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 Pavillon noir

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Mimi
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MessageSujet: Pavillon noir   Mar 24 Avr - 20:54

Pavillon noir étant un jeu historique, vous n'échapperez pas à une petite leçon d'histoire avant de suivre les aventures de nos héros

J'ai réduit cela au plus simple et au plus accessible : sorry pour les puristes study

Avant toute chose, il y a 3 mots qu'il faut clarifier (merci Wikipedia)

1) Corsaire : Un corsaire est une personne (le plus souvent le capitaine ou le membre de l'équipage d'un navire civil armé) autorisée par une lettre de marque (également appelée « lettre de commission » ou « lettre de course ») à attaquer en temps de guerre, tout navire battant pavillon d'États ennemis. Un corsaire mène ce qu'on nomme une "guerre de course"

2) Pirate : Contrairement au corsaire, le pirate n'agit pas pour le compte d'une nation mais bien dans son intérêt propre, pillant aussi bien en temps de paix qu'en temps de guerre les navires de toutes les nations

3) Flibustier : Ce terme peut recouvrir, selon le lieu et l'époque, aussi bien des pirates que des corsaires... on évitera donc de l'employer

La grande époque de la piraterie dans les Caraïbes commence aux alentours de 1520 et s'étend jusqu'aux années 1720.

Voilà une sympathique petite carte qui vous situera les lieux concernés



Le traité de Tordesillas (1494) partage le Nouveau Monde entre les Espagnols et les Portugais : il donne de fait à l'Espagne le contrôle des Amériques et le continent autour des Caraïbes est alors appelé Nouvelle Espagne. Les premiers ports sont Carthagène, Panama, Santiago, Porto Bello, Maracaibo et Saint-Domingue.

Les cargaisons d'argent revenant du nouveau monde attirent les pirates et en temps de guerre, les corsaires français. En réaction, à partir de 1560, les Espagnols adoptent le système du convoi : « la flota ». Ce convoi rassemble de très nombreux vaisseaux marchands ainsi que des navires de guerre en nombre afin de contrer toute attaque. La flottille, chaque année, prend le départ depuis l'Espagne, prenant en charge passagers, troupes et marchandises de l'Ancien monde pour les colonies du Nouveau Monde. Le voyage de retour est une cible de choix pour les pirates et les corsaires qui attaquent les navires lourdement chargés des richesses du Nouveau Monde qui prennent du retard sur les autres.

Appuyés par leurs gouvernements, les marchands et les colons anglais, français et hollandais choisissent d'ignorer le traité de Tordesillas pour mettre à mal la domination des espagnols qui n'ont pas les moyens pour maintenir une présence militaire suffisante pour contrôler la zone ou pour imposer leurs lois commerciales : Ceci mène à une contrebande permanente en temps de paix et en temps de guerre, à la guerre de course dans toutes les Caraïbes.

La guerre de course débute vraiment à la faveur des guerres opposant la France et l'Espagne dans la première moitié du xvie siècle. Ensuite, L'Angleterre (en froid avec l'Espagne à partir des années 1560) et les Provinces-Unies (en rébellion contre l'Espagne depuis 1566) sont bien décidées à remettre à leur tour en cause l'exclusivité ibérique sur le Nouveau Monde.

Toutes les guerres ont cependant une fin et de nombreux corsaires voient les fins des hostilités avec regret et continuant leurs attaques, viennent grossir les rangs des pirates.

Dans les années 1620, la présence espagnole dans les Caraïbes décline rapidement. Les Espagnols deviennent de plus en plus dépendants du travail des esclaves africains et ne maintiennent plus qu'une faible présence militaire. Pendant ce temps, les autres pays commencent à établir des colonies sur les territoires libérés par l'Espagne tandis que corsaires et pirates écument les mers au détriment de l'empire colonial espagnol à partir des ports de Port Royal à la Jamaïque et de l'île de la Tortuga (Hispaniola) : c'est le premier âge d'or de la piraterie (vers 1650)

Vers la fin du xviie siècle, la situation dans les Caraïbes se stabilise cependant. Par le Traité de Madrid en 1670, l'Espagne et l'Angleterre fixent leurs possessions respectives dans les Caraïbes et décident d'un commun accord de mettre fin à la piraterie dans leurs territoires respectifs. L'Angleterre dont la présence est devenue beaucoup plus importante, stationne un escadron naval à Port Royal (Jamaïque) dès les années 1680 afin d'appliquer le traité : les flibustiers anglais choisissent alors de se tourner vers la piraterie dans les mers du Sud (où ils sont rejoints par les corsaires français lorsque Louis XIV arrête de donner des lettres de marque en 1684).

Les actes de piraterie deviennent donc plus rares et la chasse aux pirates plus intense.

Mais, pirates et corsaires ressuscitent lors de la Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697) et surtout lors de la guerre de Succession d'Espagne.

Le 1er novembre 1700, le roi d’Espagne Charles II, issu de la dynastie autrichienne des Habsbourg, meurt sans descendance. Il lègue sa couronne au duc d’Anjou, petit-fils du roi de France Louis XIV. Le jeune homme est couronné à Madrid sous le nom de « Philippe V ».
Mais la succession est contestée : l’Autriche estime que le trône lui revient, tandis que la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies s’inquiètent d’une domination de la France en Europe. Ces puissances se regroupent dans la Grande Alliance et déclarent la guerre à Louis XIV et à Philippe V le 13 mai 1702. C’est le début d’une longue guerre

La Grande Alliance réunit donc l'Angleterre, les Provinces-Unies, la Prusse et l'Autriche. Plus tard s'y associeront le Danemark puis le Portugal et la Savoie. Au total plus de 250 000 hommes et 300 vaisseaux. Pour lui faire face, la France, qui reste de loin le plus puissant pays d'Europe, conserve le soutien de l'Espagne, bien sûr, ainsi que des souverains de Bavière et de Cologne. Au total 200 000 hommes et seulement une centaine de vaisseaux.

Louis XIV fait occuper les Pays-Bas espagnols par ses troupes mais, après quelques succès initiaux sous la conduite du maréchal Nicolas Catinat, en Italie, dans les Flandres et en Allemagne, les armées françaises se voient paralysées par le manque d'argent et de subsistance. Elles ne tardent pas à être débordées.

En Bavière, les armées françaises sont défaites à Blenheim par le Prince Eugène, un Français à la tête des troupes autrichiennes, et le duc de Marlborough (le "Malbrough s'en va-t-en guerre" de nos chansons).

La France est épuisée et les éléments se mettent de la partie avec, le 5 janvier 1709, une chute exceptionnelle des températures. Ce Grand Hiver entraîne gel des semis et famines.

Le roi en appelle à la nation, lance une souscription et forme une nouvelle armée, confiée au maréchal de Villars. Le maréchal livre bataille au prince Eugène et au duc de Marlborough à Malplaquet, dans les Flandres, le 11 septembre 1709. L'issue de la bataille reste indécise mais les coalisés austro-anglais ont subi de si lourdes pertes qu'il n'est plus question pour eux d'envahir la France.

Coup de tonnerre. Voilà que l'empereur d'Allemagne Joseph 1er meurt d'une variole et c'est son frère l'archiduc Charles qui lui succède sous le nom de Charles : pour les anglais, il n'est pas question que le nouvel empereur acquière aussi la couronne d'Espagne et reconstitue l'empire de Charles Quint. Soucieux de préserver l'équilibre européen, ils proposent la paix au roi Louis XIV.

Mais les négociations sont interrompues en mars 1712 et les opérations militaires reprennent aussitôt. La situation de la France est alors des plus précaires.

C'est De Villars qui va une nouvelle fois redresser la situation en remportant la victoire de Denain sur le prince Eugène, le 1er septembre 1712. Préservée in extremis de l'invasion, la France peut négocier la paix de façon honorable.

Le traité d’Utrecht, signé en avril 1713, met fin à la guerre de Succession d’Espagne. Il consacre le partage de l’empire espagnol au profit de l’Autriche. Philippe V, petit-fils de Louis XIV, garde la couronne d’Espagne, avec l’Amérique et les Philippines. Charles VI d’Autriche reçoit la part italienne de l’héritage – Naples, le Milanais, la Sardaigne, la Toscane – et les Pays-Bas espagnols (l'actuelle Belgique), qui avaient été français de 1700 à 1707.
L’Autriche s’accroît donc dans des proportions considérables et amplifie son rôle de grande puissance. Louis XIV cède aussi sur les colonies : en Amérique, surtout, la France devait restituer à l’Angleterre la baie d’Hudson, Terre-Neuve et l’Acadie, qui contrôle l’entrée du Canada.

Ne consacrant ni vainqueurs ni vaincus, et instaurant des changements de souveraineté et de nouvelles frontières en Europe comme dans les colonies, la paix d’Utrecht marque le début de la diplomatie moderne. Le principe d’« équilibre des puissances européennes », prôné par la diplomatie anglaise, triomphe, marquant la fin de l’hégémonie politique de la France.

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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 24 Avr - 21:31

Juin 1713

Le cotre "Le Griffon" du Capitaine Yannick de Kergollec entre dans la rade de l'île de la Tortue, ses cales pleines d'épices et de vin : le pillage de l' "English rose" fut une vraie partie de plaisir; les marchands anglais se sont rendus sans combattre, comme à leur habitude !

La Tortue... autrefois un célèbre repaire de pirates et corsaires, mais plus rien de cela aujourd'hui : un mauvais fortin, quelques troupes de seconde zone, un rade minable sur la plage qui sert un rhum infâme et quelques vieilles esclaves vendant leur vérole pour même pas une pièce de huit... enfin, pour refaire de l'eau et du biscuit, cela devrait suffire.

Dans sa longue - vue, Yannick de Kergollec reconnaît au mouillage la frégate "l'Insubmersible" battant pavillon du Roy : une grande agitation a lieu autour du navire de guerre, des soldats venant du fortin y chargent matériel et denrées.

"Hôlà, du Griffon ! La guerre est finie ! Nous rentrons en France !"

A bord, c'est la stupeur d'abord et ensuite une explosion de joie : Yannick de Kergollec serre son second dans ses bras et les marins entonnent des chants de joie en mettant en perce un tonneau de vin dérobé à l'anglais.




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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 24 Avr - 22:02

Dans l'ombre, non loin du mât central, 3 hommes discutent avec passion tant le vin de la paix leur semble amer :

"Pfff ! tout cela pour aussi peu : se faire trouer la panse pour le Roy Louis, rentrer chez nous et revivre à nouveau comme des chiens à la botte des nobles... plus jamais cela"

Le second Léon Dampierre est le plus virulent des 3 hommes et son discours entraîne à sa suite ses deux compagnons, le mousse Raoul et Albéric Montclair, le chirurgien que tout le monde surnomme "le Baron".

Au matin, le même discours est tenu devant l'équipage du Griffon et une vingtaine d'hommes se rallient à la cause du second : ils veulent la liberté, la renommée, de l'or, des femmes et du rhum !

Heureusement, Yannick de Kergollec et Léon Dampierre sont de vieux amis : ils ont plusieurs fois regardé ensemble la mort en face et ils parviennent à un accord pour éviter un affrontement sanglant : le second et ses hommes resteront à la Tortue tandis que le Capitaine retourne à la Guadeloupe avec le reste de l'équipage à bord du Griffon.

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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mar 24 Avr - 22:48

Le reste de la journée se passe sous un soleil de plomb : Léon, Albéric et Raoul découvrent la misère de l'île de la Tortue, de sa centaine d'habitants et l'unique auberge à même la plage. Elle est tenue par le vieux Robert, un unijambiste et ne compte qu'un client régulier, un vieil ivrogne borgne qui se fait appeler "Ducoin"

A la 5ème timbale du rhum, il ne manque pas une occasion de rappeler qu'il a été dans sa jeunesse un des meilleurs navigateurs et pilotes des Caraïbes.

Cependant, la tempête menace et les marins du Griffon trouvent refuge dans le fortin maintenant abandonné tandis que se déchaînent la pluie , le vent et les éclairs.

A l'aube, le beau temps est revenu et une voix puissante se fait entendre à l'extérieur : "Ohé, du fort... On sait que vous êtes là : Montrez vous car on a une affaire en or à vous proposer !"


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 25 Avr - 0:29

A l'entrée du fortin, se trouve un groupe de 4 hommes : Lecoin qui a l'air de n'avoir pas encore cuvé de la veille, un rouquin à la panse énorme et vêtu comme un marin pêcheur , et surtout un duo composé d'un gigantesque boucanier* et d'un frêle gaillard à l'allure sournoise qui n'arrête pas de souffler des conseils à l'oreille du géant.. il y a clairement un air de famille entre les deux malgré la différence de taille.

En ponctuant son discours de rôts, de pêts et d'injures, le géant prend la parole en désignant le rouquin : "Foutredieu ! le gros Jeremie que voilà a repéré il y a une heure d'ici une goélette battant pavillon espagnol à l'ancre dans le chenal entre La Tortue et Hispaniola.. son mât a l'air bien amoché par la tempête et ils passeront au moins la journée à réparer, si pas la nuit ! Si vous voulez, on l'attaque demain à l'aube avec deux barques du gros : 15 hommes à moi, 20 à vous et c'est emballé... on partage le butin ! Vous en pensez quoi ?"

*installés en petites communautés autonomes, principalement à Saint-Domingue et sur l’île de la Tortue, les boucaniers vivaient de la chasse du bœuf et du cochon sauvages, dont ils fumaient la viande et vendaient les peaux. Constituées de marins déserteurs, de naufragés, de colons appauvris, d’engagés, de renégats, d’esclaves en fuite et de flibustiers fatigués de la course, ces communautés cosmopolites apparurent dès 1630

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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 25 Avr - 12:24

Après quelques hésitations, les discussions commencent : les deux qui dirigent le groupe sont bien des frères, Antoine et Gérard Boissière.

Si Gérard en impose par sa carrure, c'est Antoine qui conçoit les plans et celui de cette nuit semble être bien au point : l'idée est de traverser le chenal peu avant l'aube et, en se coordonnant avec des sabliers, de surprendre l'équipage espagnol encore endormi en abordant des deux côtés à la fois.

Le partage du butin est déjà prévu : le navire pour les marins du Griffon et la cargaison pour les frères Boissière, mais méfiance car c'est deux là ont vraiment l'air d'être sans scrupules !

L'ivrogne Ducoin est prévu pour aider les frères Boissière lors de la traversée bien que lui aussi se méfie d'eux.

Un rendez vous est pris à l'aube tandis que Raoul suit discrètement les deux frères jusqu'à leur campement dans la forêt : ce sont bien des boucaniers et ils disposent d'une quinzaine d'hommes.


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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Mer 25 Avr - 13:01

La traversée du chenal se passe sans problème et, dans les toutes premières lueurs de l'aube, la barque s'approche de la forme élégante du navire espagnol, une goélette dont un des mats a subi une réparation de fortune.

Plutôt que de se lancer à l'abordage, Raoul est envoyé en éclaireur et il grimpe silencieusement à l'arrière du navire pour aller poignarder l'homme de quart affalé sur le gouvernail.

A l'avant du navire, 2 hommes de garde jouent aux dés : ils n'ont rien remarqué.

Mais, Raoul est plus intrigué par le manège de la  barque des frères Boissière.. elle s'est arrêtée à distance du navire et semble attendre que le combat commence : ces chiens veulent laisser faire tout le travail et tirer ensuite les marrons du feu.

Tout aussi discrètement, une dizaine d'hommes montent à bord du navire, tuent les deux gardes et tiennent sous leur feu la trappe qui mène aux cales. Le Capitaine espagnol qui surgit de ses quartiers est accueilli par un déluge de feu et d'acier et meurt immédiatement.

Léon Dampierre a pris la direction des opérations et il hurle ses ordres : "au tour de  ces traitres maintenant !"

Ses 20 hommes sont prêts à accueillir les Boissières et leur bande lorsque ceux -  ci abordent le navire et le combat est sans pitié : les deux frères paient leur fourberie de leurs vies.

Maîtres du navire, les marins font le détail de la cargaison : 1 tonneau de Rhum (800 pièces de huit), 4 tonneaux de tabac (2000 pièces de huit), 15 tonneaux d'outillages divers et matériaux de construction (3000 pièces de huit)

Le navire lui - même est armé pour le commerce et doit bien valoir 50000 pièces de huit : il faisait le trajet la Havane - Porto Rico et avait à son bord trois passagers (un architecte espagnol et sa ravissante épouse, Ignacio et Helena Montalba ainsi qu'un commerçant anglais, Aleister Mac Kay)

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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Ven 8 Juin - 11:25

Cet Aleister Mc Kay est plus quun simple marchand : il trempe dans des affaires louches de contrebande et dirige ses affaires depuis la Havane avec un comptoir à San Juan.
Il accepte d'être libéré s'il accorde à l'avenir le meilleur prix sur toutes les transactions à venir.

Après avoir libéré contre rançon l'architecte et son épouse, le navire fait voile vers la Guadeloupe afin de s'éloigner des eaux espagnoles : dans le port de Basse-terre, se trouve un des repaires de marins, forbans et autres flibustiers les plus connus des Caraïbes : l'auberge du "Rat qui pète", tenue par Robert le Métis et sa plantureuse épouse, Marie-Thérèse.

Le Rhum y est de qualité ainsi que les colombos de requin pour qui est prêt à y mettre le prix; notre équipage y passe quelques jours et - un soir - en rentrant au bateau, ils tombent en plein sur une rixe : un tout jeune homme, plutôt frêle, se bat avec un certain courage à la rapière contre 4 brutes qui en veulent clairement à sa vie plutôt qu' à sa bourse.

Le Capitaine Dampierre, le "Baron" et Raoul viennent en aide au jeune homme en tuant deux des agresseurs et en blessant mortellement un troisième. Quant au dernier, lorsqu'il se rend compte que la situation a complètement tourné à leur désavantage, il a une réaction surprenante en se jetant la tête la première dans un puits voisin et en refusant toute aide pour en sortir

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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Ven 8 Juin - 12:09

Le jeune homme se nomme Maarten Huistra et - comme son nom l'indique, il est d'origine hollandaise... Il doit avoir 15-16 ans

Après quelques hésitations, il raconte son histoire à ses trois sauveurs.

Sa mère est originaire d'Amsterdam et, après s'être séparée de son père, elle est devenue la compagne de Niall Madison : celui s'est retiré d'une longue vie de marin et de corsaire; son dernier emploi était celui de  second du Capitaine Howard Dickinson.
Ce dernier était un célèbre corsaire irlandais au service de  la couronne anglaise et était mieux connu sous le surnom de Redsun... il a eu 3 filles de 3 mères différentes dans 3 ports et, avant son dernier voyage, il aurait réuni ses trois filles pour leur offrir à chacune un cadeau : en assemblant ces cadeaux, il serait possible de découvrir la cachette du Trésor du Capitaine Redsun.

Ces derniers événements se sont passés il y a 10 ans et la terrible prémonition de Redsun s'est réalisée car il a disparu corps et biens avec son navire, le "Dublin seagull"

Après avoir découvert tout cela dans le journal de bord du Lieutenant Madison qui est décédé à Amsterdam, Maarten s'est mis en quête d'un navire et d'un équipage : il a malheureusement rencontré dans une taverne un spadassin italien nommé Mattéo qui a d'abord gagné sa confiance pour tenter ensuite de lui arracher ses secrets concernant le Trésor de Redsun.

Heureusement pour lui, Maarten a réussi à fuir pour le Nouveau Monde : il sait en effet qu'une des 3 filles, prénommée Carla, est chanteuse dans la capitale de la Caroline du Sud, Charleston, mais Matteo et ses sbires ont réussi à le suivre.

Le Capitaine Dampierre propose son aide et, après quelques discussions, Maarten révèle que le Trésor comporte un rubis gros comme le poing : pour sa part, il s'en contenterait si sa valeur atteint 30% du butin.

Un accord est passé et l'équipage fait voile vers la Caroline du Sud

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Dernière édition par Mimi le Jeu 22 Nov - 22:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pavillon noir   Jeu 22 Nov - 22:28

L'arrivée dans l'embouchure du fleuve qui mène à Charleston révèle rapidement le commerce dont vit la ville : un gros navire battant pavillon anglais jette à l'eau une partie de sa cargaison qui n'a pas supporté le voyage depuis l'Afrique... des esclaves morts !

Charleston est effectivement la capitale de la Caroline du Sud où de nombreux esclaves travaillent dans les champs de coton : la ville est bien défendue et abrite une garnison importante ainsi que des bâtiments officiels.

Avec Maarten, les marins se rendent au théâtre de la ville : il s'agit plutôt d'une auberge où la clientèle est triée sur le volet. Grâce à Albéric qui à l'habitude d'un tel milieu, ils apprennent que Carla a bien chanté dans cette auberge mais que cela fait plusieurs mois qu'elle ne s'y est plus manifestée.

Il semblerait également qu'elle était devenue la maîtresse d'Arthur Cobbs, le fils du gouverneur de Caroline du Sud et que cette relation était plutôt mal vue par ce dernier.

Toutes ces personnes, riches et nobles, semblent assez difficiles à approcher sans un bon prétexte mais dans une autre auberge bien plus mal fâmée et située sur le port, le maître d'équipage du navire s'enivre avec le contremaître d'une plantation de coton proche de Charleston : le planteur s'appelle Geoffrey de Séniergues et est un ami d'Arthur Cobbs.

Pensant qu'il serait posible d'approcher Cobbs par son ami français, les marins se mettent en route le lendemain vers sa plantation : au milieu du jour, ils découvrent sur la route une charrette abandonnée avec plusieurs cadavres de fermiers blancs fraichement égorgés.

Suivant la trace des agresseurs, Raoul pénètre dans un petit bois qui résonne du son de tambours : dans une clairière se tient une cérémonie vaudou présidée par un gigantesque noir à l'allure noble et une prêtresse d'une beauté animale.

La cérémonie se termine par le sacrifice d'un coq noir et l'accouplement sauvage des deux chefs de cérémonie : ensuite, la quarantaine d'esclaves en révolte se dirigent en armes vers la plantation de Mr De Séniergues et l'investissent.

Les marins viennent au secours des défenseurs et d'un maître coup de pistolet en pleine tête, Dampierre abat le chef des esclaves qui avait pris des enfants en otage... ce qui provoque la débandade des autres esclaves

Mais pour Geoffrey de Séniergues, il est trop tard : il git, le  crâne défoncé, dans une mare de sang.
Quant à la prêtresse, il ne semble y avoir aucune trace d'elle.

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