Nous arrivons dans la voiture du docteur Zanzar, 3 heures de route, passage par-dessus le fleuve Miskatonic. Voyage sans histoire. Nous allons être hébergés chez madame Watley. La ville de Dunwitch est étendue mais contient peu d'habitants, surtout des personnes âgées car les jeunes fuient vers Arkham dans l'espoir d'une vie un peu meilleure. Les maisons se ressemblent, il y a une petite auberge qui semble bien vide. La ville est constituée de maisons/ fermes distantes les unes des autres. Les récoltes ont difficile à pousser, le sol semble comme mort. Le bétail est partout. La ville est dans une sorte de cuvette, entourée de collines et de bois, les monolithes sont dans les hauteurs.

Nous sommes accueillis par le sémillant Walter. Celui-ci semble mettre mal à l'aise les personnes des environs. À moins que ce ne soit l'arrivée de gens de la ville qui les impressionne. Il serait arrivé avec un "freak show" dont il était une animation et aurait décidé de rester ici. L'archéologue arrive peu après nous, Walter ne semble pas étonné et regardait dans la direction de sa venue - en même temps, il n'y a pas beaucoup d'autres voies par lesquelles passer, ce n'est pas étonnant qu'il regarde par là. Nous allons à pied chez madame Watley, les chemins étant impraticables en voiture.
La maison Watley, une grande baraque à l'air défraîchi à l'extérieur mais bien restaurée dans un style rustique et épuré. A l'avant, nous attend madame Claudia Watley, la trentaine, habillée en homme, le visage impassible, stoïque. Elle attendait 6 personnes, Walter parle que la cinquième n'est pas loin. 6 personnes? On devait être 5.

Réunion dans la salle à manger, Claudia nous explique la situation par rapport aux monolithes et à sa famille. Tout en prenant un bon café apporté par Walter, qui est décidément fort prévenant. Il y des monolithes qui sont visibles mais Claudia est persuadée qu'il y en a d'autres et a besoin de notre aide et de notre regard si particulier pour trouver les autres. Les monolithes visibles sont d'origine humaine, gravés de symboles, langage ancien qu'elle sait partiellement lire grâce à son cousin. Celui-ci avait un grimoire écrit dans cette langue. Ils étaient déjà présents lors que les fuyards de Salem (1690) sont venus s'installer ici et les autochtones les disaient déjà présents à leur propre arrivée. Du vieux caillou donc. Elle nous propose d'aller voir les monolithes sur place mais avant cela nous montrer nos chambres et se préparer à la ballade dans la nature. Elle nous apprend aussi que le médecin légiste nous rejoindra plus tard, une histoire d'accident qui a fait de nombreux morts en ville et donc de nombreuses heures supplémentaires pour le médecin. Espérons qu’aucun d'entre eux n'ait de tatouages sinon il ne viendra que plus tard.

Walter nous montre nos chambres à l'étage, près de la sienne et de madame Watley. Les chambre sont dénudées, un lit, une armoire, une table de chevet. Pas de décorations sauf des cadres blancs mais nous sommes invités à en mettre si nous le souhaitons. L’endroit est propre et net. Je prends la chambre proche des escaliers, si quelqu'un vient je réagirai sans doute mieux et plus vite qu'ikben dont le sommeil lourd est légendaire à l'asile. Celui-ci s'installe à proximité de la salle de bain, rien d'étonnant pour lui qui aime tant être propre. la professeur Lockaert prend la chambre à côté. Elle a de nombreux livres dans ses bagages. Il reste encore 2 chambres inoccupées et une pièce fermée. Encore ce sixième personnage.
Walter a un gros trousseau de clés, ça me rappelle le mien à l'asile, mais au moins les chambres ici sont bien plus confortables que nos cellules. La professeur Lockaert demande pourquoi tout fermer à clé ainsi. Walter répond que c'est la volonté de madame Watley et que cela empêche la vermine d'entrer. Zanzar se change, ainsi que la professeur pour aller dans les bois.

Arrivés en bas, madame Watley nous prévient qu'elle ne vient pas avec nous, une chose à faire en ville d'urgence. Walter arrive tout excité, signalant que la dernière personne sera bientôt là. Nous sommes dans les bois depuis peu de temps, il y fait silence, mais il n'est pas paisible. Il n'y a pas d'oiseau ou de petits mammifères, même le vent se tait. On entend soudain un appel, c'est un certain Boyde, une connaissance de Zanzar, qui se trouve comme par hasard ici. Walter a les yeux tout brillants en regardant Boyde. Nous allons de concert vers ces fameux monolithes. Toujours le silence environnant, interrompu par des grincements, grondements sourds. Walter nous explique que cela fait 10 ans qu'on ne les avait pas entendus, que cela a repris il y a quelques mois et que cela vient probablement des failles situées un peu plus loin. Nous irons les voir plus tard.

Surprise, madame Watley nous attend devant les monolithes. Soit elle est une incroyable sprinteuse soit elle a pris un raccourci. Zanzar présente Boyde mais Walter et Claudia semble le connaitre, ce qui a l'air de le surprendre un peu. Avant d'examiner les pierres, qui de l'avis de tous ressemble à un cromlech, elle veut nous en dire un peu plus sur sa famille, avant que nous n'entendions les rumeurs des villageois. S'ensuit une explication touffue dont les éléments suivants ressortent.
- il y a deux anciennes familles blasonnées à Dunwitch, les Watley et les Bishop. Chacun à une branche saine et une branche dégénérée. Les branches dégénérées se seraient éteintes. Les deux familles sont vieillissantes.
- les cousins Watley (le vieux Zébulon, le jeune 15 ans Wilbur) faisaient des rites religieux mais sans sacrifices humains ici. Zébulon n'a jamais quitté la ville et est décédé. Lavinia sa fille a disparu depuis des années. Peut-être qu'on retrouvera son corps. Wilbur a vécu seul ici.
- l'idée est qu'il y aurait ici des énergies perturbatrices. Elle nous explique que Walter est une sorte de médium qui devine et ressent les choses. Mais que cela fonctionne moins à Dunwitch. C’est pour cela qu'il est resté ici je pense. Il y a comme des parasites dans la réception de la radio qui est dans sa tête, explique-t-il. Les monolithes perturbent Walter mais il ne semble pas y en avoir assez pour justifier une telle perturbation (comment elle sait ça?).
- la zone serait idéale pour la magie, les invocations (de quoi?), la sorcellerie
- Claudia veut comprendre les monolithes. Savoir si ce qui c'est passé il y a 10 ans était une hystérie collective ou autre chose, si c'est de la folie ou pas. Elle veut terminer ce que son cousin a entrepris, et faire l'invocation.
- Il y a 10 ans, elle aurait vu une créature énorme et tentaculaire qui laissait des trainées de goudron derrière elle. La maison aurait comme implosé (chaudière qui explose nous dit elle aussi). Elle venait voir son cousin Walter (il faisait beaucoup plus vieux que son âge, une caractéristique familiale),  c'est lui qui lui a enseigné un peu de magie et lu le grimoire, mais il avait disparu. Une autre famille avait aussi disparu et leur maison avait été comme écrasée. Le bétail environnant avait aussi disparu.  

La professeur Lockaert regarde les monolithes, tente de déchiffrer l'écriture. Cela lui dit vaguement quelque chose et elle va s'atteler à la traduction. Claudia nous dit que cela parle de Yog Sottoth, une sorte de divinité que son cousin appréciait et qui serait lié à une forme de nettoyage de la terre. Elle propose de prendre un morceau de monolithe pour faire une datation, Claudia a l'intuition qu'il ne serait pas bon d'abimer les pierres. Walter qui vient de réapparaitre donne un morceau qu'il a prélevé sur un monolithe un peu plus friable. Boyde prend quelques photos des monolithes.

Claudia nous raconte sa rencontre avec Walter. Il aurait été trouvé errant dans les bois par un cirque de l'étrange et adopté, vu ses étranges capacités. Ils se sont rencontrés ici, à Dunwich, il l'a abordé en lui demandant ce qu'était cette grosse créature qu'il voit autour d'elle. Parfois il sait des choses sur les autres (il me voit dans les marais, je n'ai pourtant jamais parlé à personne de cette histoire), parfois il est comme en transe et oublie ce qu'il dit. Par exemple il a marmonné une histoire d'échelle à une femme enceinte et quelques jours après son époux décédait d'une chute de toit du à une échelle vermoulue. Pas étonnant que la ville se méfie de lui.

Nous allons voir les failles. Il n'y a rien de particulier. J’évoque l'idée d'y descendre mais Zanzar à l'air mal à l'aise. Il se retourne aussi brusquement comme s'il avait entendu un bruit, mais il n'y a rien. Un peu de nervosité citadine je suppose.

Nous retournons vers la ville, par le raccourci. Vraiment, Claudia a fait très vite pour  nous rejoindre tout à l'heure. Nous allons prendre un café tandis que la professeur Lockaert va chercher des informations complémentaires à la commune (cartes, livres...). Installés à l'auberge où nous parlons de nos découvertes, buvons et mangeons du crumble aux pommes. L’aubergiste nous dit quelques mots sur la mauvaise réputation de la famille Watley et sur le fait que les étrangers arrivant ici sont simplement des égarés. On ne vient pas volontairement par ici. Un petit garçon de 5 ans s'approche. Il s'agit de Charles Bishop. Il veut savoir ce que l'on fait près des failles et avec la sorcière. Il nous dit que ce sont de grands trous où, il parait, rodent des créatures bizarres, je lui propose de venir les visiter, quoi de plus intéressant qu'une petite dose de risque dans une jeune vie. Il a aussi été près de la maison des Watley où il a entendu Claudia parler dans une langue incompréhensible et des bruits d'explosion, comme des pétards. Il est très éveillé cet enfant, il a aussi un précepteur deux fois par semaine. Son père vient le chercher.

Nous décidons tous de rentrer. Boyde reste se reposer à l'auberge où il a une chambre, refusant celle qui lui est proposée à la maison. Tiens le voilà donc notre numéro 6. Nous allons donc manger ensemble avec Claudia et Walter. Attablé devant un excellent ragout, la professeur Lockaert nous parle de ses découvertes: il y a sans doute d'autres monolithes, sur une large zone. Les autres sont plus anciens que celui qui est visible et sont sans doute recouverts de terre. Il faut chercher des grottes. Il pourrait y avoir un autre monolithe sous celui qui est apparent.

Claudia nous informe que le téléphone va être installé dans l'auberge, c'est l'évènement du soir. Nous y allons, recroisons Boyde et les autres villageois, ainsi que le petit Charles. Nous parlons brièvement avec son père, son second fils est à l'université, pour devenir archéologue et suit les cours du professeur Lockaert. Le téléphone fonctionne, l'opératrice semble être bavarde. Tout le monde rentre rapidement chez soi, on n'aime pas rester dehors la nuit à Dunwitch. Zanzar téléphone à l'hôpital pour vérifier que tout se passe bien, et demander discrètement de retrouver le dossier de la sœur de Boyde (automutilation, troubles de l'humeur, troubles alimentaires). Le personnel lui dit que tout est en ordre, à part des rumeurs d'oiseau géant qui auraient survolés la ville.

Nous restons à discuter dans l'auberge. Zanzar se demande d'où provient la fortune des Watley et comment la maison a été restaurée. Claudia nous explique la fortune ancienne et bien assise ainsi que ses étonnantes capacités de restauration de maison. C’est elle qui aurait tout refait, avec un peu d'aide de Walter et des gens du cru. Son cousin avait commencé des travaux dans les caves et le grenier pour agrandir tout cela. Elle a fait changer le grenier en chambres et salle de bain, établissant un large living room plus accueillant au rez de chaussé. Nous évoquons aussi les personnes venues d'Arkham lors des évènements dramatiques d'il y a 10 ans. Il s'agirait d'un certain Armitage (décédé depuis), professeur Reis et un jeune homme du nom de Morgan. Non seulement ils auraient pourchassé mais aussi tué la créature. Ce serait une bonne idée de contacter ces gens pour avoir leur vision des faits. Zanzar semble dubitatif, après tout, tout cela n'est que du discours reconstruit d'hystérie collective. Nous décidons donc de rentrer. Je flâne un peu dans les rues sombres avant de rentrer, je ne croise personne, excepté un grand chien aux yeux luisants qui disparait subitement derrière un buisson. Nous sommes rentrés, Walter écoute de la musique dans sa chambre, il a bon gout. Nous nous apprêtons à dormir. Je conserve mon couteau sous mon oreiller, cet endroit est étrange et on n'est jamais trop prudent.

- pendant ce temps, le détective Boyde contacte son employeur, le professeur Reis. Il apprend par le professeur Morgan que Reis est décédé. Morgan semble choqué et désireux de parler. Boyde part le rejoindre à la maison de Reis à Arkham. Arrivé à la maison, le policier Jackson, un ami à lui, lui dit que c'est une vraie boucherie. il va voir sur les lieux du crime, examine l'endroit. la tête de Reis aurait été arrachée et est manquante, il y a une grande gerbe de sang au mur mais qui ne recouvre pas autant de place que cela aurait dû, il y a une grande plume sombre qui traine, les affaires n'ont pas été dérangées. L’hypothèse serait qu'une créature (oiseau?) énorme serait rentrée mais cela n'a aucun sens. Jackson porte peu d'intérêt à la plume, la prenant pour un objet de collection de Reis. Morgan retourne dans son bureau à l'université et est rejoint par Boyde. Il lui résume le travail qu'il effectuait pour Reis, l'enquête sur les comportements des Watley, le désir de Claudia de terminer le rituel. Morgan dit qu'elle est folle.  Morgan raconte sa version des faits d'il y a 10 ans. Armitage a préparé armes et déplacement. Il fallait contenir la créature dans la ville. Ils ont pourchassé la créature de la taille d'une maison jusque dans les failles et lui ont lancé de la poudre et des incantions et elle a disparu ou s'est désintégrée. Il ne veut pas mettre les pieds à Dunwitch. Il avoue que Wilbur est venu ici à la recherche d'un livre et qu’Armitage l'a tué en lui tirant dessus. Il ne fallait pas qu'il consulte ce livre. Le corps de Wilbur serait tombé en poussière. Boyde rentre dormir chez lui et repart à Dunwitch le lendemain.

Pendant la nuit, je suis réveillé par un grattement au sol, qui s'arrête près de ma porte, je reste immobile, à l'affut, le couteau en main sous l'oreiller. La clinche s'ouvre, bruit de pattes qui s'arrête et repart en sens inverse. Je me lève et le suis. C’est juste un gros chien, le même que celui que j'ai vu cette nuit en ville. Il sent mauvais en plus, une vague odeur de soufre. Il me regarde, je le regarde, il s'éloigne vers la chambre de Walter. Celui-ci ouvre la porte et l'accueille, c'est son chien, Matt, il lui dit quand même "rentre vite avant de te faire voir", quelle importance qu'on voit son chien? Je fais signe à Walter et retourne me coucher. La nuit est paisible.

Le lendemain matin, je descends après de brèves ablutions, Ikben est debout mais pas encore conscient. Il lui faut du café. Walter demande si Matt son chien ne nous a pas dérangé. C’est juste qu'il a une odeur un peu forte et des yeux étranges blancs comme aveugles alors qu'il y voit très bien. C’est un chien qui vivait par ici et qui s'est attaché à la maison et à Walter et comme lui, il fait un peu ce qu'il veut. La professeur Lockaert l'a aussi entendu gratter cette nuit. Zanzar est dehors et regarde ce grand chien qu'il traite de poney et puis fait une drôle de tête, à croire que le chien lui a répondu. Claudia est partie mais va bientôt revenir. Nous parlons de Charles, à qui Walter donne parfois des cours de botanique, en cachette de ses parents. Le petit déjeuner est excellent, riche, avec œufs et bacon.

Notre archéologue prévoit de passer la journée dans les livres et la bibliothèque pour trouver d'autres informations sur le passé. Elle trouve un vieux livre relié de cuir, comme un recueil de légendes parlant de l'arrivée de la population à Dunwitch, des colons. Les sorcières arrivées de Salem trouvaient que leur pouvoir était renforcé ici. Sans compter que le lieu était propice à l'installation (rivière, bois, vallons...). Les indigènes expliquaient que les monolithes étaient déjà là et qu'il était possible d'invoquer une créature qui amplifiait les pouvoirs, mais qu'ils ne le faisaient pas trop souvent. C'est la créature elle-même qui leur aurait appris le langage gravé sur les monolithes. En fouillant dans les registres, elle trouve aussi trace des grandes familles de Dunwitch, celles-ci s éteignant peu à peu.

Walter, Claudia, le chien Matt, Zanzar et moi allons en forêt explorer cet autre point où la nature sensible de Walter indiquerait que quelque chose serait là. Walter et le chien ne nous rejoignent pas de suite, c'est l'occasion de parler à Claudia. Elle est née à Dunwitch mais ses parents sont plus proches d'Arkham. Elle se sent bien dans cette maison qu'elle a reconstruit et à ce désir de comprendre et peut être aussi de prendre part à la tradition familiale. En ce qui concerne le rituel d'invocation elle nous explique qu'elle a les informations, elle a observé ce rituel, et a noté des informations du grimoire. Malheureusement, bibliothèque et grimoire ont été détruits il y a 10 ans. Elle est descendue dans les failles mais n'a rien trouvé, et a failli se prendre une de ses roches instables sur le crane. C’est d'ailleurs ces roches qui font des grincements pour elle. Elle nous révèle candidement qu'elle a tenté le rituel il y a un an, mais que celui-ci a raté et qu'il n'en est rien sorti. Magie insuffisante nous dit-elle. Mais sa voix sonne faux, je parie qu'il s'est bel et bien passé quelque chose mais qu'elle ne veut pas en parler. Le mensonge fait partie du processus de révélation de la vérité, cela prendra un peu de temps mais nous saurons, comme dirait Ikben. Nous arrivons dans la fameuse zone, et il n'y a rien à voir, à part peut-être des arbres plus verts que partout ailleurs.

Je lui demande si elle n'a pas un sort ou quelque chose qui montre que la zone est spéciale. Zanzar me fait des gros yeux, "ne pas aider à la construction d'un délire hallucinatoire en posant trop de questions", mais quand même quelle histoire intéressante. Elle me dit que oui, met ses mains vers l'avant, se concentre et une flamme apparait dans sa main. Elle le fait plusieurs fois, sans efforts, sans prononcer quoique ce soit. Zanzar doit penser que c'est de la prestidigitation, phosphore et compagnie. J'ai déjà vu ça, quoique rarement et avec des rituels compliqués, peut être que Claudia a un don, et si c'est le cas, qu'est ce qui est vrai ou faux? Je préfère ne pas y penser pour le moment. A ce moment Walter apparait. Walter n'est pas surpris par la flamme et lui fait même une remarque sur son entrainement. Elle nous dit qu'ici c'est plus facile de le faire mais que pour Walter c'est plus compliqué. Il dit en riant qu'il n'est pas un sorcier. Claudia dit que pour Walter c'est comme si il y a une interférence sur son canal radio et qu'il faudrait capter cela. Elle met ses mains sur le crane de Walter, ses yeux se révulsent et il s'effondre évanoui. Ikben lui fait respirer des sels. Il revient à lui et raconte une brève vision d'une grande cité avec une lumière au centre, un rêve comme il dit.

Claudia veut rentrer à la maison, nous souhaitons rester un peu encore, à la recherche d'autres éléments étranges dans la zone. Elle nous dit que le chien Matt peut nous guider pour le retour, d'ailleurs il est juste là. Matt se met devant Ikben et tire une drôle de tête, comme s'il lui disait bonjour. Ikben grommelle en disant que ce chien semble se moquer de lui. Nous cherchons dans la zone, je demande, à moitié en riant, au chien s'il sait s'il y a quelque chose d'intéressant ici, il éternue. On continue de chercher et Ikben trouve un os puis un squelette humain, il agite le tibia en direction du chie en lui disant « et ça ce n’est rien ? ». En fouillant un peu, nous trouvons une chevalière avec le blason des Watley. Ce serait Lavinia, fille Watley disparue depuis des années. Nous retournons à la maison prévenir Claudia. Elle reconnait la bague, celle de son grand père et l'enfile. Elle demande à ce qu'on aille chercher les os et les ramener pour les enterrer dans le cimetière familial. Pendant ce temps Zanzar va à la mairie signaler que le corps de Lavinia a été retrouvé et à la bibliothèque prévenir la professeur Lockaert des derniers évènements.

- Lockaert semble assez ouverte aux idées de magie, à la possibilité du surnaturel, après tout dans les anciennes peuplades il s'est passé bien des choses étranges et incompréhensibles. Ikben découvre une mairie nonchalante ou l'on barre l'expression disparu pour la remplacer par décédé sur le registre des personnes. Il n'est pas nécessaire d'appeler la police pour cela n'est-ce pas... En sortant du bâtiment il croise Boyde en voiture. Ils échangent brièvement leurs informations et Zanzar décide d'accompagner Boyde à Arkham pour rencontrer Morgan. Il passera par la maison Watley pour prévenir qu’une urgence le rappelle à l’hôpital. Boyde compte retourner à Arkhahm car son employeur est décédé et qu'il n'a plus de raison de rester ici.

Pendant ce temps Claudia, Walter, Matt et moi allons chercher le corps. Matt aide à déterrer le corps de Lavinia. Nous l'entourons d'un linge et le ramenons le plus dignement possible à la maison, avec une brouette. J'ai eu l'impression étrange que le chien et Claudia avait une discussion, la façon dont ils se regardaient, leurs réactions tout évoquait une discussion. Alors soit je suis contaminé par l'ambiance mystérieuse du lieu et je ne peux me fier à mes sens, soit ce chien est bien plus qu'un grand cabot puant et futé. En tout cas je vais y être attentif.
Revenir en haut Aller en bas
DrazielLaura
Beau parleur
avatar

Nombre de messages : 409
Age : 29
Date d'inscription : 08/10/2015

MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    Mar 9 Aoû 2016 - 13:58

super résumé Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
DrazielLaura
Beau parleur
avatar

Nombre de messages : 409
Age : 29
Date d'inscription : 08/10/2015

MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    Mer 9 Nov 2016 - 20:52

voici un résumé des séances précédentes , si il manque des détails ou des événements , nésiter pas à le signaler study

14 octobre 1938

Découverte du corps de Lavinia , elle passe de disparue a décédée dans le registre de la mairie ,
Mort du professeur Rice , Boyd va a Arkham et interroge le docteur Morgan ,
Lockart trouve des infos sur les monolithes , il y a bien d'autres monolithes
15 octobre 1938

Les investigateurs vont a Arkham pour interroger le docteur Morgan sur les événements d'y a 10 ans , ils découvrent le necronomicon gardé a la Miskatonique et le loue , Ils interrogent aussi le doyen qui leur dit qu'il connaît bien Claudia et qu'il soutient ses recherches ,
Ils obtiennent aussi des infos sur Walter au freak show d'où il provient , il serait plus âgé qu'il en à l'air ,( lui par contre ignore son age )
Annonce de l'hivernation du Freak show a Dunwitch , dans le terrain de l'ancienne ferme Whateley , ( je ne suis plus sûre de a quel moment c'est)
16 octobre 1938

Arrivé du vaisseau Yith (invisible ) , ce qui perturbe Walter qui regarde toujours au dessus et des grosses chaleurs
Découverte d'un puits très profond près de l’endroit où le corps de Lavinia à été découvert ,
Coming out de Matt , qui est en fait un chien de Tindalos , ils téléporte le groupe chez Whateley et leur parle de ce qu'il fait ici : comprendre pourquoi il s'est retrouvé a Dunwitch au lieu de sa destination ,
Départ du détective et arrivé D’Albert , en chemin , l a croisé les cultistes du roi en jaune , qui ont eu un accident car le conducteur a cru voir une énorme ombre passé au dessus d'eux ,
Découverte des pouvoirs de Charles Bishop , il apprend un sort de glace ( en faisant une glace a l'eau ) devant eux ,
Renvoie de Biscotte ( le Byakees ) par Charles
Explication détailler de la situation par Claudia ,
Le maire vient demander des explications par raport au détective qi est venu le voir ,


17 octobre 1938
-Arrivé des cultistes d'Hastur a Dunwitch ,
-Descente dans le puit et « aliance » avec les cultistes,
- Découverte de la cité , de l’artefact et du portail ( où Albert urinera au travers)

Discutions avec les Yiths qui stabilisent le portail et révèlent que Walter est un métis avec leur race a cause d’expérience des choses très anciennes et accort avec Yog Sothot ( sous les trait du cousin de Claudia et d'Hastur pour trouvé les 5 autres artefacts pour complète le grand , Yog sothot augmente les pouvoirs d 'Ephraïm et reconstitue l’œil perdu d'Albert ,

17 novembre 1938
Arrivé du Freak show a Dunwitch
Rencontre avec Irina , la métis profond , se qui amène la décision de commencer par aller voir Bast
Communication avec Bast et le dr Zanzar par le biais de son chat ,
18 novembre 1938
Début des préparations du voyage vers l’Égypte
Ephraïm apprend la téléportation ,
Revenir en haut Aller en bas
Lockhiel
Timide
avatar

Nombre de messages : 14
Date d'inscription : 26/06/2016

MessageSujet: cthulhu 1938 20_11_2016   Lun 21 Nov 2016 - 5:47

Journal d’Ephraïm Bay

20 novembre 1938. Nous sommes arrivés au Caire. Voyage sans histoire. Nous sommes nombreux. Il y a bien sur les triades habituelles : Claudia, Walter et Matt ; Ikben, le Dr Murray et moi-même ; ainsi que les trois adeptes du roi jaune, Francis, Karl et Tom. Le frère du Dr Murray nous attend à la sortie de l’aéroport, c’est un archéologue, spécialiste en égyptologie. Il entreprend des fouilles dans la vallée des rois pour l’instant. Son aide pourrait s’avérer précieuse. Il est en froid avec son frère, car ce dernier n’aurait pas étudié dans la bonne école … ce snobisme… so british…

Nous nous rendons à l’hôtel où Matt et Claudia s’emploient à révéler brutalement notre réalité à l’archéologue. Il semble assez bien accepter les choses, surtout après avoir pris une certaine quantité de whisky. Selon Francis, nous devons nous rendre à la plus petite des pyramides, elle serait l’entrée du temple de Baast.

Nous cherchons l’entrée de cette fameuse pyramide. Elle est cachée derrière un voile d’illusion. Ikben contacte Baast par un chat errant. Elle lui confirme qu’il faut passer le voile et qu’un être doté de double vue pourra nous aider. Walter, donc, intervient et nous entrons dans la pyramide.

Nous sommes dans une pièce vide, avec des lumières bleutées. Nous débutons l’exploration mais revenons sans cesse à cette même pièce. Nous sommes bloqués dans une illusion visuelle et tactile. Ikben calme chimiquement un des adeptes qui panique, ce qui nuit à notre concentration. Nous voyons des runes au sol, symboles qui se retrouvent dans le livre mais nous ne comprenons pas. Claudia nous dit qu’il faut prononcer le mot que forment ces lettres, qu’il s’agit du langage ancien. Le code est « rupture », pour rompre l’illusion. Matt prononce le mot, et l’illusion se fracture.

Nous entrons alors dans une pièce bien plus grande. Il y a de nombreuses créatures qui chuintent le langage ancien, encore. Matt fait office d’interprète jusqu’à ce que l’une d’entre elles nous parle en anglais. Nous sommes un objet de curiosité pour elles. Nous expliquons notre rôle d’émissaires de Yog Sottoth, chargés de collecter les artefacts auprès de différentes entités. Le peuple du sable nous montre un artefact bleu luisant. Matt s’en approche pour le déplacer, et s’énerve, c’est une illusion. Baast aime jouer. Nous demandons où est Baast et le véritable objet. Nous devons répondre à une énigme et il activera le portail. A peine la formule-t-il qu’Ikben énonce la solution sur un ton exaspéré. Ce bon vieux docteur semble connaitre bien des choses, mais son caractère ne s’améliore pas.

Nous passons le portail, nouveau plan, salle immense. Baast se tient devant nous, c’est un honneur bien étrange. Nous sommes dignes de récupérer la « babiole » qui a des reflets jaunes. Elle était chargée de la conserver, n’en connait pas le but ultime mais il sera certainement bénéfique … je me demande pour qui ? Le docteur Murray est fasciné par Baast et souhaite lui vouer un culte, en échange il comprendra le langage félin. Nous ne pourrons nous empêcher de le taquiner sur l’apparition d’éventuelles oreilles de chat ou encore de l’augmentation de son nombre de vie, signe de la faveur de Baast. L’archéologue interroge Baast sur les dieux égyptiens et parle également avec les créatures. Nous sortons de la pyramide après que Matt ait transféré l’artefact à Dunwitch. Nous profitons encore quelque peu du soleil et de la chaleur avant de retourner en Nouvelle Angleterre.

23 décembre 1938. Voilà un mois que nous sommes de retour à Dunwitch. Un mois d’étude et de préparation à la suite de notre quête. Charles vient nous rendre visite et nous apprenons ensemble la duplication, lui sur des biscuits, moi sur des billets de banque – chacun son intérêt. Ikben et moi apprenons des rudiments de la langue ancienne.

L’inspecteur Jackson vient nous parler des insinuations de Boyde. Claudia semble préoccupée, pourtant, il est si facile désormais de se débarrasser des importuns.

Nous obtenons des informations sur Itaka, dit le wendigo. Il est dans le grand nord, et est en fureur car un sort limite ses mouvements à cette région. Nous ne savons pas qui ni comment ce sort a été créé. Il est question de monolithes rectangulaires. Si nous parvenons à libérer Itaka, il sera sans doute d’humeur favorable pour nous donner l’artefact. Les sauvages du coin pourront aussi nous expliquer leurs méthodes d’apaisement, ou ils pourront faire office de sacrifice.

Nous décidons de nous rendre à Innsmouth, auprès de Dagon et Hydra, seigneurs des profonds. Irina la petite métis nous accompagnera, à la fois guide et laisser passer.

Noël à Innsmouth. Cette petite ville est vide, déplaisante. Nous entrons dans une épicerie, prenons quelques courses et nous renseignons sur un hôtel et les églises dont Irina nous a parlé. Nous nous rendons à l’hôtel, le réceptionniste reconnait Irina. Lui-même a de gros yeux globuleux qui ne clignent jamais. Nous assistons à la cérémonie à l’église de Dagon et Hydra. Après de longues psalmodies, la messe s’achève et nous abordons le prêtre. Il nous expliquera qu’il faut contacter « ceux du fond » pour rencontrer les seigneurs. Il fait nuit, c’est noël et nous sommes sur une plage froide et déserte. Irina plonge et revient avec un profond écailleux. Nous pouvons entrer par un portail mais il ne l’activera que si nous lui rendons son frère, Mathias Sanderson. Ce dernier a été pris dans les rafles des monstres et est retenu dans l’hôpital psychiatrique d’Arkham. Ikben contacte l’hôpital et demande un transfert pour soins par les proches sous sa supervision. Mathias est amené le lendemain et son chauffeur remercié d’une bonne bouteille.

Le portail s’ouvre dans l’église, devant un prêtre extatique. Dagon et Hydra sont immenses et effrayants de prime abord. Ils nous donnent l’artéfact et Matt le transporte en lieu sûr. Irina reçoit la gracieuse permission de ses maitres de rester avec le freak show jusqu’à sa mutation finale. Ils ne savent pas exactement à quoi servent les artéfacts. Ils sont très anciens, plus de 10 000 ans, ont été transmis par « ceux qui changent de corps » et sont destinés à être réunis dans un but inconnu qui les indiffère profondément. Dagon et Hydra nous donnent aussi des indications pour éveiller Cthulhu et entrer dans ses bonnes grâces au moyen d’un rituel et d’une relique. La relique aurait été vendue à un certain André Leroux.

Nous retournons à Dunwitch. Jusqu’à présent la récupération des artéfacts se déroule facilement.
Revenir en haut Aller en bas
DrazielLaura
Beau parleur
avatar

Nombre de messages : 409
Age : 29
Date d'inscription : 08/10/2015

MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    Lun 21 Nov 2016 - 10:21

Super résumé, merci 😀
Revenir en haut Aller en bas
Lockhiel
Timide
avatar

Nombre de messages : 14
Date d'inscription : 26/06/2016

MessageSujet: résumé Cthuluh '38 27_11_2016   Lun 28 Nov 2016 - 12:02

Journal d’Ephraïm Bay

7 janvier 1939. Nous avons de nouvelles informations sur Ithaqua grâce aux recherches du professeur Lockaert. Elle a étudié les légendes inuit et canadiennes. Nous lui faisons découvrir la cité souterraine de Dunwitch, qu’elle trouve fascinante. Près du portail nous croisons des Yiths. Ils sont en train de raccorder ce portail à ceux qui ont été récemment activés en Egypte et à Innsmouth. Nous leur demandons s’ils reconnaissent la technologie magique qui enferme Ithaqua dans le grand nord. Pour eux c’est lié aux mi-gos, au peuple serpent ou aux choses très anciennes. Les mêmes qui auraient créés les artefacts que nous recherchons, crées pour être dispersé et réunis après leur guerre. Yog Sottoth nous dit qu’ils seraient une source d’énergie inépuisable et que d’ailleurs le fait d’en avoir réuni déjà trois a augmenté l’énergie de la ville. Le professeur Lockaert accepte toutes ces révélations avec un self control qui est impressionnant. Je me demande si ça tient à elle, ou si ce sont ses expériences en tant qu’archéologue qui lui ont donné une telle ouverture d’esprit et self contrôle.

Nous nous préparons à aller à Paris chez l’antiquaire Leroux. Matt nous conduit à la maison de Francis. Malheureusement la relique a été acquise par le musée du Louvre. Nous nous y rendons, espérant pouvoir l’observer. Le professeur Lockaert y connait un collègue qui pourrait nous aider. Le réceptionniste nous fait rencontrer un autre professeur. Ce dernier nous explique d’un air gêné que l’ami de notre archéologue est porté disparu et que seule une grande flaque de sang a été retrouvée à son domicile. De plus, le sous-sol est pour l’instant interdit d’accès aux personnes étrangères et la relique doit s’y trouver quelque part. Nous passons donc l’après-midi à visiter le Louvre, en attendant la nuit et la possibilité de voler discrètement l’objet.

Nous sommes dans le musée, il fait nuit et nous sommes dans le sous-sol. Nous ne sommes pas assez discrets et le gardien de nuit tente de nous arrêter. Il nous enferme à clé dans une des pièces mais nous défonçons rapidement la porte et achetons au prix fort son silence. Nous aurions pu lui faire souffrir mille morts, j’aurais pu utiliser mes capacités fraichement acquises de façon créative mais finalement, le pouvoir du dollar reste toujours le plus facile. Il nous montre la pièce devant contenir la relique avant de partir, sans doute vers des horizons ensoleillés de cocktails et de plages pour le restant de ses jours.

Derrière la porte des grattements étranges. Nous ouvrons avec méfiance et découvrons une sorte de scarabé géant fouinant autour de la relique. Matt se met à gronder et la bête disparait soudainement. Il s’agit d’un vagabond interstellaire. Ce qui est étrange c’est qu’ils se déplacent en essaim, alors que celui-ci était seul. Il a dû être attiré par la relique, il me rappelle cette pauvre créature que Kafka évoque dans une ses nouvelles.

Je copie la relique et nous la laissons à la place de l’original. Nous repartons immédiatement à Dunwitch. Francis et Matt nous rejoindrons un peu plus tard. Ikben cherche des informations complémentaires sur la relique et les vagabonds stellaires mais en vain. Claudia peut nous dire qu’ils voyagent par groupe de 10 et qu’ils sont assez forts. Souvent on remarque leur présence par la disparition de gens dans de grandes flaques de sang. Mais je suis certain qu’un bon sort de foudre les fera frire dans leur carapace. Le roi en jaune nous dit qu’enfermer la relique dans une boite en métal hermétique devrait suffire pour soustraire la relique aux attentions des vagabonds. Je trouve personnellement assez effrayant l’intérêt que nous porte toutes ces entités surnaturelles. Chaque fois que l’on se retourne, il y en a une pour nous guider.

D’ailleurs, nous allons encore en évoquer une autre, le grand Cthuluh. Walter pose sa main sur la relique, se concentre et change. Ses yeux deviennent luisants, vert glauque et sa voix, caverneuse. Il nous parle, c’est à frémir. Nous pouvons venir prendre la relique mais il faut activer le portail de R’lyeh. Ses enfants, Hydra et Dagon peuvent s’en charger. Walter reste inconscient pendant 3 jours et se réveillera indemne. Pendant ce temps, nous utilisons les portails pour aller voir les seigneurs. Ils acceptent un peu à contrecœur d’aller à R’lyeh pour nous ouvrir le chemin. Je trouve assez inquiétant que même eux, avec toute leur puissance, hésitent à déranger Cthuluh.

Nous passons au freak show et préparons discrètement l’anniversaire de Walter. Pour que celui-ci ne perçoivent pas nos intentions, nous passons la soirée à boire. L’alcool déliant l’imagination, nous nous sommes interrogés sur les rapports des grands anciens entre eux, l’usage des artéfacts, la création d’un portail portable par les Yiths, notre rôle d’humains perdus dans cette histoire et dans doute de nombreuses autres choses dont je préfère ne pas me souvenir.

Les Yiths nous diront qu’il est possible de construire un portail portable et nous donneront encore quelques informations concernant les monolithes qui encerclent Ithaqua. Il y a 5 monolithes, leur disposition n’est pas réellement importante. Ils sont présents sur une surface d’environ 200 km de diamètre. Ils constituent une sorte de catalyseur et créent un champ magique qui empêche Ithaqua de s’échapper. Ithaqua aurait été enfermé par les mi-gos et les hommes serpents à la fois pour l’obliger à garder un artéfact et aussi car il leur aurait posé problème dans le passé. Pour détruire le champ magique, il faut détruire les monolithes. Il vaut mieux les détruire tous pour que les résidus des champs magiques ne nous blessent pas. Ithaqua pourra cependant s’échapper dès la destruction du troisième monolithe. Nous pourrons les détruire à la dynamite ou encore avec ce fameux sort de foudre qui me tarde d’utiliser.

L’anniversaire de Walter se passe bien, nous sommes heureux d’avoir pu maintenir la surprise aussi longtemps. Il est couvert de cadeaux par les membres du freak show, du plat pour cuisiner à la boule de cristal, en passant par les bijoux et les pulls tricotés mains. C’est assez touchant de les voir se comporter comme une famille aimante. Nous lui offrons aussi quelques babioles.

Nous quittons la fête car le grand prêtre d’Hydra et Dagon nous prévient que le portail est actif et qu’il est temps de se rendre à R’lyeh. Nous allons à la cité souterraine et Walter nous y attends. Il a envie aussi de participer à l’aventure et passe d’ailleurs le portail en premier. Comment lui refuser ce petit plaisir le jour de son anniversaire … en plus, comme nous avons été prévenu de l’instabilité du portail, c’est courageux qu’il prenne ce risque à notre place.

Nous arrivons dans une cité immense, verdâtre, les bâtiments ne semblent pas droits et pourtant tiennent debout. Ikben et Claudia ont l’air un peu malade. Nous cherchons l’artéfact mais la seule chose que nous voyons est Cthuluh. Il n’y a pas de mot pour décrire cela. Nous nous faisons le plus discrets possibles mais malgré cela le professeur Lockaert se rend compte qu’Il a les yeux ouverts. Il est réveillé. Il nous parle. Je ne comprends pas comment nous ne sommes pas devenus fous, ou peut-être que nous le sommes déjà à tel point que ces rencontres ne nous affectent plus. Je ne sais pas. Ikben est pris d’un fou rire nerveux. Cthulhu veut que nous activions les manettes dispersées dans la cité pour que celle-ci remonte à la surface. Nous nous exécutons, et la cité revoit la lumière du soleil depuis je ne sais combien de millénaires. Il nous donne l’artéfact et Dagon l’envoie dans le portail. Il nous parle aussi du dernier artéfact, de couleur rouge, sans doute gardé par les mi-gos eux-mêmes.

A nous de contacter le peuple serpent pour en savoir plus.
Revenir en haut Aller en bas
DrazielLaura
Beau parleur
avatar

Nombre de messages : 409
Age : 29
Date d'inscription : 08/10/2015

MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    Lun 28 Nov 2016 - 21:18

merci pour le résumé Smile
toujours aussi chouette a lire ^^
Revenir en haut Aller en bas
Lockhiel
Timide
avatar

Nombre de messages : 14
Date d'inscription : 26/06/2016

MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    Sam 17 Déc 2016 - 23:33

Journal d’Ephraim Bay

15 janvier 1939. Nos deux archéologues sont partis faire des recherches pour notre voyage dans le grand nord pour rencontrer Itaka. Dans la cité souterraine, le portail est maintenant connecté à R’iley et le portail portable est en bonne voie de construction, il devrait faire la taille d’une valise.

Nous sommes tranquillement dans le salon de Claudia en train de discuter quand nous entendons du bruit venant de l’extérieur. Le détective Boyde débarque sans prévenir, l’air échevelé, furieux, un calibre 12 en main. Il tient des propos incohérents, dit qu’il faut « nous arrêter, nous savons très bien de quoi il parle, nous frayons avec des choses étranges, lui et ses contacts nous ont vus». Ikben tente de le raisonner et de l’apaiser, lui expliquant que venir ainsi nous accuser n’a pas beaucoup de sens et que ce serait mieux si on en discutait calmement autour d’une tasse de thé, ou de whisky. Boyde ne répond pas et se contente de nous regarder d’un air menaçant et de tirer dans le plafond. Je me lève pour aller le contenir, après tout j’ai déjà fait cela de bien nombreuses fois à Arkham. Marc, l’homme fort du Freak Show intervient, il a été prévenu et envoyé par le cirque qui s’inquiétait de voir cet homme armé venir chez Claudia. A nous deux nous le maintenons au sol tandis qu’Ikben récupère sa sacoche et en tire un calmant liquide qui a toujours su rapidement apaiser les patients les plus récalcitrants.

Nous installons Boyde confortablement dans le canapé et commençons à l’interroger. Il est fatigué, un peu récalcitrant. Walter nous propose d’utiliser une drogue que possède Elsa, qui permet de « faire faire à quelqu’un ce que l’on veut qu’il fasse ». Ikben est intéressé par l’expérience et, laissant ses principes éthiques de côté, injecte le produit au pauvre détective. Il se met à parler, parfois en se demandant pourquoi il nous raconte tout cela. Il a été contacté par des personnes qui parlent pour d’autres. Il a été mis en garde contre nous, contre les portails. Ces personnes sont venues directement chez lui, et lui ont montré une technologie qui n’est pas de chez nous. Il a été étrangement vite convaincu, il le reconnait lui-même maintenant. Il s’est rendu dans le Vermont, dans un village proche des montagnes, dans une maison abandonnée. Il a trouvé une lettre, ou tout du moins une enveloppe avec un nom et une adresse. Nous récupérons l’enveloppe en question, dissimulée dans la doublure de sa veste.  Il a rencontrés ces gens, ils veulent qu’il nous arrête. Ikben insiste en disant qu’il accepte de faire leur sale boulot, sans même être payé et sans poser de questions, ce qui n’est pas son genre du tout. Boyde ajoute que le professeur Morgan a disparu il y a quelques semaines, ainsi que toutes ses notes. Il n’aurait prévenu personne. Boyde est sûr qu’il y anguille sous roche. Claudia a l’air un peu mal à l’aise à la mention de Morgan. Aurait-elle encore oublié de nous parler de quelque chose ?

Karl et Francis observent Boyde. Karl plonge dans son esprit et ne trouve que du flou et une odeur de moisissure. Il a été hypnotisé par une créature non humaine mais le choc, sans compter les produits injectés l’ont sorti de sa compulsion. Epuisé, Boyde s’endort. Le roi en jaune nous confirme qu’il s’agit des mi-gos. Ils sont peu nombreux, ont une technologie avancée, utilisent des intermédiaires/marionnettes. Il faut éviter de les rencontrer sur leur propre terrain. Ils n’aiment pas la forte lumière car leur planète d’origine Yougoth (Pluton) est sombr, ils sont patauds avec leurs ailes sur la terre et bourdonnent. Nous rendons compte à Yog Sottoh de l’intervention des mi-gos. Il est énervé et prêt à les exploser s’il les voit. Il n’y a pas de protection particulière à prévoir contre eux et en cas de problème ici à Dunwitch, il pourra intervenir si on l’appelle. Les Yiths sondent l’esprit de Boyde à la recherche d’autres indices. Ils voient la rencontre à son domicile, son arrivée à Tawshend, la découverte de la lettre, et ensuite le sort d’astreinte et le flou jusqu’au choc quand Boyde a été projeté au sol.

Walter est perturbé car sa prémonition naturelle n’a pas bien fonctionné cette fois ci. Il n’a eu conscience du danger que quelques secondes avant l’arrivée de Boyde. Claudia fait un rapide soin magique pour aider Boyde à récupérer, et aussi pour effacer la plaie laissée par le scalpel du légiste. Il était tellement fasciné par le tatouage du poignet de Boyde qu’il l’a pris pour sa collection privée. Il faudra que j’apprenne ce sort de soin, cela pourrait être utile. Et aussi demander à voir cette collection, je suis curieux.

Nous décidons de nous rendre à Arkham. Nous arrivons à l’hôpital en début de soirée et Ikben y laisse Boyde au bon soin du service psychiatrique. Ils le garderont en observation, à l’abri des contacts humains car il a subi de gros stress et que sa santé mentale est vacillante. L’interne nous dit aussi en riant que pour le moment les folles rumeurs de la ville parlent de cafards géants. Etonnant ce que les gens inventent de nos jours.

L’enveloppe que nous avons trouvée sur Boyde était adressée à un certain Albert N. Wilmart, habitant à Arkham. Le nom évoque vaguement quelque chose à Ikben et en fouillant dans ses vieux dossiers il trouve effectivement une référence à cette personne. Albert Wilmart a été suivi par Henri Hatley suite à la disparition d’un proche autour duquel il aurait élaboré un délire schizoïde. Il reconnaissait de lui-même que ce qu’il avançait était impossible. Le diagnostic a donc été limité à une bouffée délirante simple ne demandant pas un traitement particulier.

Nous allons rendre visite à ce monsieur Wilmart, son délire pouvant très bien ne pas en être un. Il nous accueille chez lui et je lui explique qu’un de nos patients a des symptômes similaires au sien et que son expérience pourrait nous aider. La personne qui a disparu est un ami d’Albert. Ils entretenaient une relation épistolaire. Ses dernières lettres étaient alarmantes et Albert s’est rendu dans le Vermont pour s’assurer que son ami allait bien. Arrivé chez lui, entouré de ses chiens, l’homme est calme, il y a un étrange cylindre sur son bureau. Albert passe la nuit à l’étage mais entend des bourdonnements, et des voix. Il n’ose descendre et le lendemain, son ami a disparu, les chiens ont disparus, il y a des traces de pattes griffues. Il s’enfuit et ne revient pas. Il nous déconseille d’y aller. Ikben lui explique qu’il a eu des infiltrations de gaz dans cette zone suite à l’exploitation des mines en montagne. C’est ce qui explique sa confusion, et les bruits étranges qu’il a pu entendre. Il n’y a pas à s’inquiéter. Ikben ment presqu’aussi bien qu’un arnaqueur de rue quand il le veut bien. Claudia nous dit aussi que les mi-gos sont de très bons chirurgiens et qu’ils n’hésitent pas à prendre les cerveaux pour les stocker dans des cylindres afin de transporter des personnes sur leur planète. Ikben et le médecin légiste sont tous les deux très interpellés par cette technologie.

Nous nous rendons ensuite chez le docteur Morgan. Sa porte est ouverte et je crochète facilement son bureau pour y trouver un journal personnel. Claudia nous explique qu’il y a un an elle a emprunté le necronomicon. La disparition du livre a été découverte et Morgan ainsi qu’Eric Anderson, un détective, ont rapidement fait le lien avec Wilbur qui avait tenté de le voler. Ils sont donc venus chez Claudia et l’ont interrompue pendant un rituel d’invocation. Claudia, toute de compassion et de douceur préféra ne pas les tuer, leur infligea un sort d’oubli et remis le livre en place. Il est possible que Morgan en ayant touché livre ait rompu le sort, et qu’il ait décidé de fuir loin de cette folie. Il peut bien fuir, même s’il tente de nous créer des problèmes, il n’y a pas grand-chose qu’il puisse faire contre nous et nos alliés occultes.

Nous décidons de rencontrer le détective Anderson afin de vérifier la qualité de son amnésie. Nous sommes reçus par sa sœur, partenaire de l’agence. Nous demandons à voir le dossier, Boyde ayant enquêté sur Claudia et lui aussi, peut-être qu’il y aurait des informations qui expliquerait l’état de Boyde. Anderson nous fournit le dossier avec désinvolture, nous pouvons même le garder. Il se souvient à peine de l’histoire. Le sort est donc toujours efficace. Dans le dossier, peu d’informations. Si le début est structuré et reprend son enquête auprès de villageois de Dunwitch avec les rumeurs de sorcellerie, tout le reste est vide. Une remarque à la fin. « Le livre n’a jamais été volé, le livre est là » et aussi une interrogation sur les traces des pas imprimées dans la poussière autour du livre mais nulle part ailleurs.

Nous retournons à Dunwitch après cette longue journée. Arrivés près de la maison, une des femmes du cirque nous prévient qu’il y a des créatures qui rodent. Ce sont des vagabonds stellaires. Matt grogne et va les traquer. Nous faisons de même. Nous les blessons tour à tour, à coup de scalpel, de couteau, de pistolet et de foudre. Quel plaisir de jouer avec eux, entendre grésiller leur carapace sous les éclairs est délicieux.  La séduction avec une casserole et l’intimidation en fonctionnent pas bien contre eux, elles les énervent ou les interloquent, les rendant encore plus agressifs. Quand ils meurent, ils tombent en poussière. Charles est là, terrifié, il a entendu du bruit et était venu voir. Des bras géants l’ont saisi et ont disparus. Nous retrouverons un cercle d’herbes calcinées là où Charles a eu si peur. Note, ne jamais faire peur à un sorcier de 5 ans qui maitrise le feu.

16 janvier 1939. Aujourd’hui nous allons continuer notre enquête sur les mi-gos et donc aller dans le Vermont. Arrivés au village, nous trouvons facilement la vieille maison, personne ne semble y avoir mis les pieds depuis 10 ans, à l’exception de Boyde dont nous voyons des traces ici et là. En fouillant la maison nous trouvons le bureau d’où provenaient les voix qu’Albert avaient entendues la nuit. Dans une des armoires, un cylindre vide qu’Ikben s’empresse de récupérer à toute fin d’analyse. Nous trouvons aussi un passage dans la cave, un long couloir obscur qui sent le moisi. Nous avons trouvé la porte d’accès au mi-gos, il ne reste plus qu’à en trouver un. Nous en trouvons un, il tente de nous attaquer, je lui gèle une patte, on essaie de lui parler calmement mais il prépare un sort et s’incinère lui-même.

Nous continuons d’avancer et arrivons dans une vaste salle. Ils sont une trentaine et nous ont remarqués. A nouveau nous tentons le dialogue raisonnable, mais les mots nous manquent face à cet amas de champignons ailés, puants et bornés. Nous parvenons à leurs arracher quelques explications sur les artéfacts. Ils servent à activer et stabiliser des portails, les anciens n’en n’ont pas besoin, ce sont les leurs, et ils ne laisseront personne les utiliser. Ils s’apprêtent à nous attaquer quand Matt surgit et nous permet de disparaitre de ce piège. Il nous dira ensuite qu’il n’a pas senti d’artéfact dans la zone. Ce qui veut dire que non seulement les mi-gos sont des champignons obtus mais qu’en plus ils sont stupides au point de ne pouvoir conserver ce qui est à eux. Ikben est en colère et voudrait bien retourner dans la caverne, avec de la dynamite. Un effondrement de plus dans la montagne, et plus de mi-gos.

De retour à Dunwich, nous nous résignons à préparer un voyage vers la très vaste Amasonie pour affronter les hommes serpents. Ce sont eux qui ont notre artéfact. Il y a un bouclier anti-téléportation autour de la zone, ce qui rend son accès encore plus délicat. Nous trouvons quelques références aux hommes serpents. Des morsures terribles laissant la peau bleue, la langue gonflée et les yeux noircis. Ygg serait leur dieu. Ce nom m’est familier, Ygg est une figure du vaudou.

Quoi qu’il en soit, il est tard et j’ai faim. Je vais demander à Walter de nous faire une fricassée de champignons de bois, cela nous fera du bien à tous. Mais je suis certain qu’il le sait déjà.
Revenir en haut Aller en bas
DrazielLaura
Beau parleur
avatar

Nombre de messages : 409
Age : 29
Date d'inscription : 08/10/2015

MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    Sam 17 Déc 2016 - 23:52

a part que le disparu est justement Henri Hatheley , très bon résumé

et oui Walter y pense déja Wink
Revenir en haut Aller en bas
Lockhiel
Timide
avatar

Nombre de messages : 14
Date d'inscription : 26/06/2016

MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    Jeu 23 Fév 2017 - 0:05

Fin janvier :

Nous allons voir comment se porte Charles. Nous rencontrons son précepteur, Firmin, qui s’extasie sur les capacités précoces de l’enfant. Nous nous demandons comment faire pour le préserver, lui et son environnement, de sa magie si puissante.

Nous allons en Amazonie, c’est décidé. A nous le soleil, la chaleur et les moustiques. Iris, une des membres du freakshow nous accompagne, elle fera office de traducteur.

Nous descendons à New York le 21 janvier et prenons le bateau jusqu’au Brésil. Sur place, le 31 janvier, nous nous installons dans un hôtel chic et cossu dont le propriétaire des lieux nous recommande un jeune garçon, spécialiste des excursions sauvages. Nous nous équipons correctement et descendons en pirogue jusqu’au village des adorateurs de Ygg.

Le guide nous conduit au village, nous passons par un pittoresque chemin dans les arbres. A l’entrée du village nous sommes accueillis par un sauvage qui parle peu notre langue. Il fait venir le chef et un blanc, unique rescapé de la précédente expédition et qui a décidé de refaire sa vie ici. Nous sommes conduits au shaman qui reconnait le pouvoir en certains d’entre nous et qui se montre très empressé quand nous lui expliquons les raisons de notre venue. Le lendemain, nous passons un peu de temps dans la forêt, le légiste essayant de communiquer avec les félins des environs et de montrer son savoir-faire à la jolie apprentie shaman. Nous les laissons s’occuper d’eux-mêmes.

Nous sommes conduits à un second village, peuplé d’hommes serpents. Nous venons en tant qu’émissaires de Yog Sottoth, afin de récupérer l’arféfact conservé par Ygg, leur dieu. Nous activons le portail du village et sommes transportés dans une cité verdâtre, repaire de Ygg. Il est profondément intrigué par la nature chimérique de Walter et souhaite parler avec les Yiths. Il est prêt à nous donner l’artéfact en échange d’un petit quelque chose qui se trouve dans la cité engloutie. Il recherche une orbe noire de grande taille qui a des propriétés magiques. Cthulhu ne sait sans doute pas que cet objet est chez lui.
Nous passons le portail et arrivons à R’yleh. Nous fouillons les sous-sols de la cité, ils sont en partie immergés et nous sommes attaqués par un pathétique tentacule que nous déchiquetons rapidement. Nous trouvons l’orbe, elle émane une sombre magie. Je suis bien tenté de jeté un sort malgré les recommandations de Ygg mais je réfrène péniblement ma curiosité. Bien m’en a pris car Ygg nous dira par la suite que cette orbe absorbe la magie et l’énergie vitale des lanceurs de sorts. Nous recevons l’artéfact et le positionnons avec les autres dans la cité souterraine. Nous prenons le temps de profiter de ces vacances impromptues et revenons ensuite à la froide humidité de l’hiver à Dunwitch.
Revenir en haut Aller en bas
Lockhiel
Timide
avatar

Nombre de messages : 14
Date d'inscription : 26/06/2016

MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    Jeu 23 Fév 2017 - 0:06

Février

Nous continuons de vaquer à nos affaires.

J’entame la lecture du necronomicon et tente de perfectionner les sorts que j’ai appris. Toute cette connaissance est si exaltante et impressionnante, je ne pourrais revenir à cette vie aveugle et stupide qui m’occupait précédemment. Tant de choses sont possibles, pourquoi donc continuer de se limiter dans les règles traditionnelles, morales ? Après tout ce ne sont que des garde-fous pour les moutons humains, pas pour les initiés. Je ne comprends pas comment Zanzar peut rester si calme après avoir étudié ce livre. Il est vrai aussi que l’imperturbable Zanzar a de plus en plus souvent des coups de sang ces jours-ci.

Le professeur Lockaert revient à Dunwich et croise le docteur Morgan. Ce dernier est perturbé, il ne se souvient pas de qui il est, il ne nous reconnait pas non plus. Nous l’accueillons chez Claudia et l’interrogeons en douceur. Il se souvient uniquement de s’être éveillé à plusieurs kilomètres d’ici et d’avoir marché. Il ne semble pas blessé. Pendant le sommeil de Morgan, Karl regarde dans ses pensées. Tout y est confus et embrumé, ses derniers souvenirs datent de hier matin, quand il s’est réveillé quelque part entre Arkham et Dunwitch. Auparavant, c’est le blackout, pas de souvenirs, du noir jusqu’au 7 janvier où il semble avoir été capturé par un vagabond stellaire.

D’après nos connaissances, seuls les mi-gos, les Yiths et les insectes de shagaï peuvent manipuler la mémoire de cette façon. Nous trouvons des traces de vagabond à l’endroit dont se souvenait Morgan, mais rien de probant. Zanzar décide de placer le docteur Morgan à l’hôpital pour qu’il puisse se reposer et recouvrer sa mémoire dans un environnement sans risque. Il lui écrit une lettre l’invitant à le contacter dès qu’il se sentira mieux car nous avons de nombreuses choses à partager et qui ne peuvent s’écrire.

Pendant ce temps, Charles qui était présent pour ses leçons, assiste de loin à la scène. Karl se propose de lui apprendre la lecture de pensée, après tout il est tellement doué que ce serait dommage de ne pas le lui enseigner. Charles maitrise immédiatement le sort, c’est tout naturel pour lui. Zanzar se met profondément en colère, il hurle sur Karl, le jugeant stupide d’enseigner des choses pareilles à un enfant. Il n’a pas la maturité, et il y a des choses dans l’esprit des gens qu’un enfant ne doit pas voir. Claudia est sensiblement du même avis que Zanzar et sera froide avec Karl pendant un certain temps.

Nous devons nous rendre dans le grand nord pour récupérer le dernier artefact, chez Ithaqua. Nous avions repoussé le plus possible ce voyage-là à cause du froid polaire. Mais finalement nous partons, protégés par une armure de chaleur fournir par notre mentor. Zanzar la testera d’ailleurs, en vérifiant si le feu peut le bruler malgré la protection, ce qui était bien sur le cas.

Matt nous transporte à quelques kilomètres du village. Il fait blanc, tout est couvert de neige épaisse. Nous rencontrons des hommes qui nous guident jusqu’à leur village. Avec leur aide et les connaissances acquises par les archéologues sur la région, le positionnement de la barrière magique et sa nature, nous mettons un plan au point. Nous irons devant chacun des 5 monolithes, et nous les détruirons. Nous avons de la dynamite et les sorts de foudre et de feu devraient être efficaces.

Arrivés devant la première pierre, nous plaçons la dynamite. Elle permet de détruire la croute de sédiments qui recouvre les écritures. Ensuite, nous lançons le feu et la foudre et la pierre se fend. Le sort de protection tient toujours. Nos manipulations ont alerté Ithaqua, qui fonce vers nous et nous attaque. Seule le professeur Lockaert parvient à se faire entendre de lui et il finit par comprendre qu’il doit cesser de nous attaquer. Cependant le mal est fait et certains d’entre nous sont déjà blessés. L’archéologue Murray devient fou à la vue d’Ithaqua, il ne peut le supporter. Walter le transporte vers Yogh Sottoth qui l’aidera à dépasser sa terreur, la transformant en une fascination pour tout ce qui est glacé.

A proximité de la seconde ou de la troisième pierre, nous sommes attaqués par une autre créature, grande, pleine de dents, cornue, agressive. Elle blesse gravement Claudia ainsi que d’autres membres de l’équipe. Claudia sera renvoyée au plus vite chez elle, stabilisée par les soins de Zanzar et les soins magiques répétés. Walter semble bouleversé par ce qui est arrivé à Claudia, mais avec du repos, elle s’en remettra.

Malgré les blessés, nous continuons de détruire les monolithes et la barrière magique qu’ils maintiennent. Enfin, Ithaqua est libre, après des millénaires d’attente et de fureur contenue. Nous lui rappelons que sa libération n’était pas gratuite et que nous voulons avoir l’artéfact qu’il gardait. Il nous dit de nous éloigner, va au centre de la plaine et frappe un énorme coup au sol. Tout semble s’effondrer et un escalier apparait, des marches géantes qui conduisent à une cité blanche. Nous craignons les ombres tout en descendant mais rien ne se produit. Nous amenons le dernier artefact à la cité souterraine de Dunwitch.

Tous les anciens sont présents, Ithaqua, Bastet, Cthulhu, Hastur, Ygg, Dagon et Hydra et Yog Sottoth. Ils discutent entre eux. Il est rare qu’ils se rencontrent ainsi. Il est temps pour nous de remonter à la surface et de les laisser.

Cependant, je ne peux m’empêcher d’écouter ce qu’ils disent. Pendant que les autres partent, je me cache et tente de comprendre ce qui se dit. Malheureusement leur langage est difficilement compréhensible et leur discussion semble tendue. Il semblerait que nous allons bientôt avoir une nouvelle mission. Nous devons trouver le dieu des mi-gos pour qu’il empêche ses créatures de poser des problèmes. Pour ce faire il nous fait trouver Naudens, surnommé le bon samaritain, qui nous mènera à Shub Niggurath. Il aurait été vu près d’un port abandonné du côté d’Insmouth.

Revenir en haut Aller en bas
Lockhiel
Timide
avatar

Nombre de messages : 14
Date d'inscription : 26/06/2016

MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    Jeu 23 Fév 2017 - 0:07

Nous allons à Insmouth chercher Naudens. Nous passons par l’église et saluons le prêtre de Dagon et Hydra. Naudens se trouve probablement dans une petite maison en haut de la colline. Nous nous y rendons. Au passage quelques habitants d’Insmouth nous reconnaissent et nous font signe. Je ne sais que penser de cette familiarité avec ces étranges personnages.

Naudens nous accueille. Il a l’air un vieil homme, assez sympathique. Il s’esclaffe quand nous lui présentons notre requête. Il est assez surpris quand nous lui apprenons que certains grands anciens se sont réunis. Il veut voir cela par lui-même. Il nous aidera pour le rituel d’invocation, il faut que cela se fasse dans une région chaude et peut être qu’une chèvre pourrait être utile. Nous le laissons dans la cité souterraine.

A nouveau, j’écoute les conversations des dieux. Je m’impressionne de pouvoir me dissimuler à leur vue et à leur attention, et même à leur faire croire que je ne suis là que par hasard quand ils me découvrent. Cette fois-ci j’en entends plus. Yog sottoth veut utiliser les artéfacts pour que lui et ses compagnons arrivent ensemble chez Azatoth, pour le combattre et prendre sa place. Les mots « prendre la place de cet imbécile de chef » ont été prononcés. Ygg et Hastur sont partis tenter de convaincre le serviteur, Nyarlatotep, de se joindre à eux. Bastet trouve que c’est risqué, Naudens trouve que c’est fou et ne participera pas au combat.

Je retourne à la maison et partage ces édifiantes nouvelles. Nous sommes interrompus par un appel téléphonique. Le docteur Morgan souhaite rencontrer le docteur Zanzar au plus vite. Ikben se rend à l’hôpital avec l’aide de Matt. Celui-ci récolte au passage quelques kilos de viande bien méritée. L’entretien entre Ikben et Morgan a dû être houleux, Ikben en revient avec un œil au beurre noir et une rage contre le personnel médical qui serait injustement violent avec les patients. Comme s’il ne savait pas qu’un peu de force et de peur complète magnifiquement ses traitements les plus classiques.

Rencontre entre Ikben et Morgan : Ikben se rend dans la chambre de confinement de Morgan. Ce dernier a retrouvé la mémoire. Il sait qui il est, se souvient de Claudia, de Yog Sottoth, du sort d’oubli, du nécronomicon, du vagabond stellaire qui l’a attaqué et qu’il a poignardé avec un coupe papier. Il est furieux d’avoir été mis à l’écart dans l’hôpital et assène à Ikben un coup de poing magistral. Ikben garde son calme et lui explique qu’il devait être mis en sécurité. Il écoute aussi avec effarement la brutalité avec laquelle Morgan a été traité et lui promet de mettre de l’ordre dans l’hôpital. Morgan veut quitter l’hôpital et participer. Ikben lui dira qu’il va faire immédiatement les papiers pour sa sortie et qu’il le contactera demain pour lui en dire plus.

Ikben nous résume l’entretien qu’il a eu avec Morgan, et nous décidons que Morgan peut nous rejoindre. Par contre je le soupçonne d’être un espion à la solde des mi-gos, qu’il en soit conscient ou pas. De toute façon, il faudra ré investiguer sa mémoire, et peut être que nous découvrirons des pièges ou ce qui s’est passé pendant son enlèvement.

Nous sommes à nouveau interrompus par un appel téléphonique. Claudia nous prévient que Charles a disparu et que ses parents sont très inquiets. Nous aussi d’ailleurs, car quand un enfant avec une telle puissance magique disparait sans laisser de traces, c’est souvent mauvais signe. Nous nous rendons chez les parents de Charles. Ikben interroge la mère qui dit ne pas avoir vu Charles depuis hier soir, il allait bien, semblait un peu pensif et plongé dans les livres que Firmin lui fournit. Ce matin son lit n’était pas défait. Elle ne comprend pas.

Nous allons dans la chambre de Charles. Une chambre tout à fait normale pour un petit garçon de 6 ans. A l’exception de thèses de physique avancée et autres matières incompréhensibles qui sont sur son bureau. Firmin, lui a fourni récemment des livres de magie et de sorts, car selon lui, il faut aussi éduquer son potentiel magique. A nouveau Ikben est furieux, car Firmin se contente de gaver l’esprit de ce garçon sans penser une minute aux conséquences de ces apprentissages. En plus, un des livres qu’il a le plus lu concernait le roi en jaune. Imaginer un enfant cultiste totalement subordonné à un tel dieu a de quoi effrayer Ikben. Firmin quant à lui parle de son désir de créer une école pour les enfants spéciaux comme Charles.

Avec l’aide de Matt, nous pouvons comprendre que Charles s’est téléporté volontairement, et est descendu dans la cité souterraine. Nous nous y rendons. Il a discuté avec Yog Sottoth et avec le roi en jaune. Il est ensuite parti avec lui. Nous le suivons et le retrouvons à Paris, chez Francis. A nouveau Ikben juge les actions des cultistes irresponsables et dangereuses. Eux de leur côté s’excusent de l’inquiétude causée par l’absence de Charles, ils ne savaient pas qu’il n’avait prévenu personne. Le roi en jaune et Charles terminent leur conversation et se joignent à nous. Charles semble très content, mais l’est un peu moins après le bref sermon d’Ikben. Il n’oubliera plus de prévenir ses parents. Le roi en jaune explique aussi à quel point il était important de rencontrer Charles et de stabiliser ses pouvoirs. Son potentiel est tel, né à Dunwitch, de deux lignées de sorciers et alimentés avec les artéfacts, qu’il risque de le faire se désintégrer dans les prochaines années. Le roi en jaune a fait en sorte que cela ne produise pas. Il est temps également que les parents de Charles soient mis au courant de la situation. Il nous dit également que Charles est un « esprit vide », comme Francis, ils sont très rare et rien ne peut mettre a mal leur santé mentale. Ils peuvent voir les dieux sous leurs vraies formes sans en être affectés.

Nous retournons à Dunwitch et présentons le roi en jaune comme un « prêtre » d’un culte auquel Charles s’est intéressé qu’il a rencontré par l’entremise de Firmin. Rapidement la question des pouvoirs magiques et autres manifestations étranges est évoquée. Le père ne semble pas si surpris, après tout dans sa famille il a entendu bien des choses mais n’y avait jamais vraiment cru. La mère, elle, se rappelle que Charles joue toujours beaucoup avec les bougies mais que jamais elle ne l’a surpris avec des allumettes ou des briquets. Charles allume d’ailleurs une bougie devant eux et propose à son père d’essayer aussi. Il réussit au bout du second essai, lui aussi a un don important. Le roi en jaune propose au père de participer à l’éducation qu’il va donner à Charles. Celui refuse poliment, proférant observer que d’apprendre. Moi par contre, je suis prêt à tout pour apprendre encore plus de choses, même si je suis moins doué qu’eux, à force d’exercice je maitriserai aussi la magie.

Le lendemain, Ikben appelle Morgan et l’invite à nous rejoindre, ce qu’il fera dans l’après-midi. Zanzar veut savoir exactement ce que sait Morgan, pour pouvoir lui expliquer le reste. Il lui propose à nouveau de tenter de lire dans ses pensées pour retrouver plus d’informations sur la période de son enlèvement. Morgan se détend peu à peu et Karl entre dans ses pensées. Les souvenirs sont présents, il a été enfermé dans le noir la plupart du temps. Les mi-gos n’ont pas été cruels mais l’épisode est cependant terriblement désagréable. Karl détecte aussi un piège dans l’esprit de Morgan. Celui-ci deviendrai fou, berserk s’il entend le mot artéfact. Heureusement aucun d’entre nous ne l’avait encore prononcé devant lui. Karl propose que Charles retire le piège de l’esprit de Morgan, car il n’a pas de puissance suffisante pour le faire. Charles y arrive aisément, il explique que c’était comme si une plaque de marbre avec des règles gravées était insérée dans l’esprit de Morgan. Il a cassé la plaque et le piège s’est dissipé.

Plus tard dans la journée, je demande à Karl de m’apprendre à lire dans les pensées. Ikben est aussi intéressé. Il semblerait que si on va trop fort dans l’esprit d’une personne réfractaire, on peut la blesser et la lobotomiser. Ikben pense de suite à ces nombreux cas de catatonie qui sont rassemblés dans l’aile C de l’hôpital. Et quelles avancées, quelles possibilités de guérison pourrait offrir cette capacité. Et après tout, elle n’est qu’une amélioration des capacités de psychiatre d’Ikben. Que de justifications et de rationalisations pour qu'Ikben choisisse le pouvoir, il faut croire que sa conscience est une maîtresse bien exigeante. Le professeur Lockaert apprend aussi à lire dans les pensées. Nous nous entrainons sur Francis, il projette une image, celle du roi en jaune, et nous cherchons à la capter. C’est comme ouvrir un coffre et de fouiller à l’intérieur.

Ensuite je tente le diable, j’ai envie de voir à quoi ressemble le roi en jaune, pour de vrai. A force de les côtoyer, j’aimerais connaitre qui ils sont vraiment. Francis projette l’image, qui est indicible. Lockaert et moi la saisissons au vol. Elle en concevra une terrible peur, qui se concentrera sur tout ce qui pourrait avoir la forme d’une flute ou un rapport avec une flute, je ne sais pourquoi. Pour ma part je suis ébranlé mais je tiens le coup. Je suis curieux de voir la forme de Yog Sottoth mais ce sera pour plus tard.
Nous attendons des nouvelles de Naudens pour réaliser le rituel d’invocation. Zanzar en profite pour remettre de l’ordre dans son hôpital et aussi dans sa tête. Il engage de nouveaux membres du personnel et remet en place les règles importantes pour lui. Il est évident que le docteur est parfaitement sain d’esprit, mais ce n’est plus le même homme qu’il y a quelques mois, ses méthodes et ses réactions ont changé.

De mon côté, je me replonge dans le nécronomicon et dans l’apprentissage des sortilèges. Le professeur Lockaert en profite pour donner quelques cours et continuer de former ses assistants.

Revenir en haut Aller en bas
DrazielLaura
Beau parleur
avatar

Nombre de messages : 409
Age : 29
Date d'inscription : 08/10/2015

MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    Jeu 23 Fév 2017 - 21:09

merci pour le résumé ^^

juste deux trois détails

Claudia frappe Carl a la tête après l'avoir amener dans un coin discret .
vu le rôle play de Gwetlung , ikben avait été frapper a la mâchoire study

Revenir en haut Aller en bas
Lockhiel
Timide
avatar

Nombre de messages : 14
Date d'inscription : 26/06/2016

MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    Lun 27 Fév 2017 - 22:25

20 février 1939

Nous décidons d’aller en Amazonie pour effectuer le rituel d’invocation de Shub Niggurath. Nous avions pensé à l’Egypte mais le professeur Murray nous rappelle que les conditions politiques ne sont pas les meilleures là-bas. De plus nous avons un portail pour nous rendre directement en Amazonie. Nous nous préparons donc : matériel adapté, armes, éléments de rituels, chèvre.

Depuis quelques temps Walter est surprotecteur vis-à-vis de Claudia. Nous soupçonnons tous un heureux évènement mais nous nous gardons d’en parler. Au moment du départ, Claudia ayant pris un peu d’avance, Ikben demande à Walter si ce n’est pas contre indiqué dans son état. Walter est surpris que nous ayons compris et nous demande de garder le secret, ce sera des jumeaux, mais il ne sait pas comment Claudia va y réagir.

Naudens nous accompagne. Nous arrivons au village où le prêtre nous indique une clairière proche avec un autel de pierre. Sur place, Naudens commence les préparatifs du rituel, trace un pentacle avec le sang de la chèvre, la chèvre est au centre, il psalmodie et énonce l’invocation. La chèvre se déforme et devient autre chose. C’est assez répugnant à regarder. Cela devient même tellement terrifiant que je m’enfuis à toute jambes de peur de devenir fou. Murray reste sur place et devient fou. Il est rapidement soigné et cette aventure avec la chèvre lui laissera un peur intense des cours d’eau. Peut-être que les mutations de la chèvre lui rappelle les ondulations du courant et les reflets de l’eau, je ne sais pas. Zanzar reste stoïque.  Shub Niggurath est présent parmi nous, il s’adresse principalement à Naudens car nous sommes trop intimidés et maladroits pour le convaincre de nos besoins. Il n’est pas intéressé par nos histoires et s’en préoccupe peu. Par contre, il apprécie le portail portable construit par les Yiths et est curieux de rencontrer le groupe de dieux qui l’attend derrière le portail. Yog Sottoth sera le plus à même d’argumenter et il est curieux de voir la tête qu’il fera quand il apparaitra. Yog Sottoth est fortement surpris de voir Shub Niggurath. Ils s’expliquent tous les deux. Shub Niggurath est ennuyé que ses créatures, les mi-gos fricotent avec les vagabonds stellaires. Nous remontons à Dunwitch, les laissant à leur discussion.

Pendant ce temps, le docteur Zanzar retourne à l’hôpital psychiatrique d’Arkham pour réexaminer les patients catatoniques. Il découvre ainsi que l’un d’entre eux avait été hypnotisé lors d’un spectacle de cabaret qui avait été interrompu par l’irruption de la police. Il n’avait jamais été sorti de sa transe et était resté en catatonie tout ce temps. En voilà un de rapidement guéri !

Charles passe à la maison, il pose des questions sur la chèvre. Nous lui demandons comment il est au courant. Ce gamin a trouvé un sortilège d’invisibilité, se l’est appliqué et nous a suivi en Amazonie. Je l’aime bien ce gosse, il a de l’audace et de la classe. En plus, il m’aide à apprendre ce sort. Je lis dans ses pensées la façon dont il s’y prend et parvient à l’imiter. Par contre j’ai des difficultés à me rendre à nouveau visible. Je fais une fausse manœuvre qui ravit Charles car cela double au minimum la durée du sort. Walter me sortira plus tard de ce mauvais pas. En attendant j’ai l’occasion de faire quelques coups tordus en toute discrétion. Je découvre au passage que Claudia a de bons réflexes et que Zanzar a une passion pour la projection de farine.

Claudia se rend chez le maire. Celui-ci lui propose de rendre l’établissement du freak show permanent. Ce serait une manière de faire venir du monde à Dunwitch. A condition que la directrice du cirque soit également d’accord. Ce qu’elle sera quand on lui posera la question. Cela attirera les enfants, il y aura des compagnons de jeux pour les petits  de Claudia. Nous nous interrogeons aussi sur les facultés qu’ils auront et la façon dont ils grandiront, et si la petite fera un bon parti pour Charles. Bien sur nous parlons de cela hors de la présence de Claudia.

Yog Sottoth nous prévient que nous rencontrerons une délégation mi-gos demain afin de mettre les choses sur la table et de trouver un terrain d’entente. Le tout en sa présence et celle du dieu des mi-gos. Nous nous préparons donc à cette rencontre. Je relis les informations sur les mi-gos dans le livre. En cas d’attaque,  ils peuvent user de pistolets électriques qui assomment. Nous prévoyons d’abord des bottes en caoutchouc mais Karl nous rappelle qu’un sort de protection contre la foudre sera tout aussi efficace et tellement plus simple.

Avant de partir, nous renvoyons Charles chez lui, invisible mais pas assez discret. S’il n’y a pas de danger, il pourra voir la chèvre et lui parler. Nous rencontrons les trois mi-gos. Les quiproquos et mauvaises compréhensions abondent de part et d’autre. Les mi-gos nous trouvant notamment condescendants, et nous d’afficher Morgan pour leur faire comprendre que leur petit piège était déjoué. Nous arrivons à leur demander ce qu’ils voudraient en échange du fait que nous utilisions leurs artéfacts/portails. Ils veulent pouvoir également les utiliser quand bon leur semble et aussi s’installer dans la cité souterraine.

A ce propos, Zanzar parvient à les convaincre qu’ils seront mieux dans la cité blanche d’Ytaka. Nous les faisons visiter, il s’agit en fait d’une ville prototype de leur peuple, ils y seront parfaitement bien et utiliseront les portails pour se déplacer. Au moins, ils ne seront pas nos proches voisins, quel soulagement. Ils s’engagent à utiliser les portails sans que cela n’ait d’influence négative sur les habitants de la terre. Nous évoquons aussi leur technologie, le transfert de cerveau et la reconstitution ou le transfert corporel. Après leur départ, Zanzar note discrètement les coordonnées de portail des mi-gos, arguant devant Yog Sottoth que ça pourrait toujours servir.

Avant de remonter à Dunwitch, je tente de surprendre la conversation entre Yog Sottoth, Ygg et Hastur. Ces derniers reviennent de leur mission. J’ai beau ne pas comprendre ce qui se dit, leur gestuelle est explicite ; ils n’ont pas réussi à convaincre Nyarlatotep de se joindre à eux ni de regarder ailleurs pendant qu’ils s’occuperaient d’Azatoth. Je transmets les informations à notre groupe. Zanzar dit d’un ton goguenard que ça va encore retomber sur nous et que décidément ces dieux ne savent rien faire seuls. Evidemment, le roi en jaune était derrière lui et n’a pas apprécié le commentaire. Hastur nous donne donc notre nouvelle mission ; trouver un moyen d’attirer l’attention de Nyarlatotep pendant qu’ils attaquent Azatoth. L’attaque aura lieu au prochain solstice, donc entre le 20 et le 21 juin 1939. Nous devons l’occuper pendant 24h. Mais comment occuper un dieu ?

Nyarlatotep aime jouer et manipuler les humains, il aime les rendre fous. Nous devrons faire attention à ce qu’il ne touche pas à notre santé mentale. Pour l’invoquer, c’est assez facile, il a plusieurs cultes qui pourraient nous renseigner. Murray se souvient du culte du pharaon noir qui était présent à New York en 1925.

Soudain, Watler a eu une sorte de vision confuse qui le perturbe. Il ne nous explique pas vraiment ce qui se passe. Cela concerne Misca le doyen de l’université. Claudia se rend chez lui et tout semble normal. Il s’agit de l’homme qui a financé une partie de notre expédition pour retrouver les monolithes mais jamais il n’a demandé de compte ni n’est venu sur place. Il est étrange que son nom revienne aujourd’hui à nos oreilles.

Nous réfléchissons aux moyens d’occuper Nyarlatotep. Les idées fusent mais c’est difficile d’occuper un dieu sans levier sur lequel appuyer. Nous pensons à le coincer dans un labyrinthe d’illusions, à l’enterrer sous une montagne de dynamite à Berlin, à lui faire un spectacle, à lui faire visiter l’asile d’Arkham, lui qui aime la folie des hommes, à l’emmener au cinéma voir l’intégrale de Chaplin. Nous demandons conseil à Bast au sujet des illusions mais elle nous répond en riant qu’il n’est pas possible de tromper Nyarlatotep, même elle ne le peut, et qu’il est impossible de le retenir. Elle nous dit qu’il faut lui trouver quelque chose d’intéressant à faire ou à voir pour détourner son attention de « l’angle mort qu’il y aura dans sa vision d’Azatoth pendant l’intervention». Elle nous met aussi en garde contre lui. Depuis qu’Ygg et Hastur sont venus lui parler de leur projet, il a la puce à l’oreille et pourrait s’intéresser de près à nos affaires, en se faisant, par exemple, passer pour un ami éloigné.

Nous avons une idée. Au lieu d’attirer l’attention de Nyarloatotep uniquement pendant le solstice pourquoi ne pas attirer son attention de façon continue. Jouer le jeu de préparatifs majeurs visant à le bannir ou le bloquer à une date postérieure au solstice, afin que son attention soit dirigée vers ces préparatifs et les moyens de l’en empêcher. Cela d’autant plus s’il s’incarne dans l’un de nos proches. Il faut bien sûr que ces préparatifs aient l’air véritable et efficace. Bast veut faire une réunion avec les autres anciens pour débattre de l’idée. Dagon et Hydra renoncent à participer, n’étant pas assez puissants pour être vraiment utiles.

Nous présentons l’idée. Cthulhu peut transmettre le message à l’humanité entière au moyen des rêves. Ainsi tous les humains rêvent d’un rituel essentiel à accomplir selon les caractéristiques propres à leur culte. Nous visons plus particulièrement les cultes de Nyarlatotep. Les cultes de la chauve-souris en Australie, de la sagesse étoilée à Providence et du pharaon noir adhèrent à l’idée. L’ordre de la femme boursouflée à Shangaï et celui de la langue sanglante au Kenya refusent d’agir. Murray caresse des idées d’éradication de ces cultes en les faisant passer aux yeux de leurs gouvernements respectifs pour des sympathisants nazis satanistes. S’ils ne nous servent pas, qu’ils soient détruits. Nous pouvons les remplacer par le culte de Bast des hommes sables en Egypte, celui des hommes serpents en Amazonie, les cultistes d’Hastur auront aussi leur rôle à jouer et même l’ordre de Sion des chevaliers de Thulé sera utilisé. Nous imaginons aussi avec un plaisir non feint le pape réaliser ce rituel au Vatican devant une foule en liesse. Le pouvoir du rêve qui induit les hommes à faire des choses qu’ils ne comprennent pas est véritablement un pouvoir délicieux.

20 Février – 20 juin 1939

Nous continuons nos préparatifs. Claudia se rend compte qu’elle est enceinte et il s’ensuit une discussion assez animée avec Walter et ce d’autant plus que Murray parle de jumeaux, ce que Walter avait omis de dire. C’est un choc pour Claudia pour qui les enfants sont une grande responsabilité. Elle craint aussi d’être mise à l’écart à cause de son état.

J’ai terminé le necronomicon, je pense que c’était une bonne idée de le lire, je comprends mieux, enfin je crois mais je me sens différent, le monde est étrange et les humains si petits. Zanzar continue de s’occuper du bon fonctionnement de l’asile tandis que Murray rompt ses engagements avec l’Angleterre pour être plus disponible. Il nourrit à l’égard de l’Allemagne une haine massive.

21 juin 1939

Le jour du solstice, Misca le doyen nous invite à réaliser le rituel à l’université dans une salle spéciale dédiée aux rituels. Zanzar s'étonne de ne pas avoir connu cette salle, mais elle était réservée à la section des sciences occultes, section pour laquelle il avait un profond mépris. A cette occasion, Claudia et lui se souviennent de leur première rencontre, et du poing de Claudia dans le ventre d’Ikben quand elle l’entendait critiquer sa section. Naudens reste auprès des artéfacts pour les surveiller. Zanzar essaie d’entrer dans l’esprit de Misca mais le trouve opaque. Il prévient Claudia mais elle le rassure en lui disant que Misca a toujours su bien se protéger.

Le rituel a lieu, il ne se passe rien. Nous nous regardons tous. Murray et moi nous nous chamaillons sur une question de prononciation et d’accent tonique, quand Misca, l’œil luisant, nous dit que ce rituel était dépassé, et qu’en plus nous l’avions effectivement mal prononcé. Je le mets au défi de faire le bon rituel d’invocation, ce qu’il fait avec un sourire ironique, tout en nous disant après qu’après tout, « il est déjà là, alors pourquoi le faire. »

Nyarlatotep a donc remplacé Misca depuis 3 mois et il nous observe. Bah, nous lui aurons fait passer le temps au moins. Il nous dit à quel point le coup d’état contre Azatoth est une mauvaise idée. Qu’il est comme le soleil et que le détruire, comme si c’était possible, ébranlerait l’univers. L’idée pour lui vient certainement de Yog Sottoth et de son orgueil démesuré. Nyarlatotep n’est en rien le serviteur d’Azatoth, il lui fournit un os à ronger de temps à autre. Azatoth est une puissance pure mais ne donne aucun ordre et ne dirige pas. Que les autres dieux se sentent limités par lui n’a pas vraiment de sens. Ils peuvent l’attaquer, cela ne les détruira pas, mais les amoindrira pour un certain temps. Ensuite Misca tire un rideau derrière lequel se trouve un portail. C’est un portail élaboré par des étudiants qu’il s’est amusé à modifier. Il nous dit d’y entrer.
J’y vais avec enthousiasme, je suis avide de découvrir ce qu’il y a derrière et je n’ai pas très envie de rester en présence de ce dieu. Nous trouverons un moyen de revenir, j’en suis sûr. Les autres finissent par suivre, y compris Claudia, malgré son état.

Zanzar essaye tout de suite d’activer notre portail portable mais il manque une pièce que Misca a dérobée pendant le rituel. Nous ne pouvons activer le portail et trouvons juste un message disant « aimez-vous les défis ? ». Nous sommes sur un monde étrange, inhumain, un soleil noir baigne les lieux d’ombre et de chaleur. Nous sommes au milieu d’une forêt d’arbres sombres. La lumière ressemble à celle qu’émettait l’orbe noire. Nous appelons Matt à l’aide, il arrive après une heure. Il était ardu pour lui de nous retrouver et ne pourra nous emmener à travers les dimensions. Nous sommes très loin de la terre et pour le moment, coincés ici.

Nous décidons de marcher et d’avancer dans les bois. La vision de Walter est altérée par un trop grand nombre d’informations. Une grande ombre nous suit, Francis lui fait signe de nous rejoindre. Une silhouette humanoïde, sombre et cornue d’au moins 3 mètres nous fait face. Murray évoque le mythe de Kernunos et le monde inférieur, le monde d’en bas dont on ne peut s’échapper que par la mort ou la déification.
Nous lui parlons mais elle ne réagit pas. Zanzar essaie de la contacter par la pensée mais une maladresse fait que sa communication ressemble plus à une attaque psychique. Je tente également de communiquer par la pensée mais la créature reste fixée sur Zanzar. Karl réussi à communiquer et à empêcher le cerf de nous attaquer. Il ne comprend pas ce que nous faisons ici, et va nous amener au village pour rencontrer les sages anciens.

Le « village » est une cité qui ne ressemble à rien de connu. Murray est tout excité par cette fabuleuse découverte. Nous expliquons notre situation et notre arrivée ici contre notre volonté. Nous recherchons un moyen de repartir. Un portail s’est activé un bref instant chez eux, mais ils ne comprennent pas car il s’agit pour eux d’un simple vieux monument à la fonction indéterminée. Zanzar dessine certains symboles d’adresse de portail et demande s’ils ont vu des symboles similaires autour du monument. Un des anciens en a vu. Il va nous en parler. Nous le suivons donc chez lui.
Revenir en haut Aller en bas
DrazielLaura
Beau parleur
avatar

Nombre de messages : 409
Age : 29
Date d'inscription : 08/10/2015

MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    Lun 27 Fév 2017 - 22:50

super résumé merci Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Cthulhu - anno 1938    

Revenir en haut Aller en bas
 
Cthulhu - anno 1938
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mon Petit Cthulhu
» les classes de persos a cthulhu.
» [Vds] Cthulhu LCG
» Anno : la série
» L'Appel de Cthulhu est de Retour

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Saigneurs du Chaos | Club de jeu de rôle à Bruxelles :: Jeu de role :: Résumés de parties-
Sauter vers: