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 Démiurges

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AuteurMessage
KamiSeiTo
Modérateur
KamiSeiTo

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Localisation : Merode
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MessageSujet: Démiurges   Jeu 1 Nov 2018 - 2:15

LE PAYS
Monde moderne équivalent à aujourd'hui, ambiance type Rome (architecture et climat), avec des bâtiments surtout en pierre.
Bâtiments officiels et riches sont très extravagants, car créés par des alchimistes d'état pour faire étal de puissance.

Les démiurges sont rares et puissants (du moins dans l'imaginaire collectif), ils sont donc courtisés et prisés des puissants ; mais ils sont également très souvent tenus responsables de tout ce qui ne va pas.

L'Agora a entre autres la responsabilité de détecter et enregistrer tous les démiurges. Les démiurges peuvent être détectés via une prise de sang, qui est en général effectué sur tous les nouveaux-nés. Les registres de l'Agora sont tenus secrets, et chaque démiurge est libre de révéler ou pas son état de démiurge. Être un démiurge un minimum compétent ouvre énormément de portes, mais parfois certains choisissent de vivre une vie modeste.

HISTORIQUE
Il y a une trentaine d'années, une révolution a éclaté.
Avant la révolution, les démiurges étaient obligatoirement enrôlés comme agents au service de l'état. Depuis la révolution, il n'y a plus de réquisition imposée des démiurges, qui peuvent travailler et user de leur dons de manière libérale (il existe tout de même un cadre de loi et il n'est pas permis de faire n'importe quoi avec ces pouvoirs).
L'Agora est depuis devenue un autorité publique indépendante et son rôle a évolué. Il existe cependant de facto un fort esprit de corps entre les démiurges.

La position du reste de la société vis-à-vis des démiurges peut se résumer à grosso modo trois positions :
- ceux qui pensent que les démiurges doivent être libres et indépendants pour ne pas avoir de dérive d'état totalitaire et abusif, sont dans la droite lignée du mouvement révolutionnaire ;
- ceux qui pensent que les démiurges sont trop dangereux pour la stabilité de l'état et pensent qu'ils devraient lui rester inféodé, sont les contre-révolutionnaires et leurs successeurs ;
- ceux qui pensent qu'il est bon que les démiurges ne soient pas à la solde de l'état, mais qu'ils devraient être bien plus strictement contrôlés et encadrés, et notamment limiter le champ d'utilisation de leurs pouvoirs et les concentrer sur les travaux d'utilité générale et non pour faire la volonté des riches et des puissants. Ceux-ci sont un courant plus récent déçu de voir que les conséquences de la révolution ne sont pas l'âge d'or espéré.

L'INITIATION
Tous les PJs ont fait leur initiation à la très ancienne et réputée école de Yarok Ariê, dont le blason –un lion assis faisant face, une patte posée sur ce qui semble être une perle ou une pierre précieuse, le tout surmontant un bandeau avec une maxime écrite en caractères anciens– en pierre orne fièrement le frontispice.
Il s'agit d'une ancienne villa légèrement en dehors de la grande ville voisine de Panopolis ; initialement pensée pour accueillir cinq à six élèves, la rapide expansion démographique fait qu'il y a aujourd'hui le double de jeunes démiurges en initiation, et le lieu n'est plus tout à fait adapté. La villa est composée de cinq chambres, la chambre privée de votre mentor, deux salles de bain, deux salons, une salle de classe, quelques salles d'entraînement et un grand jardin autour, sans compter la salle à manger, cuisine, garde-manger, etc.

Dans cette vieille école très prestigieuse, l'apprentissage des connaissance et de la pratique démiurgique est assuré par la mentor Damaris (ΔΨ), avec parfois le renfort de son ami Philémon (∞) pour approfondir l'arithmancie. Les matières classiques (mathématiques, lettres, histoire, géographie, etc.) sont assurées par des enseignants venant spécialement de Panopolis pour cela.
Hormis ces maigres contacts avec des humains sans pouvoirs, l'entre-soi prolongé de cet internat fait que les jeunes démiurges tendent à avoir un comportement social un peu en décalage avec celui du reste de la société.
La mentor étant une personne engagée dans l'Agora, la villa est également souvent lieu de passage pour d'autres démiurges de haut rang, pour quelques heures ou pour quelques jours.

PNJs IMPORTANTS
Damaris (ΔΨ) :
Elle est la mentor de tous les élèves de Yarok Ariê, et donc de tous les PJs.
Dans les 70 ans bien qu'elle en fasse bien 20 de moins, toujours habillée avec soin et grande classe, sévère mais juste, son air strict et calme suffit généralement pour tout besoin de rappel à l'ordre. Ceci dit, en dehors des temps de cours, elle sait être ouverte et à l'écoute, compréhensive. Sa main gauche semble momifiée, comme flétrie.

Philémon (∞) :
Ami de Damaris approchant la fin de la cinquantaine, il passe régulièrement à la villa. D'aspect un peu extravagant, ses tenues vestimentaires transpirent la vieille aristocratie (notamment avec son éternelle demi-cape, qui a fait sensation chez certains élèves). Très érudits, ses cours sont toujours pleins d'histoires et d'aspects théoriques.

Barak (-) :
C'est le professeur de sciences et surtout spécialisé en physique-chimie de l'école. 36 ans, humain sans pouvoir, et clairement bel homme ; il reste assez souvent dans l'école (là où d'autres viennent juste donner leur cours et repartent) et s'intéresse beaucoup aux élèves. Adriela qui s'avère être sa petite sœur est persuadée qu'il fait ça pour mieux la surveiller.

Aristéa (Δ) :
Élève de Yarok Ariê, 15 ans, alchimiste du corps et de la technologie.
Son père était un démiurge talentueux, mais peu sage. Profitant de la libéralisation de la démiurgie, il s'est associé à des criminels pour s'enrichir. L'affaire a très mal fini, et il a été condamné à la prison à vie.
Il était la seule famille d'Aristéa, elle a vécu cette perte comme une trahison. Perdue et déracinée, et poursuivie par la sale réputation de son père, elle a développé une obsession pour le respect des règlements.
Le hasard voulut qu'elle soit elle aussi une démiurge, et elle atterrit à Yarok Ariê.
Lentement, elle s'est reconstruite, se liant d'amitié avec Sinesios [et d'autres PJs?]. Jusqu'au jour de la tragédie. Aristéa avait supplié le groupe de ne pas faire le mur pour aller en ville. C'était dangereux. C'était contre les règles ! Mais ils le firent. Et une fois de plus, le nom de sa nouvelle famille fut traîné dans la boue.
Ce fut la trahison de trop. Elle devint une fervente partisane du mouvement de contrôle des démiurges.
Elle voue désormais une animosité glaciale à Sinesios [et les autres PJs?], et n'attend qu'une chose : qu'ils fassent une erreur de plus, pour finir dans les prisons de l'Agora.


Salomon (Ψ) :
Homme, la bonne cinquantaine, Démiurge psychomètre très puissant.
Il a participé avec Damaris à la révolution pour la libéralisation des Démiurges.
Les Démiurges ne représentant même pas 1% de la population mondiale, il fait le tour des maisons d’initiation afin de parler de comment les Démiurges peuvent rendre meilleure la planète (d’où l’accueil par Damaris).
Il met en avant ses idéaux : combattre la pauvreté, la famine, la maladie, prendre soin de la planète, ramener la paix et la justice dans ce monde. Il indique discrètement faire partie d'une organisation dont le but est que les Démiurges doivent guider les humains car ils sont trop “jeunes et naïfs” et qu’ils se font du mal (guerres, corruption, inégalités,...).
Il met un point d'honneur à rester discret quand il parle de l'organisation, il arrêtait d'en parler dès que Damaris s'approchait.
Un jour, pour des raisons qu'on ne connait pas, ils se sont fâchés. Ou plus exactement elle lui est tombé dessus avec une colère que vous ne lui aviez jamais connu et l'a mis dehors.

Tabitha (-) :
Humaine sans pouvoir de 16 ans. C'est l'ex-petite amie de Jaïna, qui depuis l'incident du bar refuse de la voir et ne garde que de sporadiques contacts via internet.

FACTIONS
Le G.R.A.I.E

Association de citoyens constitué pour réclamer plus de transparence auprès de l'Agora, que le regroupement accuse d'user de sa forte influence pour étouffer des affaires, cacher des faits et faire de la désinformation afin de protéger certains démiurges et de les soustraire à la justice. Le siège de l'association est à Panopolis.

L'Athanor
Société secrète regroupant uniquement des démiurges dont le but affiché est d'arriver à l'amélioration de la société grâce aux moyens démiurgiques et structurels de ses membres.

Concile de la Materia Prima
Mystérieux groupe de démiurges qui seraient très anciens, dont peu connaîtraient l'existence et dont les conseils seraient très prisés.


LES PERSONNAGES-JOUEURS
Drame commun :

Il y a maintenant plus d'un an, un groupe de cinq élèves (Jaïna (Ψ), Kaïros (∞), Sinesios (Δ), Adriela (Ψ) et Céphas (∞)) ont fait le mur pour aller fêter un anniversaire en ville, à Panopolis.
Ils se sont retrouvés dans un petit bar de quartier populaire, où ils se sont fait prendre à parti par d'autres clients les ayant identifiés comme démiurges et affichant des menaces ouvertement hostiles aux démiurges. La situation a dégénéré et Céphas a déclenché une explosion, ou un incendie...
Les souvenirs sont flous, la suite c'est la reprise de conscience sur le trottoir plus loin, une couverture de survie sur les épaules, la lumière des gyrophares qui baigne la scène d'un côté, et celle des flammes blanches qui s'échappe de la carcasse du bar de l'autre côté. Il y a eu le commissariat, l'interrogatoire, puis le retour à la villa. Sauf Jaïna, qui est revenue deux jours plus tard, le visage brûlé. Sauf Céphas, qui n'est jamais revenu. Que lui est-il arrivé ?? Est-ce qu'il s'est enfui ? Est-ce qu'il a été arrêté, mais alors pourquoi on ne peut même pas l'appeler ? Est-ce qu'il a été enlevé ? Est-ce qu'il est... est-ce qu'il est, resté dans le bar... ? Damaris n'a jamais donné la moindre réponse.

But commun :
Incarner le visage positif de la nouvelle génération de démiurges (NdKST : par une action d'éclat durable, qui marquera suffisamment les esprits pour redonner confiance aux humains sanas pouvoirs envers les démiurges, et qu'ils soient vus positivement).

Jaïna (Ψ) [Ceress] :
17 ans. Malgré les soins alchimiques son visage porte encore les cicatrices de la brûlure, et elle a perdu l'usage de son œil gauche. Psychomètre maîtrisant l'arcane de lecture, pianiste amateur, et pacifiste.

Kaïros (∞) [Kagaho] :
16 ans. Athlétique mais réservé, arithmancien maîtrisant la lumière et la kinésie, il pratique les arts martiaux (krav maga) et aime se retrouver seul au milieu de la nature. Il a une vision des démiurges comme supérieurs aux humains et pense qu'ils doivent donc les guider.

Sinesios (Δ) [Flamme de Sang] :
16 ans. Véritable rat de bibliothèque passionné de chimie, alchimiste maniant les minéraux et les végétaux, et introverti. Il pense que l'importance des gens dépend directement de ses mérites.
Calme et patient, Sinesios est un introverti évaluant la raison au dessus de l'impulsion. Il aime être seul, mais n'a rien contre une bonne conversation. Inspiré par les idées de Yarok Ariê, il pense que chacun se définit selon le bien qu'il accomplit. Les démiurges, dépositaires d'un grand pouvoir, ont donc une très grande responsabilité de l'utiliser à bon escient.
De taille moyenne, les traits fins et les cheveux bruns, il passe facilement inaperçu.
Très admiratif du style de Philémon (la demi-cape !), il essaye de se créer son propre style médiévalo-moderne avec ses pouvoirs alchimiques. Le résultat, mitigé au mieux, rend ses vêtements soit trop grands, soit trop amples. Et ils ne tiennent pas très bien en place, le rendant encore plus maladroit qu'il ne l'est déjà à la base.


Adriela (∞) [Myleke] :
19 ans. Grande est mince, les cheveux châtain clair et ondulés, les yeux sont d'un bleu-vert puissant. Arithmancienne maîtrisant les arcanes de kinésie et d'électricité, elle aime la biologie et l'histoire des démiurges, et pratique le Wing Chun (art martial). Pour elle les humains et les démiurges sont tous égaux.

_________________
Sur demande, je peux organiser pour un petit groupe des One Shot découverte de : Die for you, Lady Blackbird, Prosopopée, Rōnin, Lacuna, Mordiou !, Monsterhearts, ou Psi*Run. Nouveaux venus, anciens meubles, vétérans curieux ou grands débutants, n'hésitez pas !
Ma présentation, mes goûts rôlistiques.


Dernière édition par KamiSeiTo le Ven 1 Fév 2019 - 17:40, édité 1 fois
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Kagaho
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MessageSujet: Re: Démiurges   Sam 1 Déc 2018 - 20:26

Démiurges – Résumé partie 28/11/2018

La villa de l’école Yarok Ariê a des airs de villa romaine. Elle a un toit de briques rouges, des murs clairs et est entourée de plusieurs sortes d’arbres : pains, oliviers,... Il y a également un grand jardin de fleurs. À l’entrée, deux grands lions de pierre qui s’animent dès que quelqu’un s’approche du domaine. Ils sont protecteurs envers les élèves mais sans pitié avec les intrus.

Nous sommes à 2 jours d’une cérémonie de fin d’initiation où Adriela, Jaïna, Kaïros et Sinésios seront proclamés. Tous les élèves sont occupés aux préparations tandis que Damaris fait le tour s’assurant que tout est sous contrôle et en se massant sa main flétrie de temps en temps.

Jaïna essaie de se changer les idées en révisant car elle a reçu un nième mail de Tabitha qu’elle compte bien ignorer. Après quelques minutes, elle décide d’aller aider les autres en cuisine et de préparer quelques cookies.

Kaïros brainstorm avec Nikos au sujet de la décoration de l’estrade.

Aristéa a bien fait comprendre à Sinésios que son arbre, Steven, gâche le paysage pour la cérémonie est qu’il a plutôt intérêt à s’en débarrasser s’il ne veut pas passer un sale quart d’heure. Steven était au départ un cocotier, mais au fil des années, Sinésios en a fait un mélange d’un peu de tout : l’arbre porte une unique noix de coco qui n’est jamais tombée, porte tantôt des pommes, tantôt des bananes… Sinésios refuse d’admettre sa défaite et voir encore du potentiel.

Barak a invité Adriela à le rejoindre à Panopolis. Le rendez-vous est dans un petit café avec une terrasse, quelques tables et quelques chaises. Lorsqu’Adriela arrive, Barak est déjà là et n’a pas l’air dans son assiette.Ils discutent un peu jusqu’à ce que Barak fasse signe à quelqu’un qui arrive derrière Adriela. Adriela se retourne est voit une homme arriver. Il a des cheveux poivre et sel (surtout sel) et l’air pauvre. De plus près, son visage traduit un grand vécu.
Il se présente. Il s’appelle Amnon. Il tend la main à Adriela qui la refuse rétorquant qu’elle ne toucherait pas quelqu’un qui pue. Barak et Amnon échangent un regard gêné.
Amnon s’assied et explique son histoire. Il enquête depuis plus de 8 ans sur le disparition de son frère, Absalom. Absalom n’est autre que l’ex-mari de Damaris ! Après la révolution, Absalom n’était plus le même, il en était ressorti traumatisé. Amnon lui rendait visite régulière dans la maison qu’il partageait avec Damaris. Ses visites aidaient à améliorer la condition de son frère. À un moment, Damaris a commencé à être distante avec lui. À sa prochaine visite son frère n’était plus là et Damaris lui a répondu qu’il était parti, comme ça… Amnon n’y croit pas une seconde et implore l’aide Adriela. Tout ce qu’il demande c’est qu’elle parle à Damaris pour enfin connaître la vérité.
Adriela ne lui promet rien mais qu’elle essaiera d’en parler à Damaris.
Une fois Amnon parti, Adriela s’engueule avec son frère comme ils en ont l’habitude avant de repartir à l’école.

Alors que tout le monde est affairé aux préparations, Philémon s’approche de l’école. Il titube et est complètement débraillé. Il braille : “DAMARIIIIIIIS !”. Kaïros et les autres élèves sont étonnés et reconnaissent à peine leur professeur. Philémon est toujours très propre sur lui et c’est bien la 1ère fois qu’il se présente complètement saoul à l’école !
“Damaris, tu dois m’aider ! Tu l’as bien fait pour toi, tu peux bien le faire pour moi, non ? Quoi ?! Raphaël n’est pas assez bien ? J’te préviens… Je… Si tu me laisses ainsi, je n’ai plus rien à perdre ! J’vais tout balancer à l’Agora !”
Philémon s’approche et attrape Kaïros par le col : “Damaris doit m’aider ! Allez la chercher !”
Kaïros se met en position défensive au cas où et essuie l’haleine chargée d’alcool de Philémon : “Calmez-vous m’sieur Philémon ! On va vous aider. Nikos ! Vas vite chercher Damaris !”
Kaïros fait asseoir Philémon pour qu’il puisse se calmer un peu. Les élèves se rapprochent et forment un cercle.
Sinésios a alors une idée pour désaouler Philémon : lui balancer un seau d’eau à la figure ! Il transmute alors le sol en un seau d’eau et, ni une ni deux, jette l’eau en plein visage du professeur !
Philémon : “Heyyy !” L’effet de surprise déclenche alors les réflexes du professeur qui projette Sinésios ainsi que des chaises à quelques mètres de là. Kaïros empêchera Sinésios de se blesser en le rattrapant de justesse grâce à ses dons kinétiques.
L’eau semble avoir eu l’effet escompté. Philémon s’excuse et aide Sinésios à se relever. “Je suis désolé… je… je suis très surmené… Appelez Damaris s’il-vous-plaît”. “Nikos est parti la chercher professeur.”

Quelques instants plus tard, des bruits comme des pétards se font entendre. POP ! POP ! POP ! Les élèves reconnaissent les plantes qui pètent de Damaris qui s’approche.
Damaris : “Retournez vous occuper des préparations. Philémon, dans mon bureau !”
Philémon : “Je sors tout juste de l’hôpital et…”
Damaris : “On en parlera dans mon bureau !” Et elle force le pas en direction de l’intérieur du bâtiment.

Adriela a pu assister à une partie de la scène et annonce à Jaïna, Kaïros et Sinésios qu’elle a passé une mauvaise après-midi et qu’elle préfère en parler au calme.

Sinésios demande un coup de main pour déplacer Steven et Kaïros décide de l’aider tandis qu’Adriela et Jaïna retournent aider à préparer la cérémonie.
L’idée était de déplacer Steven afin qu’il soit en dehors du champ de vision depuis l’estrade prévue pour la cérémonie. Sénesios prépare donc un nouvel emplacement pour y accueillir Steven et indique à Kaïros la manière dont ils vont procéder.
Sinésios s’agenouille devant Steven, pose ses mains au sol et commence à se concentrer. Le plan est de d’abord dégager assez de terre que pour déplacer Steven et de rassembler très précautionneusement les racines de Steven. Ensuite, Kaïros doit faire s’élever Steven et le déplacer jusqu’à son nouvel emplacement. Malheureusement les choses ne se sont pas passées comme prévues. Une racine est restée coincée, Kaïros n’a pas pu garder sa concentration correctement et a laissé tombé Steven une fois ou deux sur le chemin. À l’arrivée, pas moyen de faire tenir droit Steven… Le verdict tomba en même temps que la seule et unique noix de coco qu’il avait jamais portée…
Sinésios est effondré. Steven c’était des heures et heures passées à en faire quelque chose d'exceptionnel. Kaïros tente de consoler Sinésios tandis qu’Aristéa remercie maladroitement Sinésios pour ses efforts.

Pendant ce temps, les autres continuent de préparer la cérémonie. Et personne ne peut s’empêcher de théoriser sur ce qui s’est passé.
“Vous pensez que Damaris a fait quelque chose de mal ?”
“C’est qui Raphaël ?” (Sinésios nous apprendra qu’il s’agit du compagnon de Philémon)


Après une bonne heure Damaris et Philémon sortent enfin du bureau.
Damaris : “J’ai beaucoup de travail, il faut rentrer maintenant.”
Philémon : “Je… Je suis prêt à tout, je vais le faire !”
Damaris : “Ne reste pas tout seul s’il-te-plaît…”
Philémon : “Je te laisse jusqu’à demain !”

Adriela en profite alors pour accoster Damaris. Damaris, fatiguée, tente d’éviter Adriela. Mais celle-ci lui indique que cela concerne son mari. Le visage de Damaris blanchi et son regard devient très dur. Adriela baisse les yeux mais reste sur place.
Damaris fini par rétorquer : “Dans mon bureau, tout de suite !” et y va sans attendre.
Jaïna, Kaïros et Sinésios se placent derrière la porte pour écouter.

Damaris : “Je t’écoute.”
Adriela : “Barak m’a fait rencontrer Amnon !” Damaris se braque.
Damaris : “Cette histoire ne vous concerne pas…”
Adirela : “Vous devez l’aider il pue !”
Sinésios : “Kaïros, t’entends quelque chose ?”
Jaïna : “Je crois que Barak pue…”
Adriela : “Il veut juste connaître la vérité, rien de plus.”
Damaris se frotte les yeux avec sa main pour refouler des larmes et soupire. Adriela regarde les photos se trouvant dans la pièce et n’y voit que des photos datant de la révolution. Damaris dit qu’elle y réfléchira et invite Adriela à sortir de son bureau.

Adriela nous explique son après-midi pendant le souper.
Après le repas, Nikos vient nous voir car il est inquiet. Il a peur que Damaris soit arrêtée, jugée et que l’école soit fermée. Nous essayons de le calmer et puis allons nous coucher.

Au matin, cours de physique avec Barak. Sinésios donne le cas concret de Steven pour les différents vecteurs de force.
À la fin du cours, Barak prend Adriela à part. Il lui indique qu’il est convoqué chez Damaris ! Ils se disputent un peu jusqu’à ce qu’Adriela décide d’aller au prochain cours et que Sinésios en profite pour poser 1001 questions à Barak. Ce dernier est d’ailleurs bien content de pouvoir retarder au maximum sa rencontre avec Damaris.

À l’entrée du domaine, Philémon se disputer avec les 2 lions qui lui refusent l’entrée. Nous allons à sa rencontre. Nous remarquons qu’il est à nouveau très propre sur lui, comme nous l’avons toujours connu.
“Bonjour m’sieur Philémon !”.
Philémon : “Ah ! Bonjour ! Vous savez, je suis vraiment désolé pour hier. J’ai quelques problèmes privés qui m’affectent beaucoup.” Il prend son visage entre ses mains et Sinésios en profite pour pousser Jaïna vers lui en lui soufflant “Vas-y découvre ce qu’il veut dévoiler sur Damaris !”.

Le contact avec Philémon fait voir à Jaïna des images d’abord confuses pour ensuite se stabiliser sur Damaris, beaucoup plus jeune, dans un bâtiment en ruine. Elle est avec un homme à qui il ne reste plus que le tronc et un bras. Il y a du sang partout. Damaris extrait l’âme de la personne pour la transposer dans une statuette en bronze ou en bois, ce n’est pas très clair…
La vision change et présente Damaris et Philémon plus tard. Il est difficile de dire quand exactement. Ils sont dans une sorte de laboratoire de chimie avec beaucoup de lire sur la biologie humaine. La même statuette est là, à côté d’un corps. À ses côtés se trouve Damaris complètement épuisée. Le corps a alors un soubresaut ! Damaris s’en aperçoit et fond en larmes.
Philémon : “Tu as réussi ! Damaris ! Tu as réussi !!! C’est Absalom ! Il est là !”
Damaris : “J’espère que j’ai bien fait…”
Philémon : “Cela n’est pas légal mais seulement envers les lois de ces sans pouvoirs. N’importe qui aurait fait pareil. J’aurais fait pareil !”.

La vision se brouille et Jaïna revient à elle.
Philémon : “Jaïna, je ne te permets pas ! Qu’est-ce que tu as vu ?”
Jaïna, secouée, lui réponds honnêtement.
Philémon : “Allez chercher Damaris !”.
On s’éloigne, les lions nous laissant passer.
Jaïna semble fortement touchée par ce qu’il vient de se passer...

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MessageSujet: Re: Démiurges   Ven 14 Déc 2018 - 23:13

Les Notes de Sinesios : Secrets, trahisons et Hermétisme.


Philémon = dénonciateur???
Pourquoi?
Jaina => esprit Phil
Damaris = transfert d'âme????
Sauvetage Absalom Via Démiurgie illégale.
Philémon désapprouve


Philémon est-il sérieux? Va t'il vraiment dénoncer Damaris? C'est sûrement une menace en l'air faites sous le coup de l'émotion mais...Non, il va sûrement revenir à la raison. Peut-être peut-on l'aider?
Mais je n'en reviens pas. Damaris, une criminelle? C'est... ça me dépasse.
Jaina a été très affectée par ce qu'elle a lu dans l'esprit de Philémon. J'ai essayé de l'aider mais... je crois que j'ai juste empiré les choses. Puis j' étais un peu ailleurs cette après midi. Les élèves juniors ont en profité pour faire n'importe quoi! C'est dingue ça, je tourne le dos deux minutes, et voilà qu'ils bavassent ou font des absurdités!


Pas d'accident à Panopolis.
Raphael = Raphael Carducci (Couturier)?
Hopital St-Platon => Se renseigner.


D'après mes recherches, le seul Raphael qui pourrait correspondre est un célèbre couturier. Il a assez de prestance pour être digne de Monsieur Philémon, quoiqu'un peu trop moderne à mon goût. Il serait atteint d'une grave maladie, mais Gaagle n'a rien dit de plus. On devrait aller se renseigner nous même.
Jaina a appelé Tabitha??? J'y crois pas! Dix-huit mois qu'on doit tout faire pour pas que son ex puisse la contacter, et voilà qu'elle l'appelle d'elle même! Enfin peut-être qu'elle peut l'aider? Jaina a même fixé un RDV!Dès Vendredi! Mais maintenant elle sait pas comment elle va faire pour y aller sans révéler sa brûlure.
Par contre, bizarre, Tabitha lui a parlé de Damaris. J'ai beau me creuser la tête, je ne vois pas comment elle pourrait la connaître. J'aime pas trop ça...


Aujourd'hui, c'est décidé, on va enquêter à l'hopital St-Platon! Enfin juste Jaina et moi, Adriela et Kairos ont chopé une diarrhée carabinée. Pile au mauvais moment, pff. Ça m'embête un peu de sécher encore les cours, mais de toute façon, cette école part à veau-l'eau.


Retour de l’hôpital. C'était... wow. Dans quoi on s'est embarqué?
Philémon est sérieux. Je voulais pas y croire mais... il va le faire. Il va dénoncer Damaris. Comme ça! Après vingt ans d'amitié!
Raphael Carducci est bien son compagnon. Il est.. enfin... « Maladie auto-immune génétique ». Même la démiurgie ne peut plus rien pour lui. C'était la première fois que je voyais un homme aussi proche de la mort et... je vois encore son visage c'est... terrifiant. Je n'ose imaginer ce que vit Philémon... mais de là à … comme ça...

Ah, parce que oui, Philémon nous a pincé quand on était à l’hôpital!
On a essayé de le convaincre, Jaina et moi. Je lui ai dit que nous aussi on était impliqué, que toute l'école en dépendait! Mais non! Il va vraiment le faire! Envoyer Damaris en prison si elle refuse de transférer l'âme de Raphael dans un nouveau corps!
Il a pas le droit! Pire, il nous traite comme des enfants! « Ce n'est pas vos affaires » qu'il répétait! Il veut détruire notre maison, et il nous dit que ce n'est pas nos affaires! J'en ai ma claque! C'est comme Damaris qui refuse de nous dire quoique ce soit! Puisqu'ils s'obstinent à nous écarter, on ira chercher la vérité nous même! En commençant par cette histoire avec Absalom!


J'ai du m'acharner, mais Philémon est passé à table :
Absalom a changé après sa « renaissance ». Lui et Damaris se disputait souvent. On sait pas trop pourquoi, mais, un jour, Damaris a laissé échapper « J'en ai marre qu'il fasse semblant ». Semblant de quoi?
Est-ce que le transfert d'âme se serait mal passé? Est-ce pour ça que Damaris refuse de le refaire pour Philémon? J'ai tenté de lui expliquer ça, mais sa peine l'aveugle... Et Damaris qui refuse de donner une vrai explication...
Oh, et Damaris a une fille! Dingue! J'aurais jamais cru... Elle est morte pendant la révolution de Mars 78. Apparement en même temps que « l'accident » d' Absalom. Je me demande si c'est lié à notre histoire....


Enfin, ce n'est pas assez. Il nous faut comprendre les vrais raisons de Damaris, c'est notre seul espoir de convaincre Philémon de ne pas dénoncer Damaris et sauver Yarok Ariès. Mais les pistes sont minces... on devrait aller parler au frère d'Absalom, Amnon. Il en sait peut-être plus.


Sur le trajet retour, on a croisé des militants qui manifestaient devant l'hopital. Ils voulaient que plus de démiurges travaillent dans des hopitaux, pour en faire profiter la population.
Mais là, je me suis demandé... Et si Damaris avait vraiment le pouvoir de sauver n'importe qui avec le transfert d'âme? Est-ce qu'elle ne devrait pas en faire profiter tout le monde au lieu de le garder pour elle? Mais... qui est-ce qui déciderait qui on sauve, et qui on laisse mourir? Le démiurge? L'état? Un code d'honneur? Et puis, peut-on rallonger la vie des personnes qui sont sur le point de mourir de vieillesse? Ce n'est pas contre-nature?


Et si j'avais été à la place de Damaris, et que c' était Jaina sous les décombres? Qu'est-ce que j'aurais fait? Qu'est-ce que Kairos ou Adriela auraient fait? Ou Arist... Non, elle je sais, elle aurait suivi les règles... D'un coup, je la trouve beaucoup moins borné. Mais ça ne résout pas ma question...


Heureusement Jaina est venu me sauver de ma crise existentielle. En trouvant un nouveau problème. Tabitha a liké une page facebook d' anti-démiurge! Des complotistes! Avec des vielles vidéos d'enquêtes biaisées qui essayent de nous faire passer pour des illuminatis! Ah!
Pire, dedans y'a un vieux bonhomme qui pourrait bien être Amnon, le frère d' Absalom!
Les G.R.A.I.E ils s'appellent. Comme si on avait pas assez d'ennui comme ça...


Hermétisme = Demiurgie expérimental.
Psychométrie + Alchimie = Contrôle de l'âme
Limites démiurgiques = vaste mensonge.


Ils nous ont menti! Pendant toutes ces années! Oh, oui, ils disaient «  Vous en apprendrez bien plus par après, l' école n'est que le commencement ». Bien sûr! Apprendre à soulever de plus gros rochers, ou à fabriquer des cocotiers en meilleur santé. Mais ils se sont bien gardés de nous dire qu'en combinant les médiums, les limites fondamentales de la démiurgie n'avaient plus court! Alchimie à distance! Transfert d'âme! Aritmancie à l'aveugle! Téléportation! Vie artificielle! Tout est possible! TOUT!


Et tout ça était consigné dans un bouquin juste au dessus de nos têtes! Ils savaient! Damaris, Philémon, l'agora, tous! Et pas un mot! Pas une mention! On va être diplomé demain, mais ils nous prennent toujours pour des gamins!
Je n'ai pas de mot!


...ah, et Jaina a trouvé un lien entre les graies et la mythologie. Ils prédiraient l'avenir, ou un truc comme ça.
J'espère que Kairos et Adriela seront remis demain, parce qu'on a des choses à leur dire. Oh oui, beaucoup de chose.

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MessageSujet: Re: Démiurges   Dim 27 Jan 2019 - 14:42

Démiurges – Résumé partie 14/01/2019

C’est le jour de la cérémonie. Plusieurs élèves seront proclamés Compagnons, marquant la fin de leur initiation démiurgique. Il reste encore beaucoup de préparatifs de dernière minute.
Le temps est lourd et des nuages bien noirs sont visibles au loin. Le vent se lève, annonçant l’orage.

Sinésios frappe aux portes des chambres d’Adriela, Jaïna et Kaïros. Adriela et Kaïros se remettent à peine de cette diarrhée mais se lèvent quand même. Jaïna quant à elle ne semble pas être dans sa chambre. C’est Élysée, la colloc’ de Jaïna qui ouvre la porte à moitié endormie. Sinésios lui demande où se trouve Jaïna et la seule chose qu’elle arrive à dire d’intelligible c’est que Jaïna serait allée rejoindre Tania… enfin Tabitha. Élysée n’est vraiment pas du matin.

Sinésios explique à Adriela et Kaïros ce qu’ils ont loupé.
Jaïna et Sinésios sont allés à l’hôpital Platon afin de vérifier leur théorie sur Raphaël. Ils ont fini par le retrouver et bien qu’ils avaient raison, il était méconnaissable ! Sinésios montre une photo de Raphaël avant et une qu’il a prise la veille. Le pauvre Raphaël vit ses derniers instants ! Le comportement de Philémon était donc motivé par le désespoir de voir s’éteindre son compagnon...
Tabitha aurait liké la page Facelivre de GRAIE, le Groupe pour la Révélation par l’Agora des Informations Essentielles. Il semblerait qu’on nous cache des choses. Jaïna et Sinésios ont donc fouillé la bibliothèque de l’école et sont tombés sur le Traité d’Azaël. Azaël serait un très ancien alchimiste et son livre mentionne des techniques avancées de combinaisons de médiums démiurgiques. C’est bien plus complexe et bien plus puissant que tout ce que nous avons appris jusqu’à présent !

Les autres élèves se lèvent petit à petit et se mettent au travail. La cérémonie à lieu dans l’après-midi et il reste encore beaucoup à faire. Damaris quant à elle laisse les préparatifs aux élèves et reste enfermée dans son bureau à passer de nombreux coups de fil. Il semblerait qu’elle ait passé toute la nuit à passer ses mystérieux appels.
Aristéa entre dans la bibliothèque mais nous nous taisons le temps de la laisser passer.

Nous essayons alors de définir la prochaine étape. Pour l’instant, à part Damaris qui ne veut rien dévoiler, il n’y a qu’Amnon qui pourrait nous aider. Est-ce qu’il nous a tout dit ? Il avait dit que son frère avait changé. Mais comment ? En tout cas, Adriela n’a pas très envie de retourner voir Amnon et d'apprécier son fumet.
En tout cas, pour voir Amnon il faut voir Barak. Adriela compte bien lui parler tout à l’heure. C’est là que Sinésios se rappelle qu’Adriela et Kaïros ne sont pas au courant pour Barak… Damaris l’a viré ! Raison de plus pour Adriela qui préfère d’abord parler à Damaris. Sinésios lui insiste pour aller voir Amnon.
Pendant qu’ils argumentent, Kaïros reçoit un message de Salomon sur l’application de messagerie bien connue Hermès :
“Très cher ami, comment vas-tu ? J’ai appris pour la terrible nouvelle concernant Damaris. Toute ma sympathie va vers elle. Sachez que dans toute crise se cache une opportunité. Si tu es ambitieux, tu me verras aujourd’hui.”
Kaïros fronce les sourcil en regardant son smartphone et cela n’échappe pas Adriela qui exige de savoir ce qu’il y a de plus urgent que leur conversation. Kaïros rougit et s’excuse rapidement prétextant jouer à son jeu favori sur mobile.
Adriela est décidée et va aller voir son frère. Sinésios la suit car il compte bien demander à Barak un moyen de contacter Amnon.

Kaïros prétend avoir encore mal au ventre et reste dans la bibliothèque afin de pouvoir rapidement répondre au message de Salomon. Aristéa vient le retrouver.
Aristéa : “J’ai tout entendu…”
Kaïros répond maladroitement : “Tout… Tout… quoi ?”
Aristéa : “Vos histoires là… Qu’est-ce que vous allez faire ?”
Kaïros répond assez sèchement : “Moi, caca, je ne suis pas encore tout à fait remis. Et toi, tu vas te mêler de tes affaires. Après Steven, tu ferais bien de nous laisser !” Pour appuyer ses paroles, Kaïros fait apparaître une version miniature de Steven et le fait ensuite tomber, projetant la seule noix de coco vers Aristéa.
Aristéa, choquée, quitte la bibliothèque.

Kaïros répond à Salomon qu’il est heureux d’avoir de ses nouvelles et le remercie pour ses sentiments pour Damaris. Étant donné la cérémonie de l’après-midi, il propose de se retrouver fin de journée.
Salomon : “Ce soir, il sera déjà trop tard. La police est en route, il n’y aura pas de cérémonie. Retrouvons-nous près de l’école dans 42 minutes.”
Kaïros accepte le rendez-vous mais lui propose de plutôt de se retrouver dans une petite clairière à quelques minutes à pied de l’école. La dernière visite de Salomon ne s’étant pas passée dans les meilleures conditions, il ne vaut mieux pas ajouter de la tension à celle déjà présente.

Pendant, ce temps, Adriela et Sinésios se dispute dans le couloir.
Sinésios : “Si, je te suis !”
Adriela : “Non !”
Sinésios : “Je ne bougerai.”
Adriela appelle Barak.
Barak répond : “Mmmh ? Quoi ?” Il semble fatigué.
Adriela : “Qu’est-ce que tu fais encore au lit ?!”
Sinésios essaie de parler via le téléphone d’Adriela : “M’sieur Barak !”
Adriela : “T’as bu ou quoi ?”
Barak : “Ça te regarde ?”
Adriela : “Bien sûr que ça me regarde ! J’arrive !” Et elle racroche.
Sinésios ne lâche pas l’affaire et Adriela se dit qu’elle lui mettrait bien une petite décharge histoire de l'assommer assez longtemps pour qu’elle puisse retrouver son frère tranquille. Se disant qu’elle y va un peu fort, elle va se contenter de lui faire une prise de Wing Chun.
Adriela : “Je dois protéger mon frère !”
Sinésios : “Et moi je compte bien protéger Barak de tes sautes d’humeur !”
Adriela se jette sur Sinésios et lui met un coup qui l’assome ! Mais Sinésios a juste eu le temps de lancer une explosion d’orties qui continuera de se développer même après avoir été assommé ! Adriela est couverte de plaques rouges.
Nikos et Élysée passaient dans le couloir.
Élysée : “Mais qu’est-ce que vous faites ?!”
Nikos : “Mais vous êtes des malades !”
Adriela : “J’ai quelque chose d’urgent à faire. Prenez soin de lui.” Adriela s’échappe.
Nikos se penche sur Sinésios et demande inquiet : “Tu crois qu’il est encore vivant ?”

Kaïros quitte la bibliothèque et tombe sur Élysée et Nikos penchés sur Sinésios. Kaïros s’inquiète pour Sinésios. Nikos lui explique et Élysée précise que Sinésios s’est pris une belle branlée. Kaïros réveille Sinésios avec un verre d’eau fraiche sur la tête.
Ils décident d’aller voir Damaris qui semble énervée dans son bureau.
Sur le chemin Sinésios lance à Élysée et Nikos : “Et je n’étais pas mort !”

Arrivés devant la porte Kaïros et Sinésios essaient d’entendre ce qui se dit mais pas moyen de capter quoi que ce soit. Sinésios met sa main sur la porte et tente alors de transformer silencieusement la porte du bureau de Damaris afin de pouvoir écouter sans se faire repérer. À peine après avoir commencé à utiliser son pouvoir sur la porte que celle-ci se transforme et des dizaines de piques blessent la main de Sinésios qui commence à saigner.
Damaris ouvre alors la porte et semble en colère.
Kaïros : “Vous allez bien ?”
Damaris : “Je suis occupée.”
Kaïros : “On ne va pas lâcher l’affaire vous savez. On est au courant pour Amnon et Raphaël. D’ailleurs, Adriela est partie voir son frère pour obtenir plus d’informations auprès d’Amnon. Laissez-nous vous aider !”
Damaris a alors un de ces air de tristesse maternelle : “Je vous assure que vous ne pouvez rien faire. Cela concerne plus que l’école maintenant.”
Kaïros : “Adriela m’a prévenu. Elle a vu la police se diriger vers l’école. La police arrive !”
Damaris a un sourire amer : “Ça ne vous regarde pas. Philémon est un homme bien.” Elle commence à fermer la porte en indiquant qu’elle a encore beaucoup à faire.
Sinésios : “Vous pouvez comptez sur nous Damaris !”
Damaris remarque sa main : “Va donc soigner cette main.” Et elle ferme la porte.
Sinésios va pour se soigner et Kaïros prétend avoir à nouveau mal au ventre afin de pouvoir retrouver Salomon.

Adriela parle avec son frère qui semble dire qu’il se passe des choses pas nettes à l’école.
(Je dois encore détailler cette scène.)

Dispute entre Aristéa et Sinésios. Aristéa a été contactée par Salomon.
(Je dois encore détailler cette scène.)

Kaïros se rend invisible et file rejoindre Salomon dans une clairière à quelques minutes à pied de l’école où il pourront parler sans être dérangés. Salomon était habillé assez richement et arborait un sourire triomphant. [Salomon sera incarné par Christopher Lee]
Salomon : “Ah Kaïros. Je suis heureux que tu aies pu me retrouver. C’est vraiment affligeant ce qui est en train de se passer. Yarok Ariê est une ancienne école qui donnait les meilleurs Démiurges. Damaris aura été une catastrophe pour cette école.”
Kaïros, plutôt mal à l’aise par ses paroles assez dures : “Salomon ne dîtes pas ça, elle nous a quand même beaucoup appris.”
Salomon : “Oui, des petits tours de bébé ! Tu n’as même pas idée de ce dont vous êtes capable. J’ai toujours été un grand défenseur de cette école. J’ai même porté conseil à Damaris. Tout ça pour arriver à ça. Kaïros, Philémon a fait une déposition et la police ouvre une 2e enquête.”
Kaïros : “Et vous ? Vous ne pourriez pas nous aider ?”
Salomon : “Kaïros, j’ai besoin de toi. Tu es intelligent, ta présence ici en est la preuve et tu as ta place à l’Athanor. Il est très important de préparer le futur. Nous devons former de grands Démiurges. D’autant plus que Damaris va être hors circuit pendant un moment. Il y aura d’abord l’enquête, puis le procès qui je l’espère s’achèvera avec son acquittement. Nous devons agir. Le pire qui puisse arriver serait la fermeture de l’école ou qu’un mondain soit placé à sa tête. Non, nous allons laisser cette tâche au Concile de la Materia Prima.”
Kaïros : “Qu’est-ce que le Concile de la Materia Prima ? Il ne me semble pas que vous m’en ayez déjà parlé. Est-ce en lien avec l’Athanor ?”
Salomon : “Non, l’Athanor est un courant de pensée où l’on réfléchit sur le monde et sur comment il peut mieux fonctionner. Le Concile de la Materia Prima est une très très très vieille institution. Tellement ancienne que seuls les plus puissants sont au courant de son existence. Ce sont les Démiurges les plus sages. C’est un véritable puit de connaissance. Ils sont consultés sur les grandes questions et les grands problèmes de ce monde. Damaris les connaît bien même si elle s’en est éloignée ces dernières décades. Si elle veut le bien de son école, alors elle regardera les choses en face et comprendra qu’elle est la seule responsable de ce qui lui arrive. La police arrivera entre 12h et 13h. Tu dois agir vite Kaïros. Il faut convaincre Damaris de faire ce qu’il faut.”
Kaïros a bu les paroles de Salomon : “Vous avez raison Salomon. L’école mérite d’être dans les meilleures conditions. Je vais parler à Damaris. Excusez-moi, je n’ai pas beaucoup de temps. Il faut que je me dépêche.”
Salomon : “Je sais que je peux compter sur toi Kaïros. Nous nous recontacterons.”
Kaïros se rend à nouveau invisible et reprend le chemin de l’école, réfléchissant à comment il pourrait mener à bien la mission confiée par Salomon.

Adriela est de retour à l’école. Elle tombe sur Sinésios qui essaie de calmer les autres qui veulent se préparer à accueillir la police. Adriela les engueulent à apporter trop d’attention aux rumeurs et tente de les rassurer en leur disant qu’elle vient de la ville et qu’elle n’a veut aucun policier sur la route.
Sinésios : “Du nouveau du côté de ton frère ?”
Adriela : “Non, il dit qu’on ne pourra rien faire tant qu’on aura pas plus de preuves.”
Sinésios : “Tiens, tu te souviens de Salomon ?”
Adriela : “Oui.”
Sinésios : “Il semblerait qu’il soit au courant de ce qu’il se passe ici. Il a pris contact avec Aristéa et la police va vraiment venir ! Il me semble que Kaïros et lui étaient aussi en contact.”
Adriela : “Il est où d’ailleurs ?!”
Sinésios : “On n’a pas le temps de le chercher. Allons voir Damaris.”

Sinésios : “Damaris. Il faut nous écouter. La police arrive, vous devriez partir.”
Damaris : “Sinésios, je n’ai pas dit mon dernier mot. Chaque minute compte pour me préparer.”
Sinésios : “Justement, laissez-nous vous aidez svp ! Il doit bien y avoir quelque chose qu’on puisse faire. Même ranger des papiers.”
Damaris sourit : “Non, il n’y a vraiment rien.”
Sinésios : “On est au courant pour Philémon vous savez ?”
Damaris : “Ah bon ? Vous savez, toute ma vie est cette école.”
Sinésios : “Et vous comptez couler avec le navire ?”
Damaris : “Je compte sauver le navire !”
Sinésios : “Vraiment ? Comment ?”
Damaris : “Oui, vraiment. Le ciel est couvert de nuages mais le soleil reviendra. Même les Démiurges ne contrôlent pas la météo.”
Adriela : “Vous n’y arriverez pas !”
Damaris est touché par ce qu’Adriela vient de dire.
Adriela : “Pas seule en tout cas.”
Damaris commence à s’énerver : “Et que pensez-vous que j’ai fait ces 2 derniers jours ? Je n’ai pas arrêté de téléphoner à des amis. Je n’ai même pas pris le temps de dormir.”
Adriela : “Et ils sont bien ces amis ? Ils sont où ?”
Sinésios craque : “On se croirait dans un mauvais rêve ! La police. Amnon. Philémon et Rapahël. Cet escroc de Salomon. Et vous qui ne nous faites toujours pas confiance, même pour nous dire ce qui est arrivé à Céphas !”
Adriela : “Pour vous, on est peut-être que des élèves. Mais pour nous, vous êtes bien plus que ça !”
Damaris a les mains qui tremblent et se fâche : “Sinésios, tu es très gentil, mais cela ne te regardes pas ! Laisse-faire les adultes !”
À ce moment, elle pose ses mains sur Adriela et Sinésios pour les pousser en dehors de son bureau. À leur contact, ses sentiments sont chamboulés et elle ne peut retenir son pouvoir. Elle imprime alors dans leur esprit : “Je ne dois pas me mêler des affaires de Damaris”.
L’effet est immédiat. Adriela et Sinésios quittent le bureau de Damaris.
Damaris, regrettant déjà son acte, pousse un gros soupir.

Kaïros est de retour à l’école et va directement voir Damaris. Dans le couloir menant à son bureau, il croise Adriela et Sinésios qui passent sans même regarder Kaïros. Sinésios le bouscule même ! Tellement frustré, Sinésios laisse derrière lui une chemin d’orties qui naissent et pourrissent directement. Kaïros n’a pas le temps de s’inquiéter, il fonce au bureau de Damaris avant que celle-ci ne ferme la porte.
Kaïros : “Damaris !”
Damaris : *soupir*
Kaïros : “Je viens de parler avec Nikos. Il a peur que vous partiez. Il faut le rassurer. Est-ce que vous avez au moins un remplaçant ?”
Damaris : “Je trouverai quelqu’un. Peut-être Philémon...”
Kaïros : “Pardon ? Vous parlez de ce Philémon qui est venu complètement saoul à l’école ? Le Philémon qui est une vraie loque en ce moment ? Le Philémon qui est au chevet de Raphaël et qui n’a que ça en tête, et qui vous en veut par dessus le marché ?! Vous pensez vraiment que c’est un bon choix ?!”
Damaris : “Je trouverai bien quelqu’un...”
Kaïros : “Et bien justement. On a fait des recherches dans la bibliothèque et on est tombé sur un groupe ancien très sage. Ils pourraient nous aider eux. C’était le Conseil de Matria quelque chose.”
Damaris ouvre grand les yeux : “Dans la bibliothèque hein ? Écoute Kaïros, comme je l’ai dit aux autres, je préfère gérer seule...”
Kaïros n’a plus le temps de tourner autour du pot et se lance : “Damaris, je pense qu’il est très important d’avoir quelqu’un de compétent pour vous remplacer si vous partez. Yarok Ariê a toujours formé le fleuron des Démiurges et nous nous devons de préparer le futur. Nous nous avons terminé notre initiation. Mais ce n’est pas le cas de Nikos, d’Élysée et des autres. Ils méritent ce qu’il y a de mieux comme enseignement. Nous n’allons pas partir tout de suite, mais il nous faut quelqu’un pour prendre le relais pendant votre absence. Nous resterons jusqu’à ce que nous soyons sûr que les autres sont en de bonnes mains. Et pour ça, j’ai lu qu’il n’y avait rien de mieux que le Concile de la Materia Prima. Ce sont de très grands sages auprès de qui même les plus puissants de ce monde cherchent conseil. Ils pourront maintenir la réputation de Yarok Ariê et enseigner à ceux qui n’ont pas terminé leur initiation !”
Damaris, les larmes aux yeux, essaie de parler mais n’arrive qu’à déglutir. “Excuse-moi, j’ai très peu dormi. Je comprends que vous vouliez le mieux. Je vais envisager l’éventualité que ça se passe… Fleuron des Démiurges...”
Kaïros a rempli sa mission, enfin c’est ce qu’il pense. Avant de partir, il dit : “Damaris... Merci pour tout...”

Kaïros sort du bureau de Damaris et c’est le silence absolu. Tout le monde regarde par la fenêtre. Il y a des feux bleus dehors. Plusieurs fourgons de police mais un sans les gyrophares.
La police est arrivée. Ils sortent de leurs véhicules. Ils sont une bonne vingtaine. Deux boules noires se forment autour des têtes des lions de pierre à l’entrée.
Nous entendons “Salamandre”.
La police marche vers l’entrée. Il y a des agents, des inspecteurs et aussi une dizaine d’autres avec un long manteau fermé sur le côté, un insigne de salamandre cousu bien visible.
Ils avancent impassibles, sûrs d’eux...

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MessageSujet: Re: Démiurges   Mar 29 Jan 2019 - 20:25

C'est la cohue à la villa. Une fois que la police et la salamandre ont encerclé la villa, deux inspecteurs de Police viennent arrêter Damaris. Celle-ci négocie pour aller chercher des affaires avant d'être embarquée.
Juste après, des manifestants « anti »-demiurges débarquent et scandent des slogans devant la villa, dont beaucoup de membre des GRAIE. Il y a aussi une équipe de télévision. Comment ont-ils pu arriver si vite ? Mystère.

Deux étudiants juniors, Esther et Nikos, jouent aux apprentis espions et suivent Damaris à l'intérieur. Sinesios et Kairos les suivent pour les couvrir (et fouiner aussi, tant qu'ils y sont).

Sinesios va dans la chambre de Damaris, et trouve des vielles photos d'Absalom. Il est à peu près sûr que le « transfert » a laissé des effets secondaires néfastes. Troublé par l'effet de l'injonction de Damaris, il ressort assez vite du manoir.
Kairos, Esther et Nikos vont fouiner le bureau de Damaris. Esther, un peu par hasard, utilise sa psychométrie sur l'inspecteur de police pour le rendre moins insensible. Kairos embarque le carnet d'adresse et les notes de Damaris, dans le but de l'aider à s'en sortir. Nikos ne sert à rien.

Dehors, les choses ont brutalement dégénéré. Les étudiants de Yarok Ariê (dont Adriela) et les manifestants commencent à se battre. Personne ne sait ce qui a lancé l'émeute, mais les policiers la rejoignent bien vite, suivis par des membres de la Salamandre. Dans le chaos, la restreinte lancée sur les lions de pierre se rompt, et ceux-ci se ruent sur les manifestants. C'est un massacre.

Au milieu du chaos, Sinesios essaye de sortir Adriela de la pagaille. Malgré ses efforts, il se prend un projectile, un agent de la Salamandre immobilise Adriela, et la police embarque cette dernière au poste. Deux autres étudiants se font arrêter par la force (Havram et Aser).

La situation finit par se calmer. Avant d'être embarquée à son tour, Damaris fait un discours d'adieux à ses élèves, et distribue leur diplôme à Kairos, Adriela, Sinesios, Jaina, Esther, Aristéa et Havram.
Kairos les accepte solennellement, mais Sinesios est encore amer. Damaris, sous la pluie battante, est emmenée au loin. C'est peut-être la dernière fois qu'ils la voient.

Puis, l'annonce tombe : Yarok Ariê va fermer temporairement. Les étudiants vont retourner chez leurs parents en attendant qu'un nouveau directeur soit nommé.
L'école, sombre, vide, sinistre, se dépeuple lentement de ses élèves.

Sinesios, perdu et désorienté, a du mal digérer ce qu'il s'est passé. Il se dispute avec un membre de la Salamandre. Des questions émergent : les demiurges sont-ils les serviteurs de l'humanité, ou bien ses protecteurs ?
Peuvent-ils agir au-dessus des lois pour l'intérêt commun ? Damaris défendait cette vision, mais maintenant ?

Sinesios en parle avec Aristéa. Celle-ci est très perturbée d'avoir reçu son diplôme une année en avance. Les deux étudiants se posent les mêmes questions. Peut-être veulent-ils la même chose ? Mais le ton est sec, et les regards acerbes. Ils se jurent chacun de prouver à l'autre qu'il a tort.

De son coté, Kairos est plus optimiste. Il compte continuer le combat pour aider Damaris. Il finit par avouer à Sinesios toute l'histoire avec Salomon, et l'implication de ce mystérieux Concile de la Materia Prima.

Jaina et Adriela sont également mises au courant de tout ce qui s'est passé (Via Hermès, le Dieu de la messagerie Wink )

Après un ultime adieu, Kairos est embarqué par ses moldus parents.

Sinesios, orphelin, n'a pas de parent pour venir le chercher. Seul, dans la demeure désormais vidée de sa vie, il contemple le jardin dévasté, battu par la pluie, et plongé dans l'obscurité de la nuit.
Est-ce à cela que va ressembler l'avenir ?

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MessageSujet: Re: Démiurges   Jeu 7 Fév 2019 - 18:29

Le vendredi de Jaïna


Jaïna s'est levée aux aurores, elle n'arrivait plus à dormir ; peut-être le stress des évènements de la veille, peut-être celui de revoir Tabitha.
Elle a pris le bus pour Panopolis, a dû s'occuper comme elle pouvait avant l'heure du rendez-vous. À 10h elle se rend au café où elles avaient convenu de se voir, alors que les nuages sombres qu'on voit venir contrastent avec la chaleur estivale.
Tabitha, particulièrement bien apprêtée, avait visiblement prévu de réserver un accueil froid à Jaïna, mais la surprise et l'inquiétude prennent le dessus dès qu'elle remarque sa cicatrice (et elle la remarque tout de suite).

Jaïna y va avec au ventre la peur de la réaction de Tabitha, mais en même temps sûre d'elle ; elle ne veut plus de mensonge et ça doit commencer par dire la vérité à Tabitha sur ce qu'il lui est arrivé. Elle n'essaye même pas de cacher les cicatrices comme elle en avait l'habitude.
"J'ai des choses à te dire et je ne peux plus tout te cacher... tu m'as manqué."
Et Jaïna lui sort tout : la vérité sur l'accident, ce qui s'est passé à ce bar, le fait que depuis elle est devenue à moitié aveugle qu'elle avait honte et peur en même temps (honte de sa nouvelle condition physique, peur de mourir, mais surtout peur de mettre en danger Tabitha aussi), qu'elle sait qu'il y avait d'autres solutions que de la fuir sans explication mais que c'était trop pour elle et qu'elle n'a pas réfléchi, qu'elle l'aime encore et qu'elle regrette, qu'elle comprendra si Tabitha refuse ses excuses.
Et pourquoi cet élan de like sur ces pages obscures sur les réseaux sociaux ? Ça inquiète profondément Jaïna.

Tabitha contient difficilement son émotion. Elle répond qu'elle ne reconnaît pas sa Jaïna dans ce comportement ; je t'avais donné ma confiance moi, tu sais que tu peux tout me dire, ça te ressemble pas.
Tabitha pense que c'est cette école qui l'a changée. Au début elle pensait qu'après cet incident (dont elle a entendu parler aux infos, sans savoir que Jaïna était impliquée) l'école leur interdisait de communiquer avec l'extérieur. Mais après un si long silence (la Jaïna qu'elle connaît aurait trouvé un moyen), elle a compris que ce n'était pas de force, que Jaïna avait coupé les ponts. C'est cette école qui l'a changée, et oui il y a des histoires bizarres autour de la directrice de cette école, y a plein de gens qui racontent plein de trucs... Tabitha aussi elle voulait savoir ce qu'il se passe, on a droit à la vérité non ? Voilà pourquoi elle s'est intéressée au G.R.A.I.E. C'est pas des pages obscures, tu sais ? C'est un vrai mouvement citoyen pour faire éclater la vérité et la justice, parce que les médias traditionnels mangent juste dans la main des puissants et l'Agora étouffe toutes les affaires qui concernent les démiurges.
La voix de Tabitha trahit de l'inquiétude pour Jaïna, et qu'elle lui en veut encore pour ce qu'elle lui a fait subir.
Le café autour commence à s'animer de nombreux clients venus pour leur repas du midi et les conversations animées qui rompent l'atmosphère jusqu'ici intime qui entouraient les deux adolescentes. Tabitha propose d'aller ailleurs. Jaina la suit, se disant que Tabitha a raison au fond : elle a fait la morte alors qu'elle aurait pu ne pas lui mentir, ou du moins pas réagir comme ça. Elle s'en veut et ne la dément pas, surtout parce qu'elle sait qu'elle a eu tort et ne sait pas quoi dire pour se faire pardonner.

Les deux jeunes filles errent quelque peu dans un Panopolis assombri par les lourds nuages, elles finissent par se poser sur le parvis d'un des nombreux temples de la ville riche d'Histoire, pas très loin de là où habite Tabitha. La colère semble avoir monté chez cette dernière, l'absence de réaction de Jaïna ayant validé ses théories, et par ricochet la renforçant dans sa réaction et donc dans sa posture (c'est la compréhension de Jaïna, suite aux micro comportements, réactions, etc.). Jaïna a l'impression que si les choses continuent comme ça, elle va la perdre. Les mantras "la Jaïna que je connaissais" et "cette école t'a changée" qu'elle replace régulièrement dans la conversation semblent plus être pour s'auto-convaincre que pour renouer un lien.
Jaïna s'excuse à nouveau, en répétant qu'elle comprend la réaction de Tabitha, elle la prend dans ses bras et lui dit qu'elle comprendrait si Tabitha décidait d'arrêter là leur relation définitivement, mais qu'elle avait besoin de lui dire la vérité, et qu'elle l'aime, tout en ravalant ses larmes.

À travers son étreinte elle peut sentir, dans la tension du corps de son... ex ? , qu'il y a quelque chose que la jeune mondaine ne lui a pas dit. Tabitha semble tiraillée, ne peut rejeter l'élan de tendresse de Jaïna, mais s'empêche de s'y abandonner. Ces deux forces opposées qui luttent dans son esprit sont là, inconnues mais juste à portée de lecture. Il suffirait que la démiurge pénètre en Tabitha. L'idée, comme une pulsion, se fait plus intense. Le contact physique est déjà établi, et sous les doigts de Jaïna l'envie pulse comme des coups de butoir. Jaïna cède à la tentation, après tout elle s'inquiète pour elle, non ? Et puis, Tabitha n'a qu'à pas lui cacher des choses ? Elle a beau se trouver des raisons, elle veut faire en sorte que Tabitha ne se rende compte de rien. Jaïna déchire la barrière qui sépare leurs esprits et se répand dans celui de sa compagne. Elle ressent ses émotions, elle se souvient de ses souvenirs.

Désir remords inquiétude trompée tristesse espoir culpabilité colère tendresse courage blessure rires Jaïna Myriam.

La violente pulsion des sentiments d'amour et d'inquiétude envers Jaïna qui rejaillissent (rejaillissent ?!) exhorte à s'abandonner à cette embrassade (Jaïna resserre quelque peu son étreinte malgré elle). Ce qui la contient, c'est cette nouvelle histoire, à peine naissante. Tabitha est épuisée de chagrin et d'abandon, elle veut tourner la page, aller de l'avant. C'est difficile — ça l'est encore ensuite et encore plus à l'instant — mais il le faut. Et il y a cette fille qui lui tourne autour. Elle lui fait des avances, des compliments. Elle se fait rejeter mais ça ne l'arrête pas ; elle en rit. Elle recommence, encore, dix fois, cent fois, des semaines, peut-être des mois. Ça n'est pas vraiment le coup de foudre, mais elle est sympa. Et ça fait du bien à l'ego. Et le barrage de la culpabilité, des sentiments qui ne veulent pas mourir, de la peur de se faire blesser encore, finit par céder. Un peu. Suffisamment. Il y a les sorties à deux, il y a le premier baiser, ceux qui suivent... ce qui suit. Jaïna voit tout ça, vit tout ça (son étreinte, tout là-bas sur le parvis du temple, se raidit sans qu'elle ne s'en rende compte). Dans l'esprit de Tabitha, ça n'est qu'une rebound girl, pour aller mieux pour oublier Jaïna. Mais il n'y a pas de relation sans sentiments et la psychomètre peut en distinguer les jeunes pousses. Jaïna se projette hors du jardin secret de Tabitha comme un pilote s'éjecte d'un avion abattu. L'air de Panopolis semble soudain rafraîchi, elle frissonne.

Jaïna lâche son étreinte, elle se sent trahie, même si elle sait que c'est en partie sa faute. Elle ne sait pas quoi dire, a-t-elle seulement envie de dire quelque chose d'autre ? Elle qui pensait que les mensonges étaient derrière elle, elle se rend compte que Tabitha ne veut pas lui dire explicitement les choses, qu'elle préfère les lui cacher comme Jaïna l'avait fait après l'accident. Plus jamais ça, la démiurge ne le supporte plus. Elle détourne le regard pour écraser les larmes qui perlent sur son visage, puis essaye tant bien que mal de faire comme si de rien n'était, comme si elle n'avait pas lu en Tabitha comme on lirait un livre dans une bibliothèque. Elle l'embrasse sur le front avant de lui dire "Je pense qu'on s'est tout dit, tu sais comment me contacter hein ?" et s'en va brusquement sans attendre la moindre réponse ou réaction, les sentiments prennent le dessus et elle s'effondre en larmes quelques rues plus loin. Elle qui avait tant besoin de renouer, de trouver de la stabilité, tout lui semblait perdu comme quand on sait qu'on a perdu une partie d'échecs et qu'on ne sait plus rien faire. D'abord Damaris, et maintenant Tabitha. Jaïna erre dans les rues, seule, elle ne sait plus ce qu'elle veut, et ne sait plus ce qu'elle voudrait, elle est perdue.

Il est à peine plus de 13h mais cette journée a déjà trop duré, et la pluie commence à tomber sur Panopolis, mouillant plus que le visage de la psychomètre. Elle décide de reprendre le bus après presque deux heures d'errance sous la pluie qui s'est intensifiée, de retrouver sa chambre. Perdue dans sa tempête intérieure, elle ne remarque pas que ce bus est anormalement bondé, plein d'agitation. Elle s'en rend compte quand ils descendent tous au même petit arrêt de campagne qu'elle, loin de tout sauf de l'école. Ils en prennent tous le chemin, comme elle, sous une pluie dense et balayés de fortes bourrasques froides.
Le spectacle improbable devant l'enceinte de la villa ramène brusquement Jaïna au lieu présent. Une foule immense (sans doute plus d'une centaine de personnes, impossible de les compter) est rassemblée malgré la météo diluvienne, séparée de l'entrée par un cordon de police. Quelques pancartes géantes et des banderoles surplombent la foule, mais le vent et la pluie semblent avoir eu raison de la plupart des chants ou slogans. En jouant des coudes pour s'approcher de l'entrée, Jaïna remarque un van frappé du logo d'une chaîne de télé d'info en continu, une reporter micro dans une main et parapluie dans l'autre en train d'être filmée par son collègue, des barrières qui bloquent l'accès à une zone où se trouvent quelques bâches fixées au sol, le cordon de policiers bien sûr, et derrière eux les deux lions de pierres entravés de lourds câbles semblant sortir du sol qui se débattent en vain, ainsi qu'une femme à l'air sombre et qui porte le manteau caractéristique des agents de la salamandre.
Jaina se faufile et essaye de passer le cordon des policiers. "Il se passe quoi ici ? Où est Damaris ? Où sont Kaïros, Sinesios et Adriela ? Laissez-moi passer je suis étudiante ici !"
"Stop mademoiselle, personne ne pa... Je ne peux vous donner aucune in... Ah vous êtes élève ici ? Mais qu'est-ce que vous faites dehors ?!"
Le policier vérifie l'identité de Jaïna, puis la fait escorter jusqu'à la villa par un autre policier équipé d'un parapluie, première attention délicate qu'elle reçoit de la journée.
Une fois à l'intérieur, elle apprend que Damaris a été arrêtée dans le cadre d'une enquête la concernant, que l'école est temporairement fermée et que l'on appelle ses parents pour qu'ils viennent la chercher.
Elle apprend peu de temps après par sa colocataire (enfin, ex-coloc' maintenant) Élisée les détails de la journée : l'arrivée de la police, celle des manifestants juste après, la montée d'élèves au créneau, le fait que ça a soudain dégénéré, le discours de Damaris, ah au fait Jaïna est initiée y a quelqu'un qui a récupéré ton diplôme pour toi je crois.

Le temps de se faire faire ce récit, ses parents sont arrivés pour la récupérer Jaïna. Surprotecteurs depuis l'accident, ils se jettent naturellement sur elle et lui demandent si elle va bien ; elle se contente d'un timide "oui oui, tout va bien" pour ne pas les stresser d'avantage. Ils la ramènent dans leur petite maison sur deux étages à la campagne, un peu éloignée de tout même s'ils restent très ouverts à la ville.
Les parents de Jaïna sont des parents adoptifs, une femme la quarantaine les cheveux noirs et les yeux verts ; et un homme toujours bien habillé, d'environ 45 ans, les cheveux poivre et sel, l'air dur mais en réalité une vraie crème. Ils n'ont jamais pu avoir d'enfant et ont adopté Jaïna quand elle avait 3 mois, elle n'a jamais cherché ses parents biologiques et considère ses parents adoptifs comme ses vrais parents, d'ailleurs ils n'en discutent plus puisque pour eux c'est une évidence.
Sur la route ils tentent de la rassurer, ne t'en fais pas ça va aller, tu vas être plus près de nous en plus maintenant, de toute façon tu avais fini ta formation non, on t'a inscrite dans un super lycée ça va t'ouvrir toutes les portes des universités et grandes écoles... Jaina elle essaye d'appeler Kaïros, en vain.

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MessageSujet: Re: Démiurges   Jeu 7 Fév 2019 - 18:30

L'affaire de Damaris est très médiatisée, elle est le déclencheur pour révéler ou ressortir diverses affaires impliquant des démiurges et qui sont présentées comme étouffées ou jugées partialement.
C'est le gros scandale du moment qui occupe tout l'espace médiatique, mettant beaucoup l'Agora sous pression, et poussant toute personnalité politique ou publique à se positionner.

Bien sûr le G.R.A.I.E est aussi très médiatisé et devient le représentant des humains sans pouvoirs de ces diverses affaires.
Un autre mouvement fait son apparition sur les réseaux sociaux, #arcanum (du nom de l'arcanum, matériau permettant d'inhiber les capacités démiurgiques), qui libère une parole haineuse et extrémiste contre les démiurges.
Peu de temps après #arcanum et sa médiatisation (dans le cadre de l'occupation médiatique sus-mentionnée), une frange de l'extrême droite crée le parti politique Ithas, qui surfe sur les derniers scandales pour jouer sur la peur des démiurges, pour dire que la libéralisation de leurs activités était une mauvaise chose, que l'état doit contrôler mieux les démiurges, etc. Il récupère aussi les propos de ceux, notamment assez présents au G.R.A.I.E, qui trouvent que l'on pourrait mieux utiliser leurs atouts.
Boaz, l'un des deux gros partis politiques classiques depuis la révolution (le parti plutôt conservateur et contre-révolutionnaire), doit se positionner par rapport à Ithas en défendant une ferme surveillance des possibles ingérences de démiurges et une meilleure surveillance de la légalité de leurs activités sans pour autant contrôler leurs activités (comme interdit par la constitution post révolution), et donc appelle à se méfier des discours anticonstitutionnels et démagogiques d'Ithas.
Yakhin, l'autre gros parti politique (plutôt libéral et positionné comme héritier de l'esprit de la révolution), prône un meilleur contrôle des activités et des risques d'ingérence en travaillant en coopération avec les démiurges "et non pas contre eux".

Yarok Ariê aura fermé seulement 3 semaines, réouvre avec un démiurge à sa direction mais avec un comité de représentants de l'état, car l'école (qui était un établissement privé) est pour le moment sous tutelle de l'état. Officiellement la seule surveillance est financière, mais l'Agora dénonce une infraction flagrante à la loi qui sépare état et affaires démiurgiques. Ithas dénonce l'utilisation des impôts du contribuable pour protéger les intérêts de Damaris et permettre de continuer à laisser fonctionner des instituts opaques ("AVEC VOS impôts !"), et propose de profiter de ce précédent pour obliger toutes les écoles démiurgiques à être sous tutelle et que l'état ait une vraie mainmise sur la formation dispensée dans ces établissements.

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